Le ministère syrien de l’Intérieur a confirmé mercredi que des évasions massives de proches de djihadistes du groupe État islamique (EI) avaient eu lieu dans le camp d’al-Hol, après le retrait fin janvier des troupes kurdes, selon nos confrères de Le Figaro. Cette situation a suscité des inquiétudes quant à la sécurité et à la stabilité de la région.
Le camp d’al-Hol, situé dans le nord-est de la Syrie, était contrôlé par les Forces démocratiques syriennes (FDS, dominées par les Kurdes) avant leur retrait le 20 janvier sous la pression militaire de Damas. Les forces de sécurité syriennes en ont pris le contrôle quelques heures plus tard.
Ce qu'il faut retenir
- Le retrait des troupes kurdes a entraîné des évasions massives de proches de djihadistes du camp d’al-Hol.
- Le ministère syrien de l’Intérieur a confirmé ces évasions et a indiqué que plus de 138 ouvertures ont été constatées dans le mur d’enceinte du camp.
- Des milliers de femmes et d’enfants se sont enfuis du camp pour une destination inconnue après le retrait des forces kurdes.
Contexte et conséquences
Le porte-parole du ministère syrien de l’Intérieur, Noureddine al-Baba, a déclaré lors d’une conférence de presse que « lorsqu’on est arrivé, on a constaté des cas d’évasion collective, en raison de l’ouverture du camp de façon aléatoire ». Il a également souligné que les FDS se sont retirées de façon soudaine, sans coordination et sans en informer au préalable les autorités syriennes ou la coalition internationale antidjihadiste.
La situation dans le camp d’al-Hol est considérée comme critique, avec des milliers de personnes, dont des femmes et des enfants, qui ont été déplacées à la suite des évasions. Les autorités syriennes ont évacué les familles restantes du camp la semaine dernière vers un autre site du nord de la Syrie.
Prisons de djihadistes et transfert de détenus
L’armée américaine a achevé le transfert de plus de 5700 détenus de Syrie vers l’Irak, pour garantir leur surveillance après le retrait des forces kurdes qui les gardaient. Cette opération vise à prévenir la résurgence de l’EI et à assurer la sécurité de la région.
Le transfert de ces détenus soulève des questions quant à leur traitement et à leur éventuelle libération. Les autorités irakiennes devront gérer ces détenus et prendre des mesures pour prévenir leur évasion ou leur retour à des activités terroristes.
En conclusion, la situation dans le camp d’al-Hol et les évasions massives de proches de djihadistes soulèvent des inquiétudes quant à la sécurité et à la stabilité de la région. Il est essentiel que les autorités syriennes, irakiennes et la communauté internationale travaillent ensemble pour prévenir la résurgence de l’EI et garantir la sécurité de la région.
