Selon Franceinfo - Sciences, l’astronaute français Thomas Pesquet s’est dit jeudi 9 avril 2026 sur France Inter « complètement jaloux » des clichés rapportés par la mission Artemis 2. Ces images, notamment celle d’une éclipse solaire capturée depuis l’espace, lui ont offert une vision qu’il qualifie d’« incroyable ». Pesquet, qui espère intégrer une future mission lunaire européenne, a réaffirmé son ambition tout en précisant les critères de sélection en cours au sein de l’Agence spatiale européenne (ESA).

Ce qu'il faut retenir

  • Thomas Pesquet se déclare « complètement jaloux » des images de la mission Artemis 2, jugées « une claque incroyable » ;
  • L’astronaute s’entraîne actuellement sur un simulateur de surface lunaire pour se préparer aux conditions psychologiques et techniques des futures missions ;
  • L’ESA a obtenu trois sièges pour les missions Artemis, dont un devrait revenir à un Français ;
  • Les missions Artemis 4 (prévue vers 2028) et suivantes devraient permettre à des astronautes européens de fouler le sol lunaire.

Artemis 2, une mission qui inspire et motive les Européens

Les quatre astronautes de la mission Artemis 2, lancée en 2025, ont marqué les esprits avec des clichés inédits, comme celui d’une éclipse solaire où le Soleil illumine un halo derrière la Lune. Thomas Pesquet, interrogé par France Inter, a salué une « claque incroyable ». « Ce qu’ils ont l’air de vivre a l’air incroyable », a-t-il déclaré, tout en reconnaissant la rigueur de leur entraînement et les contraintes de la capsule Orion. « Mais tout ça, on l’oublie pour vivre des aventures aussi extraordinaires. »

Parmi les images les plus commentées figure la représentation de la Terre comme « une oasis de vie », une « petite bille avec vraiment rien autour ». Pour Pesquet, cette vision doit être à la fois « complètement angoissante et absolument magique ». L’astronaute, qui a déjà participé à deux missions vers la Station spatiale internationale (ISS), n’a pas caché son envie de rejoindre le programme lunaire.

L’Europe mise sur trois astronautes pour les missions Artemis

Le programme Artemis, piloté par la NASA avec des partenaires internationaux dont l’ESA, prévoit d’envoyer des humains sur la Lune dès 2026 avec Artemis 3. Les missions suivantes, comme Artemis 4 attendue vers 2028, devraient voir la participation d’astronautes européens. « L’Agence spatiale européenne, qui représente l’Europe dans cette aventure aux côtés des partenaires américains, canadiens, etc., a trois sièges », a rappelé Pesquet. « L’annonce a été faite qu’un Allemand, a priori, irait sur la mission qui partira en premier, et qu’un Français et un Italien devraient, dans un ordre à définir, suivre. »

Pesquet a estimé que ses chances étaient réelles. « Ça pourrait être bien parti pour que ce soit moi. Il y a aussi Arnaud Prost qui est en réserve, Sophie Adenot qui est dans l’espace, il ne faut pas l’oublier. Mais pour l’instant, pour les gens qui sont expérimentés, qui ont plusieurs missions à leur ceinture, ce serait plutôt moi. »

Une préparation déjà en cours pour les futurs explorateurs lunaires

Pour se préparer aux défis des missions lunaires, Thomas Pesquet suit un entraînement spécifique, notamment sur un simulateur de surface lunaire. « J’essaie de me mettre dans les conditions psychologiques qui seront celles de l’éloignement », a-t-il expliqué. Ces exercices visent à reproduire les sensations d’isolement et de distance qui caractériseront les missions vers la Lune, où les communications avec la Terre connaîtront des délais bien plus longs qu’à bord de l’ISS.

Ces préparatifs interviennent alors que l’ESA renforce sa collaboration avec la NASA, tout en développant ses propres capacités spatiales. L’agence européenne a d’ailleurs confirmé que les trois astronautes sélectionnés pour les missions Artemis bénéficieront d’un entraînement complémentaire en Europe, notamment en Allemagne et en Italie.

Et maintenant ?

Les prochaines étapes du programme Artemis devraient être précisées d’ici la fin 2026, avec l’annonce officielle des trois astronautes européens désignés pour les missions à venir. Leur intégration au sein des équipages sera validée après une série de tests physiques et psychologiques, ainsi que des simulations de missions. Par ailleurs, l’ESA finalise la préparation de son module de service européen, indispensable pour les futures capsules Orion.

La mission Artemis 3, prévue pour un atterrissage lunaire en 2026, restera une priorité absolue pour la NASA. Les astronautes européens, quant à eux, devraient attendre Artemis 4 ou une mission ultérieure pour fouler le sol de notre satellite naturel. Reste à savoir si Thomas Pesquet, déjà en pole position, verra son rêve se concrétiser.

Selon Franceinfo - Sciences, les critères incluent l’expérience des candidats, leur nombre de missions spatiales passées, ainsi que leur capacité à s’adapter aux contraintes psychologiques et techniques des missions lunaires. L’ESA privilégie également la diversité des profils et des nationalités.