La capitale allemande, Berlin, a officiellement déposé sa candidature pour accueillir le Grand Départ du Tour de France 2029, selon Franceinfo - Sport. Cette proposition s’inscrit dans une démarche commémorative, à quelques années du quarantième anniversaire de la chute du Mur de Berlin, un événement historique majeur.
Christian Prudhomme, le directeur du Tour de France, a reçu cette candidature mercredi 29 juillet, en présence d’une portion symbolique du Mur déplacée devant la Porte de Brandebourg. La décision finale reviendra à ASO, l’organisateur de la course, qui annoncera son choix en 2027. D’autres villes, comme Prague et la Slovénie – pays natal de Tadej Pogačar –, ont également déposé leur dossier pour le même créneau.
Ce qu'il faut retenir
- Berlin mise sur le quarantième anniversaire de la chute du Mur en 2029 pour justifier sa candidature au Grand Départ du Tour de France.
- Christian Prudhomme a reçu officiellement la candidature allemande le 29 juillet devant la Porte de Brandebourg, avec une reconstitution symbolique du Mur.
- Prague et la Slovénie, pays de Tadej Pogačar, figurent parmi les autres prétendantes pour 2029.
- La dernière fois que le Tour a fait étape à Berlin, le Mur était encore debout, en 1987.
- La décision d’ASO est attendue pour 2027, soit deux ans avant le départ de l’édition concernée.
Une candidature chargée de symboles historiques
Berlin mise sur un argument historique de poids pour séduire l’organisateur du Tour. La chute du Mur, intervenue le 9 novembre 1989, reste un symbole fort de la réunification allemande et de la fin de la Guerre froide. Les responsables de la candidature allemande ont souligné cet anniversaire comme un atout majeur lors de la présentation officielle.
Pour marquer le coup, une portion du Mur a été déplacée devant la Porte de Brandebourg, où Christian Prudhomme a accueilli la délégation. « Dans les candidatures nombreuses que nous avons, il y a toujours la possibilité d’être l’année d’après ou l’année d’après », a rappelé Prudhomme. « Bien évidemment, pour cette candidature allemande, 2029 ou 2032, ça ne peut pas être la même chose. C’est un anniversaire tellement important. »
D’autres prétendantes en lice pour 2029
Berlin n’est pas la seule ville à rêver d’accueillir le départ du Tour de France en 2029. Prague, la capitale tchèque, et la Slovénie, pays du double tenant du titre Tadej Pogačar, ont également déposé leur candidature. Ces dossiers s’ajoutent à une liste déjà bien fournie, où chaque année voit s’affronter plusieurs villes pour un départ prestigieux.
Selon les observateurs, la compétition s’annonce serrée. Prague met en avant son patrimoine historique et sa capacité à organiser des grands événements sportifs, tandis que la Slovénie mise sur l’engouement populaire autour de Pogačar pour attirer l’attention des organisateurs. Reste à savoir si l’argument commémoratif de Berlin suffira à faire la différence.
Un précédent allemand en 1987
La dernière fois que le Tour de France a fait étape en Allemagne, le Mur de Berlin était encore debout. En 1987, la course avait traversé la ville en RFA, alors divisée par le Mur, dans un contexte géopolitique très différent. Cette édition avait marqué les esprits, mais pour des raisons bien éloignées de celles évoquées aujourd’hui.
Quarante-deux ans plus tard, Berlin propose de transformer ce passé en un symbole d’unité et de renouveau. L’objectif est clair : faire du Grand Départ un hommage à l’histoire européenne, tout en offrant au public un spectacle sportif inoubliable.
Le calendrier décisionnel d’ASO
L’Association sportive du Tour (ASO), qui organise la course, devrait rendre sa décision d’ici 2027. Ce délai permet aux villes candidates de finaliser leurs préparatifs et de peaufiner leurs offres. Pour Berlin, cela signifie concilier logistique sportive et commémoration historique, un équilibre que Prudhomme juge essentiel.
« C’est un anniversaire tellement important », a-t-il insisté lors de la présentation. Pour autant, l’organisateur ne cache pas que d’autres critères, comme l’infrastructure, la sécurité ou l’accueil des spectateurs, entreront en ligne de compte. La balle est désormais dans le camp d’ASO, qui devra trancher entre symbolique et pragmatisme.
Quelle que soit l’issue, cette candidature allemande rappelle que le Tour de France n’est pas seulement une compétition sportive, mais aussi un vecteur de mémoire et de rassemblement.