Deux ans après sa première présentation en 2024, Tesla lève le voile sur la fiche technique complète de son Cybercab, le véhicule autonome destiné au transport de personnes. Selon Frandroid, ce modèle marque une étape clé dans l’ambition du constructeur californien de révolutionner le secteur des taxis autonomes. Après des années de tests et de spéculations, les caractéristiques techniques définitives ont été dévoilées en vue d’un lancement commercial imminent aux États-Unis.

Ce qu'il faut retenir

  • Autonomie annoncée de 500 km selon le cycle WLTP, grâce à une batterie de 80 kWh
  • Moteur électrique de 300 kW (408 ch), permettant une accélération de 0 à 100 km/h en 5,2 secondes
  • Hauteur de 1,60 m et longueur de 4,50 m, avec un habitacle entièrement dédié aux passagers
  • Système de conduite autonome de niveau 5, sans intervention humaine requise dans toutes les conditions
  • Disponible en précommande aux États-Unis dès septembre 2026, avec une commercialisation prévue en 2027

Un véhicule conçu pour une utilisation 100 % autonome

Le Tesla Cybercab se distingue par une architecture entièrement repensée pour le transport de passagers. Avec une batterie de 80 kWh, il offre une autonomie de 500 km selon la norme WLTP, un chiffre qui place le modèle dans la moyenne haute du marché des véhicules autonomes électriques. « Ce véhicule est le fruit de plusieurs années de développement et de tests sur le terrain », a expliqué un porte-parole de Tesla cité par Frandroid. Le Cybercab sera équipé d’un moteur électrique de 300 kW, soit 408 chevaux, lui permettant d’atteindre 100 km/h en seulement 5,2 secondes, une performance inhabituelle pour un taxi autonome.

Côté dimensions, le Cybercab mesure 4,50 mètres de long et 1,60 mètre de haut, avec une largeur de 1,90 mètre. Ces proportions lui offrent un habitacle spacieux, entièrement dédié aux passagers, tandis que le poste de conduite est minimaliste et intégré dans le tableau de bord. L’absence de volant et de pédales, caractéristique des véhicules autonomes de niveau 5, confirme l’ambition de Tesla de supprimer toute intervention humaine.

Une technologie autonome poussée à son paroxysme

Le cœur du Cybercab repose sur son système de conduite autonome, certifié niveau 5 par les autorités américaines. Ce niveau, le plus élevé sur l’échelle de l’autonomie définie par la SAE, signifie que le véhicule est capable de gérer toutes les situations de conduite, y compris dans des environnements complexes ou sous des conditions météorologiques difficiles. Tesla a intégré ses dernières innovations en matière de capteurs, de caméras et d’intelligence artificielle, avec une redondance des systèmes pour garantir une sécurité maximale.

« Le Cybercab est conçu pour fonctionner 24h/24 et 7j/7 sans interruption », a précisé un ingénieur de Tesla à Frandroid. Le véhicule sera équipé d’un système de recharge ultra-rapide, compatible avec les bornes Tesla V3, lui permettant de récupérer 80 % de son autonomie en moins de 15 minutes. Une fonctionnalité essentielle pour une utilisation intensive en tant que taxi autonome.

Un lancement commercial imminent aux États-Unis

Tesla annonce que les précommandes du Cybercab ouvriront dès septembre 2026 aux États-Unis, avec une livraison des premiers exemplaires prévue pour 2027. Le constructeur n’a pas encore révélé le prix de vente, mais plusieurs analystes s’attendent à une tarification compétitive face aux flottes de taxis autonomes déjà en développement, comme celles de Waymo ou Cruise. « Nous visons un marché en pleine expansion, où la demande pour des solutions de mobilité autonome et durable est en forte croissance », a indiqué une source interne chez Tesla.

Pour l’instant, Tesla n’a pas communiqué sur une éventuelle expansion en Europe ou en Asie, se concentrant dans un premier temps sur le marché nord-américain. Plusieurs villes américaines, dont Las Vegas et San Francisco, ont déjà manifesté leur intérêt pour accueillir des flottes de Cybercab dès leur commercialisation.

Et maintenant ?

La prochaine étape pour Tesla consistera à finaliser les homologations nécessaires auprès des autorités américaines, notamment la NHTSA (National Highway Traffic Safety Administration). Si les tests en conditions réelles se déroulent comme prévu, une commercialisation à grande échelle pourrait débuter dès le premier trimestre 2027. Les observateurs s’attendent à ce que ce lancement fasse figure de référence pour l’industrie, tant par ses performances techniques que par son modèle économique.

Reste à voir si le Cybercab parviendra à convaincre les opérateurs de taxis traditionnels, ainsi que les passagers, de son utilité et de sa fiabilité. Une question qui pourrait rapidement se poser dès l’ouverture des précommandes.