Selon Euronews FR, le retour de Star Wars sur grand écran après sept ans d’absence affiche un bilan décevant. Le film The Mandalorian And Grogu, porté par Pedro Pascal dans le rôle du chasseur de primes mandalorien, réalise le plus faible démarrage au box-office pour un film de la saga depuis le rachat de la licence par Disney en 2012.

Ce qu’il faut retenir

  • 102 millions de dollars engrangés en Amérique du Nord (États-Unis et Canada) sur le week-end de Memorial Day, soit un total de 165 millions à l’international.
  • Un démarrage inférieur à celui de Solo: A Star Wars Story en 2018, film alors considéré comme le pire de l’ère Disney.
  • Un budget de production de 165 millions de dollars, contre 275 millions pour Solo, laissant une marge de rentabilité possible.
  • Une critique sévère décrivant le film comme « un assemblage d’épisodes totalement quelconque et paresseux ».
  • Le prochain film Star Wars: Starfighter, avec Ryan Gosling, prévu pour mai 2027.

Les chiffres du week-end de Memorial Day sont tombés, et ils confirment les craintes d’un essoufflement de la franchise Star Wars. D’après Euronews FR, The Mandalorian And Grogu, sorti en salles le 22 mai 2026, peine à séduire le public. Sur les quatre jours de ce week-end férié emblématique pour le cinéma, le long-métrage n’a engrangé que 102 millions de dollars en Amérique du Nord, portant son total mondial à 165 millions. Un score qui le place en dessous de Solo: A Star Wars Story, sorti en 2018, dont le démarrage sur la même période avait atteint 103 millions de dollars.

À l’époque, les performances de Solo avaient été jugées décevantes par les observateurs. Avec seulement 392,9 millions de recettes mondiales pour un budget de 275 millions, le film était devenu le moins rentable de l’ère Disney. Pourtant, The Mandalorian And Grogu part avec un avantage : un budget bien moindre, fixé à 165 millions. Autant dire que le film dispose encore d’une marge de manœuvre pour atteindre son seuil de rentabilité, même si ces premiers chiffres confirment une lassitude croissante autour de la franchise.

Les studios misent traditionnellement sur le week-end de Memorial Day pour attirer un maximum de spectateurs. Le fait que The Mandalorian And Grogu peine à rivaliser avec les performances passées est donc un signal fort. Pour rappel, la saga Star Wars a été rachetée par Disney en 2012, marquant le début d’une nouvelle ère marquée par une multiplication des productions cinématographiques et télévisuelles. Pourtant, malgré des succès comme The Mandalorian ou Andor sur Disney+, les autres séries récentes — The Book of Boba Fett, Obi-Wan Kenobi, Ahsoka, Skeleton Crew ou The Acolyte — peinent à séduire autant.

Un film jugé trop conventionnel par la critique

Euronews FR n’a pas mâché ses mots dans sa critique. Le média décrit The Mandalorian And Grogu comme « un assemblage d’épisodes totalement quelconque et paresseux, qui étaient manifestement destinés à la quatrième saison avortée de la série ». Les observateurs espéraient pourtant un retour en forme de la franchise, avec un space opera à la hauteur des origines de Star Wars, capable de redonner de l’espoir aux fans. « L’univers Star Wars suscitait autrefois l’émerveillement, et le premier film depuis L’Ascension de Skywalker devait annoncer le retour d’un space opera événementiel à la George Lucas », rappelle la critique. « The Mandalorian And Grogu n’est pas un mauvais film, mais il est bien trop frileux et fade pour raviver la foi des fans ».

Ces propos illustrent une tendance plus large : malgré son héritage culturel, la franchise peine à retrouver l’aura qui était la sienne lors de ses débuts. Depuis son rachat par Disney, Star Wars a multiplié les projets, passant du grand écran à la plateforme Disney+, avec des résultats inégaux. Si certaines séries comme The Mandalorian ou Andor ont su capter l’attention des spectateurs, d’autres productions ont déçu, tant par leur réception critique que par leur audience. Cette situation interroge sur la capacité de Disney à relancer l’engouement autour de la saga.

Un avenir incertain pour la franchise

Malgré ces résultats décevants, The Mandalorian And Grogu pourrait encore trouver son public au fil des semaines. Avec un budget maîtrisé, le film a une chance de couvrir ses coûts et de générer des profits, même modestes. Cependant, le message envoyé par ces premiers chiffres est clair : le public semble moins enclin à se déplacer en masse pour un nouveau film Star Wars, malgré l’engouement historique autour de la saga.

Pour l’heure, Disney mise sur un calendrier chargé pour relancer l’intérêt. Le prochain film de la franchise, Star Wars: Starfighter, avec Ryan Gosling en tête d’affiche, est annoncé pour mai 2027. Ce projet, encore entouré de mystère, pourrait redonner un second souffle à la saga. Mais en attendant, la question reste entière : la franchise Star Wars saura-t-elle retrouver son public historique, ou devra-t-elle se réinventer pour survivre ?

Et maintenant ?

Le sort de The Mandalorian And Grogu dépendra désormais de sa capacité à attirer un public plus large au cours des prochaines semaines. Si les recettes continuent de progresser, le film pourrait atteindre son seuil de rentabilité. Pour Disney, l’enjeu est double : relancer l’attrait pour Star Wars au cinéma tout en maintenant l’engouement pour les séries sur Disney+. Le prochain film, Star Wars: Starfighter, pourrait jouer un rôle clé dans cette stratégie. Reste à savoir si le public sera au rendez-vous.

La franchise, autrefois synonyme de blockbusters événementiels, doit aujourd’hui composer avec une concurrence accrue et des attentes plus élevées. Les prochains mois seront déterminants pour évaluer si Star Wars peut retrouver sa place au sommet du box-office.

Le week-end de Memorial Day, qui tombe le dernier lundi de mai aux États-Unis, marque le début officieux de la saison estivale. C’est une période où les familles se rendent davantage au cinéma, et où les studios misent sur des sorties ambitieuses pour maximiser leurs recettes. Les performances enregistrées pendant ce week-end sont donc souvent considérées comme un indicateur clé de la santé d’un film.