Avec seulement quelques semaines avant le départ du Tour de France 2026, marqué par une étape inaugurale à Barcelone le 4 juillet, le Britannique Tom Pidcock n’hésite pas à afficher ses ambitions les plus élevées. Selon RMC Sport, le coureur de 26 ans, passé chez les Suisses de Q36.5 après son départ d’Ineos Grenadiers fin 2024, se voit déjà comme un sérieux prétendant à la victoire finale dans une course par étapes de trois semaines.
Pourtant, Pidcock n’a jamais caché son manque d’enthousiasme pour les Grands Tours. Entre son podium sur la Vuelta 2025, sa victoire à l’Alpe d’Huez sur le Tour de France 2022 et ses performances sur les classiques — comme sa deuxième place sur Milan-San Remo 2026 derrière Tadej Pogačar — il a déjà prouvé sa polyvalence. Mais remporter l’un des trois grands tours (Tour de France, Giro ou Vuelta) représenterait, à ses yeux, le plus grand accomplissement de sa carrière, malgré la difficulté à se concentrer sur trois semaines de course.
Ce qu'il faut retenir
- Pidcock vise un Grand Tour : le Britannique, déjà troisième sur la Vuelta 2025, estime pouvoir remporter l’un des trois grands tours « dans de bonnes conditions ».
- Un objectif à long terme : à 26 ans, il se donne dix ans pour briller au plus haut niveau, avec l’ambition de participer à cinq Jeux Olympiques.
- Un palmarès déjà impressionnant : deux médailles d’or olympiques en cross-country (2020 et 2024), une victoire à l’Alpe d’Huez et un podium sur la Vuelta en 2025.
- Un changement d’équipe en 2025 : après son départ d’Ineos Grenadiers fin 2024, il a rejoint la formation suisse Q36.5.
- Un Tour de France 2026 sous haute ambition : il sera au départ à Barcelone et entend jouer un rôle majeur face aux meilleurs coureurs du peloton.
Un profil atypique entre classiques et courses par étapes
Tom Pidcock incarne une génération de coureurs capables de briller aussi bien sur les classiques que sur les Grands Tours. Selon RMC Sport, il se distingue par son franc-parler et sa capacité à exprimer ses ambitions sans détour. Après avoir remporté la course en ligne aux Jeux Olympiques de Tokyo en 2021, puis en 2024, il a également marqué l’histoire du cyclisme en s’imposant à l’Alpe d’Huez sur le Tour de France, une ascension mythique du cyclisme.
Pourtant, malgré ces succès, les courses de trois semaines ne l’ont jamais véritablement enthousiasmé. « Les Grands Tours ne m’enthousiasment pas vraiment, mais c’est un accomplissement », a-t-il expliqué dans un entretien au Guardian, repris par RMC Sport. « Si je parviens à remporter un Grand Tour, ce sera le plus grand accomplissement de ma carrière, car il m’est difficile de me concentrer pendant trois semaines. »
Des ambitions multiples : Mondiaux, Jeux Olympiques et Monuments
Si Pidcock nourrit l’ambition de remporter un Grand Tour, ses objectifs ne s’arrêtent pas là. Selon ses déclarations, il vise également les championnats du monde sur route, les championnats du monde de gravel, ainsi qu’une victoire dans un Monument — ces cinq classiques majeurs du cyclisme que sont Milan-San Remo, le Tour des Flandres, Paris-Roubaix, Liège-Bastogne-Liège et le Tour de Lombardie.
Avec déjà deux médailles d’or olympiques en cross-country, il n’exclut pas de participer à une troisième édition des Jeux, en 2036, avant de mettre un terme à sa carrière. « Mon objectif est de terminer ma carrière après cinq JO », a-t-il indiqué. « Rien de tout ce que j’ai accompli dans ma carrière n’est arrivé par magie. Tout a été imaginé avant d’être réalisé. »
Face à l’élite du peloton : Pidcock évalue ses chances
Parmi les favoris pour le Tour de France 2026, Tadej Pogačar, Jonas Vingegaard et Primož Roglič figurent en tête de liste. Pidcock, lui, assume ses limites actuelles face à ces coureurs, tout en laissant planer le doute sur ses capacités à les battre « dans de bonnes conditions ». « Je ne prétends pas être capable, actuellement, de battre Tadej, Sepp Kuss ou Vingegaard », a-t-il reconnu. « Mais dans de bonnes conditions, c’est envisageable. Et dans de bonnes conditions, je peux gagner un Grand Tour. »
Sur la Vuelta 2025, il avait terminé troisième du classement général, devançant des coureurs de la trempe de Jai Hindley, Felix Gall ou Matteo Jorgenson. Une performance qui lui permet d’affirmer, avec confiance : « Je sais que je peux remonter sur le podium. »
« Tout ce que j'ai accompli dans ma carrière, je l'avais d'abord imaginé avant de le faire. Rien n'est jamais arrivé par magie. »
— Tom Pidcock, dans un entretien au Guardian
Son parcours, entre cyclisme sur route et VTT — où il a également brillé — en fait l’un des coureurs les plus complets de sa génération. Si les Grands Tours ne l’ont jamais passionné, l’idée de les dominer pourrait bien devenir son prochain défi. Autant dire que le peloton aura intérêt à le surveiller de près.
Le Britannique a quitté Ineos Grenadiers fin 2024 pour rejoindre la formation suisse Q36.5, un choix stratégique visant à redonner un nouvel élan à sa carrière dans un environnement moins concurrentiel qu’au sein de l’équipe britannique. Ce changement lui permet également de bénéficier d’un projet sportif aligné avec ses ambitions de polyvalence entre classiques et courses par étapes.
Tom Pidcock a évoqué son ambition de remporter un Monument, ces cinq courses d’exception que sont Milan-San Remo, le Tour des Flandres, Paris-Roubaix, Liège-Bastogne-Liège et le Tour de Lombardie. Il s’est notamment illustré en 2026 sur Milan-San Remo, où il a terminé deuxième derrière Tadej Pogačar.