Marc Madiot, président de la Groupama-FDJ United, s’est montré particulièrement confiant quant aux chances de Jonas Vingegaard pour le prochain Tour de France. Intervenant ce dimanche sur RMC Sport, il a salué la « très bonne gestion » du Danois sur le Giro 2026, où ce dernier a remporté sa troisième victoire d’étape en prenant pour la première fois la tête du classement général avec deux minutes et 26 secondes d’avance sur Afonso Eulalio.

Ce qu'il faut retenir

  • Jonas Vingegaard mène le Giro 2026 après sa victoire en solitaire à Pila ce samedi, avec une avance de 2 minutes et 26 secondes sur son premier poursuivant.
  • Marc Madiot, patron de la Groupama-FDJ United, juge la gestion de Vingegaard « très bonne » et estime qu’il peut devenir un « bon poil à gratter » pour Tadej Pogacar sur le Tour de France.
  • Vingegaard dispute pour la première fois de sa carrière le Giro avant de doubler sur le Tour de France cet été.
  • L’équipe Visma-Lease a Bike a contrôlé l’intégralité de la 14e étape, permettant à Vingegaard de lancer son attaque décisive.
  • Madiot met en garde contre une sous-estimation trop rapide de Visma, soulignant une « nouvelle façon d’aborder le Tour » pour le Danois.

Vingegaard impose son rythme au Giro, Madiot salue sa maîtrise

Avec trois victoires d’étape et le maillot rose en poche, Jonas Vingegaard semble avoir trouvé l’équilibre parfait entre attaque et gestion sur ce Giro 2026. Selon Marc Madiot, interrogé lors des *Grandes Gueules du Sport* sur RMC Sport, le Danois a « une marge de sécurité par rapport à la concurrence » et tout est « sous contrôle ». « Je trouve qu’il est arrivé comme il fallait pour lui sur ce Giro », a-t-il déclaré. « L’objectif pour lui est de sortir extrêmement fort de ce Giro pour être un bon poil à gratter sur le prochain Tour de France. »

Cette stratégie de gestion, inhabituelle pour Vingegaard qui avait privilégié les Tours de France ces dernières années, marque une évolution notable dans son approche. « Il fait juste ce qu’il faut quand il faut », a précisé Madiot. « Je pense qu’il est en répétition pour le Tour. Cette nouvelle façon d’aborder la Grande Boucle, par rapport à Pogacar, va être très intéressante. »

Une préparation minutieuse avant le duel Pogacar-Vingegaard

Vainqueur des Tours de France 2022 et 2023 devant Tadej Pogacar, Jonas Vingegaard avait été battu lors des deux dernières éditions par le Slovène. Cette saison, il a choisi une préparation différente en participant au Giro, une première pour lui. « Il a changé sa route, il passe par le Giro, il n’a pas eu d’anicroche depuis l’hiver dernier. C’est très intéressant », a souligné Marc Madiot. « Il ne tombe pas dans le piège, il ne doit surtout pas faire comme Pogacar. Si je suis à sa place, avec son staff, je reste tranquille toute la fin du Giro et je monte en pression. »

Le patron de la Groupama-FDJ United a également mis en avant la capacité de Vingegaard à anticiper les pièges psychologiques. « S’il y a une gagne à prendre, je la prends, presque gratuitement sur les deux ou trois derniers kilomètres d’ascension », a-t-il expliqué. Une référence claire aux tactiques souvent employées par Pogacar, qui excelle dans les relances tardives.

Visma-Lease a Bike confirme son statut de favori

Derrière Vingegaard, c’est toute l’équipe Visma-Lease a Bike qui a brillé lors de la 14e étape. Les Néerlandais ont contrôlé l’intégralité du parcours, ne laissant aucune échappée dangereuse se dessiner. « Ils ont basculé sur autre chose chez Visma, ne les enterrons pas trop vite », a averti Marc Madiot. Une mise en garde qui rappelle que les performances collectives seront déterminantes pour les ambitions de Vingegaard sur le Tour.

Pour Madiot, cette édition du Giro n’est qu’un avant-goût de ce qui attend les coureurs en juillet. « Je suis assez curieux de voir comment cela va se passer sur le Tour », a-t-il ajouté. « S’il n’a pas d’anicroche d’ici la fin du Giro et qu’il sort comme il l’espère, il peut y avoir des trucs pas mal sur le Tour de France. »

Un duel attendu entre deux légendes du cyclisme

Les relations entre Jonas Vingegaard et Tadej Pogacar restent au cœur des débats cyclistes. Après deux défaites consécutives face au Slovène, le Danois a choisi une approche différente pour 2026. « Il a évité les pièges », a résumé Madiot, soulignant que Vingegaard avait modifié sa préparation pour éviter les erreurs du passé.

Pourtant, le Slovène reste favori selon beaucoup d’observateurs. Pogacar a remporté les Tours de France 2024 et 2025, et son expérience sur les grands tours en fait un adversaire redoutable. « Je ne sous-estime pas Pogacar », a admis Vingegaard après sa victoire à Pila, sans pour autant cacher ses ambitions. « Je sais ce que je vaux, et je suis prêt à tout donner. »

Et maintenant ?

La fin du Giro 2026 est désormais sous haute tension. Vingegaard devra gérer son avance dans les étapes restantes, notamment les contre-la-montre et les dernières montagnes. Son objectif : arriver en forme au départ du Tour de France, prévu du 4 au 26 juillet 2026. Quant à Pogacar, il préparera sa défense en attendant de connaître ses adversaires directs. Une chose est sûre : le duel entre les deux champions s’annonce comme l’un des plus intenses de l’histoire récente du cyclisme.

Reste à voir si Vingegaard parviendra à transformer cette préparation en victoire finale. Une chose est certaine : après sa domination au Giro, les regards se tournent déjà vers le Tour. Les prochaines semaines seront décisives pour les deux coureurs.

Vingegaard a modifié sa préparation pour 2026 afin d’éviter les pièges psychologiques et tactiques qui l’ont fait perdre face à Pogacar lors des deux derniers Tours de France. En participant au Giro, il cherche à gagner en expérience sur un grand tour et à affiner sa stratégie avant le Tour de France, selon Marc Madiot.

Vingegaard dispose d’une avance de 2 minutes et 26 secondes sur son premier poursuivant, Afonso Eulalio. Cette marge lui permet d’aborder la fin du Giro avec sérénité et de préparer le Tour en toute confiance, comme le souligne Marc Madiot.