Les assurés français devront débourser deux euros supplémentaires par an sur leurs contrats d’assurance à partir de 2027. Cette hausse de la « taxe attentat », qui finance le fonds de garantie des victimes d’actes de terrorisme, a été confirmée par BFM Business. Une augmentation qui intervient dans un contexte économique déjà marqué par une inflation persistante et des tensions sur les dépenses publiques.
Ce qu'il faut retenir
- La « taxe attentat » augmentera de 2 euros sur les contrats d’assurance en 2027, selon BFM Business.
- Cette taxe finance le Fonds de garantie des victimes d’actes de terrorisme (FGAT).
- L’augmentation intervient dans un contexte de hausse générale des coûts pour les ménages et les entreprises.
- Le montant exact de la taxe reste fixé par décret, mais son principe est acté.
Une hausse justifiée par l’évolution des risques et des coûts
D’après BFM Business, cette augmentation de la taxe, également appelée « contribution de solidarité nationale », s’inscrit dans la logique d’adaptation du système de financement des victimes de terrorisme. Le fonds concerné, géré par l’État, couvre les indemnisations en cas d’attentats ou d’actes violents reconnus comme terroristes. Jusqu’à présent, le montant de la taxe variait selon les contrats, mais son augmentation de 2 euros vise à renforcer les ressources disponibles.
Cette décision intervient alors que le contexte sécuritaire en France reste sous haute tension. Depuis 2015, le pays a été touché par plusieurs vagues d’attentats, justifiant le maintien d’un dispositif financier robuste pour indemniser les victimes et leurs familles. En 2023, le fonds avait déjà été sollicité à plusieurs reprises, avec des indemnisations s’élevant à plusieurs millions d’euros.
Un impact limité mais symbolique pour les ménages
Pour les assurés, la hausse représente un coût marginal, mais elle s’ajoute à une série d’augmentations récentes sur les assurances habitation, automobile ou santé. Selon les assureurs, cette taxe reste l’une des plus stables en termes de montants, mais son augmentation reflète la nécessité de couvrir des dépenses potentiellement croissantes. En 2026, le montant moyen de la taxe attentat était de 4,50 euros par an sur un contrat standard, ce qui porte son nouveau montant à 6,50 euros dès l’année prochaine.
Les professionnels du secteur assurent que cette hausse ne devrait pas entraîner de refus de souscription ou de résiliation massive de contrats. « Cette augmentation est minime et ne remet pas en cause l’équilibre économique des assurances », a indiqué un porte-parole de la Fédération française de l’assurance (FFA), cité par BFM Business. Pour autant, certains consommateurs pourraient s’interroger sur l’accumulation des taxes et contributions diverses sur leurs contrats.
« Cette hausse est nécessaire pour garantir la pérennité du fonds de garantie. Sans cette contribution, les indemnisations pourraient être compromises en cas de crise majeure. »
— Un responsable du ministère de l’Économie, sous couvert d’anonymat
Un débat récurrent sur la fiscalité des assurances
Cette annonce relance le débat sur la fiscalité des assurances en France, déjà critiquée pour son opacité et sa complexité. Plusieurs associations de consommateurs pointent du doigt le manque de transparence sur l’utilisation exacte des fonds collectés via cette taxe. « Les assurés paient, mais ne savent pas toujours à quoi sert cet argent », a réagi un militant de l’UFC-Que Choisir.
De son côté, le gouvernement rappelle que le fonds de garantie a permis d’indemniser plus de 3 000 victimes depuis sa création en 1986. En 2025, près de 120 millions d’euros avaient été versés au titre des indemnisations. Reste à savoir si l’augmentation de la taxe suffira à couvrir les besoins futurs, notamment dans un contexte de menaces terroristes persistantes en Europe.
Cette décision soulève également la question de l’efficacité des fonds publics dédiés. Avec une menace terroriste toujours présente et des coûts d’indemnisation en hausse, les autorités devront peut-être envisager d’autres sources de financement ou des optimisations budgétaires pour éviter de reporter indéfiniment la charge sur les assurés.
La « taxe attentat » est une contribution prélevée sur les contrats d’assurance habitation, automobile et certains contrats de protection juridique. Elle finance le Fonds de garantie des victimes d’actes de terrorisme et d’autres infractions (FGAT), qui indemnise les victimes d’attentats ou d’actes violents reconnus comme terroristes. Ce fonds prend en charge les préjudices corporels, matériels et moraux subis par les victimes et leurs ayants droit.
Oui, mais de manière limitée. L’augmentation de 2 euros par an de la taxe attentat s’ajoutera au montant total de votre prime d’assurance. Pour un contrat standard, cela représente une hausse annuelle d’environ 0,5 % à 1 % selon les assureurs. Cette augmentation sera visible sur votre avis d’échéance en 2027.