Le trafic aérien devrait connaître un été difficile, selon Capital. La guerre au Moyen-Orient bloque le détroit d’Ormuz, où transite près de 20% du trafic mondial d’hydrocarbures, ce qui a un impact sur le prix des carburants, y compris le kérosène des avions.

Cela représente une tendance : les compagnies aériennes vont devoir revoir leur stratégie pour rester rentables malgré la hausse des prix. La compagnie aérienne scandinave SAS a déjà annoncé qu’au moins 1 000 vols seraient supprimés en avril, comme le rapporte 20 Minutes. Le PDG du groupe a justifié ce choix en assurant que le prix du kérosène avait « doublé en dix jours ».

Ce qu'il faut retenir

  • Le trafic aérien devrait être différent cet été en raison de la guerre au Moyen-Orient.
  • La guerre bloque le détroit d’Ormuz, où transite près de 20% du trafic mondial d’hydrocarbures.
  • Le prix du kérosène a doublé en dix jours, selon le PDG de SAS.
  • Les compagnies aériennes vont devoir revoir leur stratégie pour rester rentables.
  • La compagnie américaine United Airlines a annoncé réduire de 5% ses vols.

Impact sur les compagnies aériennes

Les compagnies aériennes sont déjà en train de prendre des mesures pour faire face à la hausse des prix. La compagnie américaine United Airlines a annoncé réduire de 5% ses vols, surtout les vols de nuit ou en milieu de semaine. Du côté de Vietnam Airlines, sept lignes domestiques sont suspendues pour une durée indéterminée.

Air France a fait le choix d’augmenter automatiquement le prix de ses billets de 50 à 100 Euros. Les vols long-courriers étant les plus rentables pour les compagnies aériennes, ce sont principalement les vols internes qui devraient être impactés par des annulations ou des hausses de prix.

Conséquences pour les passagers

Les passagers devraient être prêts à payer plus cher pour leurs billets d’avion cet été. Les vols internes pourraient être délaissés au profit d’autres transports, jusqu’ici plus chers, comme le train ou la voiture. Si vous aviez prévu des vacances en Asie cet été, il vaut peut-être mieux penser à un plan B.

En effet, entre 84 et 90% du pétrole brut qui transite par le détroit d’Ormuz est pour l’Asie. Or, celui-ci est toujours bloqué. De plus, certains pays asiatiques ont des stocks de kérosène inférieurs à 90 jours, contre plusieurs mois pour les Européens et les Américains.

Et maintenant ?

Les prochaines semaines seront cruciales pour les compagnies aériennes et les passagers. Les compagnies devront trouver un équilibre entre la nécessité de réduire leurs coûts et la nécessité de maintenir un niveau de service acceptable pour les passagers. Les passagers, quant à eux, devront être prêts à payer plus cher pour leurs billets d’avion et à faire face à des annulations ou des retards de vols.

Il est difficile de prédire comment la situation va évoluer, mais il est clair que le trafic aérien va connaître un été difficile. Les compagnies aériennes et les passagers devront être flexibles et prêts à s’adapter à une situation en constante évolution.

En conclusion, le trafic aérien devrait connaître un été difficile en raison de la guerre au Moyen-Orient et de la hausse des prix des carburants. Les compagnies aériennes devront revoir leur stratégie pour rester rentables, et les passagers devront être prêts à payer plus cher pour leurs billets d’avion et à faire face à des annulations ou des retards de vols.