Le président syrien Ahmed al-Charaa a finalisé en juillet la composition de la première Assemblée nationale de l’ère post-Bachar al-Assad. Pourtant, comme le rapporte Libération, les femmes restent en ultraminorité dans cette institution, malgré les espoirs portés par quelques députées de faire évoluer les droits des Syriennes.
Ce qu'il faut retenir
- La première Assemblée nationale syrienne de l’après-Assad a été formée en juillet 2026 par le président Ahmed al-Charaa.
- Les femmes y représentent une infime minorité, alors que le pays reste marqué par une forte domination masculine.
- Certaines députées espèrent néanmoins peser sur les débats pour faire avancer les droits des Syriennes.
- La formation de cette Assemblée marque une étape symbolique dans la reconstruction politique de la Syrie.
Une Assemblée nationale née dans un contexte de reconstruction
Avec l’achèvement de sa formation en juillet 2026, la nouvelle Assemblée nationale syrienne incarne une étape symbolique pour le pays. Après des décennies de régime autoritaire sous Bachar al-Assad, puis une décennie de conflit, ce Parlement se veut le premier d’une ère nouvelle. Cependant, comme le souligne Libération, sa composition reflète encore les profondes inégalités de genre qui traversent la société syrienne.
Parmi les quelque 250 députés élus, les femmes ne représentent qu’une poignée de sièges. Un constat qui interroge sur la capacité de cette institution à incarner une véritable représentation démocratique dans un pays encore fragilisé.
Des femmes en quête d’influence malgré leur sous-représentation
Malgré leur faible nombre, certaines députées refusent de se contenter d’un rôle marginal. L’une d’elles, interrogée par Libération, a déclaré : « Il nous faut faire bloc pour peser ». Une formule qui résume l’ambition de ces femmes : transformer leur présence symbolique en levier d’action politique.
Autant dire que leur objectif est double. D’une part, elles cherchent à faire entendre la voix des Syriennes dans un pays où les droits des femmes restent largement menacés. D’autre part, elles veulent démontrer que leur élection n’est pas qu’un geste de façade, mais une réelle volonté de participation.
Un Parlement encore loin de la parité
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Selon les données fournies par Libération, les femmes deputies ne dépassent pas les 5 % de l’Assemblée. Un taux qui place la Syrie bien en dessous des standards internationaux en matière de représentation féminine.
Pourtant, ce Parlement post-Assad se présente comme une opportunité de rompre avec les pratiques du passé. Reste à savoir si ces femmes, malgré leur nombre réduit, parviendront à influer sur les décisions, notamment sur des sujets comme l’égalité des droits, l’accès à l’éducation ou la protection contre les violences.
Pour l’heure, la Syrie reste un pays où la reconstruction politique et sociale se heurte encore aux héritages d’un conflit dévastateur et d’un système patriarcal tenace. La présence de ces femmes à l’Assemblée ne garantit pas un changement immédiat, mais elle offre une lueur d’espoir pour celles qui espèrent un avenir plus égalitaire.
Cette Assemblée, formée en juillet 2026, a pour mission de voter les lois et de contrôler l’action du gouvernement dans une Syrie en phase de reconstruction politique après des décennies de régime autoritaire et une décennie de conflit.