Alors que le Tour de France 2026 entre dans sa phase finale, le Français Paul Seixas (Decathlon-CMA CGM) reste en lice pour le podium final, selon Franceinfo - Sport. Quatrième au classement général avec un retard de seulement 29 secondes sur le leader mexicain Isaac Del Toro (UAE Emirates), le Lyonnais n’a pas encore abandonné l’espoir de terminer sur le podium lors de sa première participation à un Grand Tour. Une ambition qui pourrait se concrétiser dès ce samedi 25 juillet, à l’issue de l’étape reine entre Le Bourg-d’Oisans et l’Alpe d’Huez, considérée comme cruciale pour le classement général.

Ce qu'il faut retenir

  • Paul Seixas occupe la 4e place du classement général, à 29 secondes du maillot jaune Isaac Del Toro.
  • L’étape du samedi 25 juillet, entre Le Bourg-d’Oisans et l’Alpe d’Huez, est composée de 170,9 km avec plus de 5 000 m de dénivelé positif et trois cols hors catégorie.
  • Le Français a terminé l’étape précédente à l’Alpe d’Huez avec un retard de 16 secondes sur Remco Evenepoel et de 4 secondes sur Isaac Del Toro, sans subir de défaillance majeure.
  • Les conditions météo pourraient ajouter une dimension imprévisible à la course, avec des orages annoncés autour de la station d’arrivée.
  • Le directeur sportif de Seixas, Julien Jurdie, qualifie cette étape de « monstrueuse », soulignant son niveau de difficulté inédit.

Une étape décisive pour le classement général

Après dix-neuf jours de course et une 19e étape marquée par l’arrivée mythique à l’Alpe d’Huez, remportée par Tadej Pogačar, Paul Seixas conserve toutes ses chances de figurer sur le podium final. À 29 secondes du maillot jaune Isaac Del Toro, le Français n’a concédé que 16 secondes à Remco Evenepoel et 4 secondes à son compatriote lors de l’étape précédente. Une performance qui, selon lui, reste encourageante malgré des jambes moins disponibles que prévu en fin de parcours. « J’ai limité la casse, à la fin je n’avais pas les jambes que j’espérais », a-t-il déclaré à l’arrivée. « Isaac, Remco et Tadej étaient meilleurs, Tadej bien meilleur. » Pourtant, Seixas se dit satisfait : « Ça reste quand même une belle performance, je suis toujours dans le jeu pour le podium [...] Demain [samedi] va être crucial pour le classement général. »

Son directeur sportif, Julien Jurdie, insiste sur le caractère exceptionnel de cette étape : « On sait que demain, elle l’est encore plus. » Une journée qui s’annonce comme la dernière chance pour les prétendants au podium de renverser la hiérarchie avant l’arrivée finale à Nice. Entre Le Bourg-d’Oisans et l’Alpe d’Huez, les coureurs devront affronter trois cols hors catégorie (Croix-de-Fer, Galibier, Sarenne) et une montée finale inédite via le col de Sarenne, jamais empruntée dans ce sens par le Tour. Un parcours qui cumule plus de 5 000 mètres de dénivelé positif sur 170,9 kilomètres.

Des conditions météo et une fatigue générale qui pourraient tout changer

La météo s’invite également dans le scénario de cette étape décisive. Des orages sont annoncés autour de l’Alpe d’Huez, tandis que le mauvais temps pourrait accompagner le peloton sur une partie du parcours, de l’Isère à la Haute-Savoie en passant par les Hautes-Alpes. Des conditions qui, historiquement, ont souvent favorisé des courses plus ouvertes et imprévisibles. « On verra demain, on va tout essayer demain, comme on l’a fait aujourd’hui », a réagi Tiesj Benoot, coéquipier de Seixas, après avoir accompagné le Français dans ses efforts lors de l’étape précédente.

Côté fatigue, les observations sont unanimes : le peloton montre des signes d’épuisement après trois semaines d’efforts intenses. Nicolas Prodhomme, lieutenant de Seixas, a souligné que « quand je me suis écarté, déjà, il ne restait vraiment plus grand monde, Skjelmose, Del Toro et Remco [Evenepoel]. On voit que derrière il y a énormément de fatigue. » Une situation qui pourrait avantager les coureurs encore frais mentalement, comme Seixas, dont la régularité en moyenne et haute montagne a été saluée tout au long de ce Tour.

Un parcours taillé pour les grimpeurs, mais où tout reste possible

Depuis le départ, Paul Seixas a démontré des qualités remarquables en moyenne montagne, sans jamais connaître de défaillance rédhibitoire en haute montagne, malgré la découverte des exigences d’un Grand Tour. À 24 ans, sa première participation à une course de trois semaines se révèle prometteuse, avec une capacité à tenir son rang face à des coureurs bien plus expérimentés. Son équipe, Decathlon-CMA CGM, mise sur cette étape pour tenter de creuser des écarts ou, à défaut, limiter les dégâts avant le contre-la-montre final de Nice.

Les déclarations de ses coéquipiers reflètent cette ambition. « L’étape de demain est tellement dure que rien n’est fini », a rappelé Nicolas Prodhomme. « On a vu aujourd’hui que quand je me suis écarté, il ne restait plus grand monde. Demain, tout peut basculer. » Une analyse partagée par Tiesj Benoot, qui a assuré que l’équipe « va tout essayer » pour permettre à Seixas de conserver sa quatrième place, voire de viser plus haut.

« Demain va être crucial pour le classement général. »
— Paul Seixas, après l’arrivée à l’Alpe d’Huez

Et maintenant ?

La 20e étape du Tour de France 2026, entre Le Bourg-d’Oisans et l’Alpe d’Huez, pourrait bien être celle qui redéfinit les positions au classement général. Si Seixas parvient à limiter son retard ou à profiter des erreurs de ses adversaires, il pourrait accrocher un podium historique pour un néo-professionnel. À l’inverse, une étape ratée pourrait le reléguer à une quatrième place difficile à défendre lors du contre-la-montre final. Les conditions météo et l’état de forme des leaders seront déterminants. Une chose est sûre : samedi s’annonce comme une journée électrique, où chaque seconde comptera.

L’étape sera suivie d’un ultime contre-la-montre à Nice, dimanche 26 juillet, qui pourrait définitivement sceller le sort des prétendants au podium. En attendant, Seixas et son équipe devront naviguer entre prudence et ambition, dans l’espoir de créer la surprise sur les pentes de l’Alpe d’Huez.