À partir du lundi 1er juin 2026, la taxe sur le transport aérien de passagers (TSBA) applicable aux liaisons sous obligation de service public (OSP) en France métropolitaine a été réduite de 65 %. Selon Reporterre, cette mesure, annoncée par le ministère des Transports le 31 mai dernier, ramène le coût de cette taxe de **7,40 euros** à **2,63 euros** par billet. Autant dire que le coût pour les passagers concernés chute de manière significative.
Ce qu'il faut retenir
- La taxe sur les billets d’avion pour les liaisons OSP passe de **7,40 € à 2,63 €**, soit une baisse de **65 %**.
- Cette réduction s’applique à **26 liaisons aériennes** en France métropolitaine.
- Les destinations concernées incluent Aurillac, Brive, Le Puy-en-Velay, et d’autres villes secondaires.
- Cette mesure est effective depuis le **1er juin 2026**. La décision a été officialisée le **31 mai 2026** par le ministère des Transports.
Parmi les **26 liaisons** impactées, certaines relient des villes comme Aurillac, Brive-la-Gaillarde ou encore Le Puy-en-Velay. Ces routes, souvent indispensables pour maintenir une desserte aérienne équilibrée entre les métropoles et les territoires ruraux, bénéficient désormais d’un tarif allégé. Pour les compagnies aériennes opérant ces vols, cette baisse représente une réduction des coûts opérationnels, même si son impact global reste à préciser.
D’après Reporterre, cette décision s’inscrit dans une logique de soutien aux liaisons dites « d’intérêt public », indispensables pour éviter l’isolement de certaines régions. Cependant, elle intervient aussi dans un contexte où les compagnies aériennes et les défenseurs de l’environnement s’opposent régulièrement sur les questions de taxation des carburants fossiles. « Cette réduction est un cadeau aux compagnies aériennes et aux carburants fossiles », souligne l’article.
Les liaisons OSP sont encadrées par l’État pour garantir une accessibilité minimale aux territoires éloignés des grands hubs. En abaissant cette taxe, l’exécutif espère donc maintenir ces dessertes tout en limitant la hausse des prix pour les passagers. Pour l’heure, les compagnies aériennes n’ont pas encore réagi officiellement à cette mesure.
Cette décision s’ajoute à un débat plus large sur la fiscalité écologique appliquée au secteur aérien. Alors que l’Union européenne pousse pour une taxation accrue des carburants fossiles dans l’aviation, la France semble opter pour des mesures ciblées visant à soutenir des secteurs jugés stratégiques. Comment ces choix s’articuleront-ils à l’avenir ? La question mérite d’être posée.
Les 26 liaisons concernées relient des villes comme Aurillac, Brive-la-Gaillarde, Le Puy-en-Velay, mais aussi d’autres destinations secondaires en France métropolitaine. La liste complète est disponible sur le site du ministère des Transports.