« J’ai toujours rêvé de jouer en Premier League. » Avec ces mots, Thomas Meunier, ancien latéral droit du LOSC Lille, a résumé l’essentiel de sa décision de rejoindre Sunderland cet été, selon RMC Sport. Rencontré après le match amical contre Lens (0-2) en déplacement, le Belge de 34 ans a détaillé les circonstances de son départ du club nordiste, marqué par une fin de contrat non renouvelée et une offre jugée insuffisante par ses standards.
Ce qu'il faut retenir
- Thomas Meunier, international belge, a rejoint Sunderland en Premier League après son départ du LOSC Lille à l’issue de son contrat.
- Le club lillois avait proposé un nouveau contrat, mais les conditions financières et sportives n’ont pas abouti à un accord, selon ses déclarations.
- Le joueur évoque un désaccord avec le président lillois Olivier Létang, malgré deux saisons où il a joué un rôle clé en tant que titulaire malgré un statut initial de remplaçant.
- Sunderland a su le convaincre par son projet sportif et son ambiance, avec un stade de 50 000 spectateurs en moyenne et une 7ᵉ place en Premier League la saison dernière.
- D’autres clubs anglais et européens s’étaient montrés intéressés, mais le Belge a choisi les Black Cats après deux jours de réflexion.
- Son dernier match de préparation avant le début de la saison aura lieu contre Ipswich, avant une réception de Rennes le 15 août 2026.
Un projet Premier League avant tout
Thomas Meunier n’a jamais caché son ambition de fouler les pelouses de la Premier League, l’une des compétitions les plus suivies au monde. Arrivé libre à Lille en 2023, il a rapidement su s’imposer comme un élément clé du dispositif lillois, malgré un statut initial de « back-up ». « Après deux très bonnes saisons où j’étais censé être un back-up mais où j’ai tout joué, je m’attendais à un petit effort d’Olivier Létang », a-t-il expliqué au micro de RMC Sport.
Pour le Belge, la non-prolongation de son contrat cet été s’est jouée sur des détails contractuels. « Olivier Létang a fait une offre, je lui ai répondu, j’avais le nouveau coach au téléphone (Davide Ancelotti), c’était très positif, mais finalement on ne s’est juste pas entendu sur les conditions », a-t-il précisé. Une situation qu’il présente comme une décision plus personnelle que sportive, estimant que le président lillois était conscient de sa disponibilité à rester.
Un choix dicté par l’ambition, pas par le désespoir
Contrairement à une idée reçue, Meunier n’a pas signé à Sunderland par dépit. « Le fait d’être un joueur libre, international, visible via la Coupe du monde, ça ouvre des opportunités. Je ne voulais pas me précipiter en voulant absolument re-signer au LOSC, je voulais voir ce qu’il y avait autour », a-t-il souligné. Son profil a effectivement attiré plusieurs clubs, certains « proches de conclure », mais c’est Sunderland qui a su le séduire durablement.
Florent Ghisolfi, directeur sportif français des Black Cats, a joué un rôle clé dans cette négociation. « Ils étaient persuadés, ce n’était pas juste une approche pour savoir s’il y avait une possibilité », a déclaré Meunier. Après deux jours de réflexion, le choix était fait : direction le nord-est de l’Angleterre, où l’attrait de la Premier League a pesé plus que la modestie apparente du club. « Même un club moins visible qui ne joue pas forcément le top 5, cela reste de la Premier League et c’est super attractif », a-t-il défendu.
« À Sunderland, tu joues devant 50.000 personnes tous les week-ends, le stade est comble, ce sont des gens qui vivent pour le football, c’est leur vraie passion. »
— Thomas Meunier, sur son choix de rejoindre Sunderland
Une Premier League accessible, mais exigeante
Sunderland, promu en Premier League la saison dernière, a terminé à la 7ᵉ place de la compétition lors de son retour dans l’élite anglaise. Un résultat qui en dit long sur la qualité de l’effectif et la stabilité du projet sportif, malgré des moyens financiers limités par rapport aux cadors du championnat. Pour Meunier, c’est précisément cette authenticité qui a fait la différence : un club ancré dans sa ville, avec une ferveur populaire rare. « C’est leur vraie passion », a-t-il insisté, évoquant l’atmosphère des matchs à domicile.
Son intégration ne s’est pas faite sans une période d’adaptation. Le Belge a rejoint le club mi-juillet, après avoir passé deux jours à réfléchir à son avenir. Les tests médicaux ont ensuite scellé son engagement, dans la continuité d’une carrière déjà bien remplie en Belgique, en Allemagne et en France.
Un mercato 2026 déjà mouvementé en Ligue 1
Le départ de Meunier s’inscrit dans un contexte de profonde mutation pour le football français. Plusieurs cadres de Ligue 1 ont quitté le championnat cet été, souvent pour des destinations étrangères plus rémunératrices ou sportivement plus ambitieuses. Lille, qui a perdu d’autres joueurs cet été, devra désormais reconstruire une équipe capable de rivaliser avec les cadors du championnat, dans une compétition de plus en plus compétitive.
Pour Sunderland, l’arrivée de Meunier est un pari sur l’expérience et la stabilité. Le club anglais, qui a terminé 7ᵉ la saison dernière, vise désormais une place dans le top 10 de Premier League. Un objectif réaliste, mais qui demandera une régularité de tous les instants, surtout dans une division où les écarts entre les équipes sont minces.
La Premier League, un Graal toujours convoité
Le cas de Thomas Meunier illustre une tendance forte chez les footballeurs européens : l’attrait indéniable de la Premier League, même pour des clubs moins huppés. Avec ses stades pleins, ses droits télévisés colossaux et son exposition mondiale, la compétition anglaise reste un rêve pour de nombreux joueurs, quel que soit leur âge ou leur niveau.
Pour un international belge comme Meunier, passé par le PSG et Dortmund, cette expérience pourrait aussi représenter une ultime consécration avant la fin de carrière. Reste à savoir si l’aventure anglaise sera à la hauteur de ses ambitions – et si Sunderland saura lui offrir le cadre idéal pour prolonger sa carrière en haut niveau.
Thomas Meunier n’a pas détaillé publiquement les termes exacts de l’offre de Lille, se contentant d’évoquer un désaccord sur les « conditions » avec le président Olivier Létang. Il a seulement précisé que ces conditions ne correspondaient pas à ses attentes, notamment après deux saisons où il a été titulaire malgré un statut initial de remplaçant.
Le Belge a confirmé que « d’autres clubs » s’étaient montrés intéressés par son profil, dont certains « proches de conclure ». Il a cependant choisi Sunderland après une réflexion de deux jours, attiré par le projet sportif et l’ambiance du club.