Pour la première fois de son histoire, le Tour de France Femmes s’attaque ce vendredi 7 août 2026 aux pentes mythiques du mont Ventoux. Selon Franceinfo - Sport, l’étape entre La Voulte-sur-Rhône (Drôme) et le sommet du « Géant de Provence » (Vaucluse) s’annonce comme l’une des plus décisives de cette édition, avec un final hors catégorie de 15,7 km à 8,8 % de moyenne. Ce défi pourrait bien sceller le sort des favorites, à commencer par la Suissesse Marlen Reusser, maillot jaune, et la Néerlandaise Demi Vollering, tenante du titre en 2023 et revenue en forme cette saison.

Ce qu'il faut retenir

  • Le peloton affronte pour la première fois de son histoire le mont Ventoux, avec une ascension par Bédoin et six derniers kilomètres sans abri face au vent et à la chaleur.
  • La Néerlandaise Puck Pieterse (Fenix-Premier Tech) a conforté son maillot à pois en remportant deux cols dans la journée, dont celui de la Grande Limite (6,6 km à 5 %).
  • La Suissesse Marlen Reusser (Movistar), maillot jaune, s’estime « à 100 % de sa forme » et devance Vollering de 12 secondes au classement général.
  • La Française Cédrine Kerbaol (EF Education-Oatly), 8e du général, a terminé deuxième de l’étape de jeudi, tandis que la Mauricienne Kim Le Court-Pienaar s’imposait au sprint.
  • La tenante du titre, Pauline Ferrand-Prévôt (Visma Lease a Bike), 15e à 5’00 de Reusser, vise désormais une victoire d’étape.
  • Le départ a été donné à 13h15 depuis La Voulte-sur-Rhône, pour un parcours total de 146,8 km.

Un col historique pour trancher entre Reusser et Vollering

Le mont Ventoux entre pour la première fois au programme du Tour de France Femmes, offrant un décor habituellement réservé aux hommes. Selon Franceinfo - Sport, cette ascension par Bédoin – avec six derniers kilomètres totalement exposés au vent et à la chaleur – promet d’être un juge de paix entre les favorites. Marlen Reusser, maillot jaune et leader de l’équipe Movistar, a d’ailleurs souligné être « à 100 % de sa forme » à l’approche de ce défi. Demi Vollering, qui vise un second sacre après son titre en 2023, la talonne à 12 secondes au classement général, tandis que la Polonaise Kasia Niewiadoma (Canyon-Sram) occupe la troisième place, à 1’17.

Les autres prétendantes, comme l’Italienne Elisa Longo Borghini (UAE Team ADQ) ou l’Allemande Antonia Niedermaier (Canyon-Sram), restent à plus de deux minutes, loin des deux leaders. « Ce qui a le plus changé, c’est que j’arrive plus calme », a déclaré Vollering, de retour après deux échecs en 2024 et 2025, où des failles mentales l’avaient freinée. Son objectif est clair : s’imposer au Ventoux pour repartir avec un avantage décisif avant l’arrivée dimanche.

Pieterse domine les premières difficultés, Kerbaol en embuscade

Dès les premières heures de course, Puck Pieterse a confirmé sa domination dans le classement de la montagne. Selon les informations en direct de Franceinfo - Sport, la Néerlandaise est passée en tête du col du Colombier (3e catégorie) puis de la Grande Limite, s’assurant ainsi cinq points supplémentaires pour son maillot à pois. Elle devance largement la Tchèque Nikola Noskova et l’Italienne Sara Casasola dans ces deux ascensions.

Côté général, Cédrine Kerbaol, seule Française dans le top 10, a terminé deuxième de l’étape de jeudi à Tournon-sur-Rhône, derrière la Mauricienne Kim Le Court-Pienaar (AG Insurance-Soudal Team), victorieuse au sprint. Kerbaol, 8e du classement général à 3’07 de Reusser, tentera de jouer les trouble-fêtes au Ventoux, même si ses chances de victoire finale restent minces. La Néerlandaise, elle, semble intouchable en montagne, où elle a déjà creusé un écart conséquent.

Un peloton sous tension avant l’ascension décisive

Le départ a été donné à 13h15 depuis La Voulte-sur-Rhône, sous un ciel estival. Selon les dernières mises à jour de Franceinfo - Sport, neuf coureuses ont tenté de s’échapper dans les premiers kilomètres, mais le peloton les a rapidement reprises avant le col de la Grande Limite. Les équipes des favorites, Movistar pour Reusser et FDJ United-Suez pour Vollering, devraient imposer un rythme soutenu dès les premiers kilomètres de montée pour éliminer les prétendantes les plus faibles.

L’enjeu est double : remporter l’étape au sommet, mais aussi limiter les écarts pour le classement général. Pauline Ferrand-Prévôt, 15e à 5’00 de Reusser, a d’ailleurs confirmé que son équipe visait avant tout une victoire d’étape. « On va essayer de tout donner aujourd’hui pour remporter cette victoire », a-t-elle lancé avant le départ. Pour les suiveurs, l’arrivée entre 17h15 et 17h55 au sommet du Ventoux s’annonce donc comme un moment clé de cette édition 2026.

Et maintenant ?

Si Reusser ou Vollering s’impose au sommet, l’écart au classement général pourrait se creuser de manière décisive avant la dernière étape de dimanche. Les observateurs s’attendent à un duel serré entre les deux leaders, avec peut-être l’intervention d’une outsider comme Niewiadoma ou Longo Borghini. Pour les autres, comme Kerbaol ou Ferrand-Prévôt, l’objectif sera de limiter les dégâts en vue du contre-la-montre final. La question reste entière : le Ventoux va-t-il sacrer une nouvelle reine du cyclisme féminin, ou réservée une surprise ?

Quoi qu’il en soit, cette étape marque un tournant dans l’histoire du Tour de France Femmes, avec une ascension qui pourrait redéfinir les hiérarchies pour les prochaines années. Les prochaines heures diront si le « Géant de Provence » a joué son rôle de juge de paix.

Le mont Ventoux, avec ses 15,7 km à 8,8 % de moyenne, est un col hors catégorie qui offre peu de répit aux coureuses. Pour la première fois de son histoire, le Tour de France Femmes s’y mesure, ce qui en fait un juge de paix potentiel entre les favorites comme Reusser et Vollering. Une performance ici peut creuser un écart décisif avant l’arrivée de dimanche.