Le président Emmanuel Macron a annoncé ce lundi 1er juin 2026 que l’astronaute français Thomas Pesquet s’envolera pour la troisième fois dans l’espace en 2027, à l’occasion d’une mission vers la Station spatiale internationale (ISS). Cette information, révélée par Ouest France, marque un nouveau chapitre dans la carrière de l’ingénieur et pilote, déjà connu pour ses deux précédentes missions à bord de l’ISS, notamment la mission Alpha en 2021. Selon les détails fournis, cette nouvelle aventure spatiale sera menée sous la bannière de l’entreprise américaine Vast, une start-up californienne spécialisée dans les solutions d’habitat spatial.
Ce qu'il faut retenir
- Thomas Pesquet effectuera son troisième vol spatial en 2027, selon les annonces d’Emmanuel Macron ce 1er juin 2026.
- La mission sera organisée par l’entreprise américaine Vast, spécialisée dans les infrastructures spatiales.
- L’astronaute sera accompagné par un autre Français, Arnaud Prost, sélectionné pour une mission sur la station spatiale commerciale Haven-1.
- Ces annonces s’inscrivent dans le cadre d’un renforcement de la coopération internationale et privée dans l’exploration spatiale.
Une mission inédite portée par le secteur privé
La mission confiée à Thomas Pesquet par Vast représente une étape significative dans l’implication croissante des acteurs privés dans les vols habités. Vast, fondée en 2021, développe des stations spatiales commerciales et ambitionne de jouer un rôle clé dans l’avenir de l’habitat orbital. Selon les informations rapportées par Ouest France, cette collaboration avec Pesquet s’inscrit dans une stratégie plus large visant à démocratiser l’accès à l’espace. « L’espace n’est plus réservé aux agences gouvernementales », a souligné un porte-parole de Vast, confirmant l’ambition de l’entreprise de devenir un acteur majeur du secteur.
Cette mission vers l’ISS en 2027 s’ajoute à d’autres initiatives récentes, comme la station Haven-1, développée par une autre entreprise américaine, qui accueillera également un astronaute français. Ces projets reflètent une tendance forte : l’essor des partenariats public-privé pour explorer et exploiter l’orbite terrestre. Pour Pesquet, ce sera l’occasion de prolonger son engagement en faveur de la recherche scientifique en microgravité et de la coopération internationale.
Arnaud Prost, deuxième Français en lice pour l’espace
Parallèlement à l’annonce concernant Thomas Pesquet, Ouest France révèle que la start-up californienne a également sélectionné un autre Français, Arnaud Prost, pour une mission à bord de la station spatiale commerciale Haven-1. Cette station, encore en développement, devrait être lancée dans les prochaines années et servira de plateforme pour des expériences scientifiques et des séjours touristiques. Prost, ingénieur de formation, rejoindra ainsi une nouvelle génération d’astronautes européens formés dans le cadre de collaborations entre agences spatiales et entreprises privées.
Contrairement aux missions traditionnelles vers l’ISS, souvent menées par des agences comme l’ESA ou la NASA, cette mission sur Haven-1 illustre la diversification des profils et des acteurs dans le domaine spatial. Les critères de sélection pour ces missions commerciales restent stricts, mais ils ouvrent la voie à des profils variés, au-delà des seuls astronautes professionnels. Prost, dont le nom avait déjà été évoqué dans le cadre de programmes de formation européens, incarne cette nouvelle dynamique.
Ces annonces interviennent dans un contexte où la France et l’Europe renforcent leur position dans la course spatiale. Avec deux astronautes français impliqués dans des missions commerciales et institutionnelles, l’Hexagone confirme son statut de leader en matière d’innovation et de coopération internationale. Reste à voir comment ces initiatives se concrétiseront d’ici 2027, mais une chose est sûre : l’espace devient un terrain de jeu de plus en plus partagé entre États et acteurs privés.
Selon les informations disponibles, la durée exacte de la mission n’a pas encore été précisée par Vast ou par l’ESA. Les missions vers l’ISS durent généralement entre six mois et un an, mais une annonce officielle sera nécessaire pour confirmer cette information.