Le guitariste classique Thibault Cauvin, figure majeure de la scène internationale depuis deux décennies, dévoile ce jeudi 4 juin 2026 son douzième album, « Alter Ego », lors d’un concert exceptionnel à l’Opéra Garnier à Paris. Selon Franceinfo - Culture, ce projet marque un tournant dans sa carrière : pour la première fois, il s’appuie exclusivement sur des compositions originales de son frère, Jordan Cauvin, inspirées par les voyages et les rencontres qui ont jalonné son existence.

Ce qu'il faut retenir

  • « Alter Ego » est le premier album entièrement composé de musiques originales, après vingt ans de carrière dédiés à l’interprétation des œuvres de Bach, Vivaldi ou Scarlatti.
  • Les partitions, signées par Jordan Cauvin, s’inspirent des voyages et des rencontres du guitariste, notamment celles consignées dans un livre éponyme publié en 2025.
  • Le concert à l’Opéra Garnier, le 4 juin 2026, s’inscrit dans une tournée entamée en avril, qui se poursuivra jusqu’à fin juillet en France et à l’étranger.
  • L’album mêle sonorités classiques, folk et contemporaines, évitant les clichés des « musiques du monde » pour proposer une vision personnelle et universelle.
  • Parmi les dates clés de la tournée : le 17 juin au Grand Théâtre d’Angers, le 28 juin au Festival Django Reinhardt de Samois-sur-Seine, et le 2 juillet au Théâtre du Fort Antoine de Monaco.

Un virage créatif après deux décennies de tournées mondiales

Thibault Cauvin, reconnu pour ses interprétations virtuoses et ses collaborations avec des artistes comme Matthieu Chedid, Lea Desandre ou Ballaké Sissoko, a sillonné la planète de la Carnegie Hall à New York jusqu’à la Cité interdite de Pékin. Ce parcours, ponctué de plus de 2 500 concerts, a nourri un livre et un disque baptisés « Alter Ego ». Selon ses propres mots, cet album marque une « bascule » : pour la première fois, il ne s’appuie pas sur le répertoire classique ou contemporain, mais sur sa propre existence. « D’habitude j’ai pour amis Bach, Vivaldi ou Scarlatti. Là, je suis parti de ma vie », confie-t-il à Franceinfo - Culture.

Les compositions, signées par son frère Jordan Cauvin, s’inspirent des voyages et des rencontres qui ont marqué l’artiste. « On a vécu l’album ensemble, explique Thibault Cauvin. Moi j’ai insufflé les idées et l’énergie, mais l’orfèvre, c’est lui. » Ce projet commun s’ancre dans un livre publié en 2025, lui aussi intitulé « Alter Ego », qui retrace ces expériences humaines et culturelles.

Une quête d’universalité à travers la musique et l’écriture

Le concept d’« Alter Ego » repose sur l’idée d’un « double jeu de miroirs », comme le décrit le guitariste. « C’est voir soi-même ailleurs, explique-t-il. Certaines rencontres m’ont foudroyé et sont restées en moi des décennies après. » Pour lui, ces personnes, bien que lointaines et différentes, incarnent une partie de lui-même. « Il y a une voleuse de bijoux, je n’ai rien d’un voleur. Il y a un marchand de temps à Ouagadougou, je suis toujours pressé. Mais ces deux personnes, comme les autres, sont profondément moi. »

Cette dimension universelle se retrouve dans la musique de l’album, où chaque morceau correspond à une rencontre et à une origine géographique distincte. Pourtant, Thibault Cauvin évite soigneusement les écueils du folklore ou de la caricature. « Quand je joue du flamenco, je ne me prends pas pour un Espagnol, précise-t-il. L’idée, c’est de raconter ce que je vois avec ma vision, ma poésie, ma guitare et mes capacités. »

Un album entre tradition et modernité, entre soi et l’ailleurs

« Alter Ego » se distingue par sa diversité sonore, mêlant influences classiques, folk et contemporaines. Par exemple, le morceau « Leïla », censé évoquer le Maghreb, utilise une guitare douze cordes, habituellement associée à la musique américaine ou psychédélique. « J’ai demandé à mon frère de donner une couleur algérienne à cette guitare, indique Thibault Cauvin. Je voulais que l’on ait l’impression d’être sur un tapis volant au-dessus du désert. »

Le disque explore également une dimension temporelle, comme le souligne le guitariste : « Le voyage offre aussi un voyage dans le temps. J’étais récemment au Pakistan, c’est un voyage dans le passé. À Hong Kong, c’est un voyage dans le futur. » Cette intemporalité se retrouve dans des morceaux comme « Alessandro », dont l’inspiration baroque rappelle Scarlatti, mais dont le traitement sonore, confié au réalisateur David Wrench, apporte une touche ultramoderne et pop.

Une tournée ambitieuse jusqu’à l’été 2026

La tournée « Alter Ego » a débuté en avril 2026 et se poursuivra jusqu’à fin juillet, avec des étapes en France et à l’étranger. Le concert inaugural à l’Opéra Garnier, ce jeudi 4 juin, marque un temps fort de cette série de représentations. Parmi les autres dates notables : le 17 juin au Grand Théâtre d’Angers, le 28 juin au Festival Django Reinhardt de Samois-sur-Seine, et le 2 juillet au Théâtre du Fort Antoine de Monaco. À l’étranger, le guitariste se produira notamment au Guiting Festival de Cheltenham (30 juillet) et au Festival Musicalarue de Luxey (31 juillet).

Pour Thibault Cauvin, cette tournée représente bien plus qu’une simple série de concerts. « C’est une expérience humaine et artistique qui se poursuit, souligne-t-il. Chaque ville, chaque salle, chaque public apporte une nouvelle couleur à ce projet. »

Et maintenant ?

La sortie de « Alter Ego » et la tournée qui l’accompagne pourraient marquer un nouveau chapitre pour Thibault Cauvin, après plus de vingt ans de carrière internationale. Si l’album est bien accueilli par le public et la critique, il pourrait ouvrir la voie à de nouveaux projets hybrides, mêlant composition originale et interprétation virtuose. Reste à voir si ce virage créatif séduira autant ses fidèles que ses nouvelles audiences.

Prochaine étape pour le guitariste : une série de représentations en Europe et en Asie d’ici la fin de l’année, avec des dates qui seront annoncées prochainement. D’ici là, le public parisien aura l’opportunité de découvrir « Alter Ego » dès ce soir à l’Opéra Garnier, où Thibault Cauvin interprétera ces nouvelles compositions devant un public attendu.

Chaque morceau de l’album correspond à une rencontre ou un voyage marquant du guitariste. Ces thèmes ont d’abord été développés dans un livre éponyme publié en 2025, qui a servi de base aux compositions de son frère Jordan Cauvin. « On a essayé d’aller vers la poésie et l’invention, explique Thibault Cauvin. L’idée était de rendre hommage à des personnes que je n’ai jamais revues, à travers l’image que j’ai d’elles dans leur pays et leur contexte. »

Après le concert parisien du 4 juin 2026, Thibault Cauvin se produira notamment le 17 juin au Grand Théâtre d’Angers, le 28 juin au Festival Django Reinhardt de Samois-sur-Seine, et le 2 juillet au Théâtre du Fort Antoine de Monaco. La tournée se poursuivra ensuite en France et à l’étranger jusqu’à la fin juillet, avec des étapes prévues à Castres, Limoges, Cheltenham et Luxey.