On ne s'y attendait pas vraiment. Pourtant, c'est un véritable raz-de-marée politique qui vient de s'abattre sur la Thaïlande. Le parti nationaliste Bhumjaithai, ou Parti de la fierté thaïe, vient de remporter les élections avec une marge confortable. (Et oui, la politique, c'est parfois comme le foot : les surprises existent !)
Un succès inattendu
Difficile de croire, il y a encore six mois, que ce parti pourrait s'imposer face aux géants politiques thaïlandais. Pourtant, les résultats sont là : avec près de 30% des voix, Bhumjaithai s'impose comme le grand vainqueur de ce scrutin. Autant dire que les observateurs politiques en sont encore à essayer de comprendre ce qui s'est passé.
Le truc, c'est que ce parti a misé sur une ligne dure face au Cambodge, un sujet qui a manifestement touché les électeurs. Et puis, il y a cette dynamique de réseaux clientélistes en province qui a joué un rôle clé. (On pourrait se demander si c'est vraiment une bonne chose pour la démocratie, mais bon, c'est comme ça.)
Une stratégie payante
Alors, comment Bhumjaithai a-t-il réussi ce coup de maître ? D'après nos confrères de [Source], tout repose sur une stratégie bien huilée. D'abord, le parti a su capitaliser sur les tensions frontalières avec le Cambodge. Ensuite, il a mis en avant des promesses concrètes pour les provinces, là où les grands partis traditionnels ont souvent négligé les électeurs.
Résultat des courses : les villes ont voté pour les partis traditionnels, mais les campagnes ont massivement soutenu Bhumjaithai. Et avec plus de 60% des sièges à la Chambre des représentants, le parti est maintenant en position de force pour former un gouvernement stable. (Ce qui n'est pas rien dans un pays où les coalitions sont souvent fragiles.)
Les réactions
Côté opposition, c'est la stupeur. Les partis traditionnels, habitués à dominer la scène politique, se retrouvent aujourd'hui dans l'opposition. Et ils ne cachent pas leur surprise.