Le 17 février 2026, le tribunal correctionnel de Marseille a rendu ses verdicts dans l'affaire du trafic d'armes et de munitions entre la Corse, le continent, la Suisse et la Sardaigne. Cette affaire, qualifiée de « vaste trafic » par les enquêteurs, a abouti à des condamnations pour 17 des 22 prévenus jugés depuis le 30 janvier.

Ces condamnations varient d'une amende de 2500 euros à six ans de prison, alors que le procureur avait réclamé des peines plus lourdes, dont le maximum encouru de dix ans pour trois prévenus. Aucun des neuf mandats de dépôt requis contre des prévenus comparaissant libre n'a été décerné, selon les informations disponibles.

Les faits et les enquêtes

Dans le cadre de cette affaire, les enquêteurs avaient découvert un arsenal important dans un immeuble de Propriano, en Corse-du-Sud. Cet arsenal comprenait 18 kilos d'explosifs, 67 détonateurs, une quarantaine de grenades et une vingtaine d'armes à feu, qualifié d'« invraisemblable » par le procureur d'Ajaccio.

Ces découvertes ont mené à l'arrestation et au jugement de plusieurs individus impliqués dans ce trafic. Appien Coti, un restaurateur de 36 ans, a été condamné à six ans de prison, bien que le procureur ait requis dix ans avec une période de sûreté des deux tiers. Son avocat, Me Erick Campana, a dénoncé une « tempête répressive », affirmant qu'aucun projet criminel n'a été démontré par l'accusation et présentant son client comme un collectionneur d'armes depuis son plus jeune âge.

Les condamnations et les relaxes

Un ressortissant suisse a été condamné à cinq ans de prison, dont trois ans avec sursis, et devra purger son emprisonnement ferme sous bracelet électronique. Il avait reconnu avoir fourni des armes et des munitions à Appien Coti, provenant de collectionneurs ou de Suisses ayant conservé leur fusil d'assaut après leur service militaire.

Un ancien militaire installé dans le Var, présenté comme un fournisseur, a été condamné à quatre ans de prison, alors que le procureur avait requis dix ans. Les prévenus, dont la plupart se sont décrits comme animés par « une frénésie pour les armes », ont reçu des peines allant de l'amende à des condamnations à des peines de prison.

Les relaxes et les prochaines étapes

Cinq prévenus ont été relaxés, dont un entrepreneur en BTP sarde pour lequel le parquet avait réclamé cinq ans de prison, le décrivant comme « à la tête d'une filière d'approvisionnement depuis la Sardaigne ». Joseph Mocchi, également mis en examen pour l'assassinat de son cousin, a été relaxé dans cette affaire.

Les verdicts rendus par le tribunal correctionnel de Marseille marquent une étape importante dans cette affaire de trafic d'armes. Les prochaines étapes attendues incluent la possibilité d'appels pour les condamnations prononcées et la poursuite des investigations pour éclaircir tous les aspects de ce vaste trafic.

Les développements futurs de cette affaire seront suivis de près, étant donné l'ampleur des faits et les implications pour la sécurité publique. L'attention se portera sur les mesures prises pour prévenir de tels trafics à l'avenir et sur les conséquences pour les individus impliqués.

Les prochaines étapes incluent la possibilité d'appels pour les condamnations prononcées et la poursuite des investigations pour éclaircir tous les aspects de ce trafic d'armes.