Le gouvernement tanzanien a annoncé, ce lundi 20 avril 2026, la révocation de 40 licences minières attribuées à des entreprises qui n’ont pas respecté les échéances légales pour l’exploitation de leurs concessions. Selon RFI, cette décision s’inscrit dans une stratégie plus large visant à relancer le secteur minier, un pilier économique pour le pays.
Le ministre des Mines, Anthony Mavunde, a justifié cette mesure par le manque à gagner que représentent ces licences inactives pour l’État. « Ces entreprises ont bénéficié de concessions sans les exploiter dans les délais impartis, ce qui prive la Tanzanie de revenus essentiels pour son développement », a-t-il expliqué lors d’une conférence de presse tenue à Dodoma, la capitale administrative du pays.
Ce qu'il faut retenir
- 40 licences minières révoquées pour non-respect des délais d’exploitation ;
- Le ministre des Mines, Anthony Mavunde, pointe un manque à gagner pour l’État tanzanien ;
- Cette décision s’inscrit dans une volonté de relancer le secteur minier, stratégique pour l’économie nationale ;
- Les entreprises concernées n’ont pas développé leurs concessions dans les délais légaux ;
- La conférence de presse s’est tenue à Dodoma, capitale administrative de la Tanzanie.
Un secteur minier sous haute surveillance
La Tanzanie mise sur son secteur minier pour stimuler sa croissance économique. Le pays, riche en ressources naturelles comme l’or, le diamant ou le nickel, cherche à maximiser les retombées de cette industrie. Pourtant, certaines licences attribuées ces dernières années n’ont jamais été exploitées, ou l’ont été de manière insuffisante, selon les autorités.
Cette situation a poussé le gouvernement à durcir le ton. « Nous ne pouvons plus tolérer que des entreprises bloquent des ressources stratégiques sans les utiliser », a insisté Anthony Mavunde. La révocation de ces 40 licences envoie un signal clair aux investisseurs : les délais seront désormais strictement appliqués.
Des conséquences économiques attendues
Pour la Tanzanie, chaque licence inactive représente une perte financière directe. Le secteur minier contribue à hauteur de 3,5 % du PIB national en 2025, selon les dernières estimations du ministère des Finances. Un chiffre appelé à progresser avec la mise en exploitation de nouveaux gisements — notamment dans la région de Geita, l’un des principaux bassins aurifères du pays.
La révocation de ces licences pourrait également ouvrir la voie à de nouveaux appels d’offres. « Nous allons réattribuer ces concessions à des acteurs capables de les exploiter rapidement », a précisé le ministre. Une opportunité pour attirer des investisseurs plus engagés, mais aussi un défi pour le gouvernement, qui devra s’assurer que les nouveaux bénéficiaires respectent leurs engagements.
« Ces entreprises ont bénéficié de concessions sans les exploiter dans les délais impartis, ce qui prive la Tanzanie de revenus essentiels pour son développement. »
— Anthony Mavunde, ministre tanzanien des Mines
La Tanzanie compte sur son secteur minier pour diversifier son économie, encore très dépendante de l’agriculture. Si cette décision marque un tournant, son succès dépendra de la capacité du gouvernement à attirer des investisseurs fiables et à garantir une exploitation durable de ses ressources.
