Une frappe de drone a causé la mort d’au moins une personne, vendredi 5 mai 2026, dans la région du Tigré en Éthiopie. Selon les autorités locales dissidentes, cette attaque serait imputable aux forces fédérales éthiopiennes. L’incident, qui survient après des mois de tensions persistantes, alimente les craintes d’une reprise des hostilités dans cette zone déjà profondément meurtrie par des années de conflit.
Ce qu'il faut retenir
- Une frappe de drone a fait au moins un mort au Tigré le vendredi 5 mai 2026, selon les autorités locales dissidentes.
- Ces dernières accusent les forces fédérales éthiopiennes d’être responsables de l’attaque.
- L’escalade actuelle fait craindre une reprise du conflit armé dans la région.
Une attaque attribuée aux autorités fédérales par les dirigeants du Tigré
Les autorités dissidentes du Tigré ont confirmé samedi 6 mai 2026 qu’une frappe de drone avait causé au moins un mort dans la région, un bilan encore susceptible d’évoluer. Dans un communiqué diffusé sur leurs canaux officiels, elles ont directement pointé du doigt l’armée fédérale éthiopienne, l’accusant d’être à l’origine de cette frappe. « Cette attaque illustre la volonté des autorités de poursuivre leur politique de répression contre la population du Tigré », a déclaré un porte-parole des autorités locales, sans fournir de détails supplémentaires sur les circonstances exactes de l’opération.
Le Tigré, région du nord de l’Éthiopie, a été le théâtre d’un conflit prolongé entre les forces gouvernementales et les autorités régionales du Front de libération du peuple du Tigré (TPLF), depuis novembre 2020. Bien que des accords de paix aient été signés en 2022, les tensions restent vives et les violences sporadiques persistent dans la zone.
Un contexte de fragilité persistante au Tigré
La région du Tigré, déjà fragilisée par des années de guerre ayant causé des dizaines de milliers de morts et des millions de déplacés, reste sous haute tension. Malgré les accords de paix de 2022, les tensions entre le gouvernement fédéral et les autorités locales n’ont jamais totalement disparu. Les observateurs internationaux s’inquiètent régulièrement des risques de reprise des combats, notamment en raison des divisions politiques persistantes et de la présence de groupes armés encore actifs sur le terrain.
Selon RFI, cette frappe de drone survient alors que les relations entre Addis-Abeba et les autorités du Tigré sont au point mort. Les négociations pour un règlement politique définitif n’ont jusqu’ici abouti à aucun accord concret, laissant planer le doute sur une stabilisation durable de la région.
« Cette escalade est extrêmement préoccupante. Elle montre que les tensions persistent et que les risques de reprise des combats sont bien réels. » — Un analyste spécialiste de la Corne de l’Afrique, cité par RFI.
Quelles conséquences pour la stabilité régionale ?
L’attaque du 5 mai 2026 pourrait aggraver les fractures au sein de la région et relancer les hostilités. Les autorités du Tigré ont déjà menacé de répondre militairement à cette frappe, tandis que le gouvernement fédéral n’a pas encore réagi officiellement. Les organisations humanitaires, elles, s’alarment de l’impact potentiel sur les populations civiles, déjà durement touchées par des années de crise.
Sur le plan international, plusieurs pays et organisations, dont l’Union africaine, ont appelé à la retenue pour éviter une nouvelle dégradation de la situation. L’Éthiopie, déjà engagée dans une guerre interne depuis plus de cinq ans, ne peut se permettre une reprise généralisée des combats sans risquer de s’isoler davantage sur la scène régionale.
En attendant, les autorités locales du Tigré ont annoncé qu’elles allaient enquêter sur les circonstances de cette frappe et publieront un rapport détaillé dans les prochains jours. De leur côté, les organisations humanitaires présentes sur place ont appelé à un accès sécurisé pour leurs équipes afin d’évaluer les besoins des populations touchées.
Le Tigré est au cœur d’un conflit qui dure depuis novembre 2020, opposant le gouvernement fédéral éthiopien aux autorités locales du Front de libération du peuple du Tigré (TPLF). Ce conflit a causé des dizaines de milliers de morts et des millions de déplacés, et reste marqué par des exactions commises contre les civils. Les tensions persistent malgré les accords de paix de 2022, notamment en raison des divisions politiques non résolues.