Le président américain, Donald Trump, a ordonné un déploiement naval et aérien massif au Moyen-Orient, alors que les pourparlers avec l'Iran sont en cours.

Ce déploiement a suscité des inquiétudes à Téhéran, qui a mis en garde lundi à Genève contre le risque d'« escalade » au-delà des frontières de l'Iran en cas d'attaque. Kazem Gharibabadi, vice-ministre iranien des Affaires étrangères, a déclaré à la tribune de la Conférence du Désarmement : « Nous appelons toutes les nations attachées à la paix et à la justice à prendre des mesures significatives pour empêcher toute nouvelle escalade ».

Les pourparlers en cours

Les pourparlers indirects entre les États-Unis et l'Iran se poursuivent, malgré les tensions croissantes. Donald Trump a indiqué jeudi s'être donné un délai de « dix » à « quinze jours » pour décider d'un éventuel recours à la force contre Téhéran. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a estimé dimanche qu'il existait « de bonnes chances de parvenir à une solution diplomatique sur un mode gagnant-gagnant ».

Les précédentes discussions entre les deux pays avaient été stoppées net en juin 2025 par la guerre déclenchée par Israël contre l'Iran, à laquelle s'étaient associés les États-Unis. Donald Trump avait alors assuré avoir « anéanti » le programme nucléaire iranien dans ces bombardements, même si l'étendue exacte des dégâts n'est pas connue.

Les craintes de l'Iran

L'Iran craint que les États-Unis ne lancent une attaque contre son territoire, ce qui pourrait dégénérer en une escalade régionale. Le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï, a déclaré : « Il n'y a pas de frappe limitée. Un acte d'agression sera considéré comme un acte d'agression ».

Esmaïl Baghaï a également souligné que « tout État réagirait avec férocité à un acte d'agression au titre de son droit inhérent à la légitime défense, et c'est donc ce que nous ferions ».

Les manifestations en Iran

Pendant ce temps, des manifestations contre le pouvoir ont secoué plusieurs villes en Iran ces derniers jours. Lundi, des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux et authentifiées par l'AFP montrent des étudiants dans une université de Téhéran en train de brûler le drapeau de la République islamique, adopté après la révolution de 1979 qui a renversé la monarchie.

La foule, composée majoritairement de femmes, scande « À bas la République islamique », reprenant des slogans hostiles au guide suprême, Ali Khamenei, et aux autorités religieuses. Certains Iraniens ont dit avoir reçu lundi sur leur téléphone un SMS affirmant que la résidence du guide suprême et le Conseil de sécurité nationale étaient « attaqués ».

Les réactions internationales

Plusieurs pays ont exhorté leurs ressortissants à quitter l'Iran, craignant une éventuelle intervention militaire américaine. L'Inde a annoncé sa décision lundi.

Les tensions entre les États-Unis et l'Iran sont une source de préoccupation pour la communauté internationale, qui craint une escalade régionale. Donald Trump avait promis de venir « en aide » au peuple iranien après la répression dans le sang d'un vaste mouvement de contestation en Iran.

La situation en Iran est complexe et volatile, avec des enjeux régionaux et internationaux importants. Les pourparlers en cours entre les États-Unis et l'Iran sont cruciaux pour éviter une escalade régionale et trouver une solution diplomatique.

En conclusion, la situation en Iran est tendue et complexe, avec des enjeux régionaux et internationaux importants. Les pourparlers en cours entre les États-Unis et l'Iran sont cruciaux pour éviter une escalade régionale et trouver une solution diplomatique. Il est essentiel que les parties impliquées travaillent ensemble pour trouver une solution pacifique et durable.