Un an de prison ferme a été requis contre une femme, jugée à Évry dans l'Essonne, pour avoir participé à un trafic de chiens, selon BFM - Faits Divers. Cette affaire a débuté en décembre 2025, après l'alerte d'un particulier qui avait entendu des cris de chiots dans un appartement de Leuville-sur-Orge. L'enquête a révélé un trafic à grande échelle de teckels nains, avec des sévices infligés à ces animaux durant de nombreux mois.
La procureure a requis une peine de quatre ans d'emprisonnement, dont trois avec sursis et une amende de 50 000 euros à l'encontre de la principale prévenue. Elle a également requis une peine d'un an d'emprisonnement avec sursis et 7 000 euros d'amende pour la seconde prévenue, ainsi que deux ans d'emprisonnement avec sursis pour un vétérinaire.
Ce qu'il faut retenir
- Un an de prison ferme requis contre la principale prévenue pour trafic de chiens.
- Le trafic concernait des teckels nains et a été découvert après des plaintes pour maltraitance animale.
- La principale prévenue encourt quatre ans d'emprisonnement, dont trois avec sursis et une amende de 50 000 euros.
- Un vétérinaire est également impliqué et risque deux ans d'emprisonnement avec sursis.
- La décision sera rendue le 9 décembre.
Le contexte de l'affaire
L'affaire a commencé en décembre 2025, lorsque des cris de chiots ont été entendus dans un appartement de Leuville-sur-Orge. Les enquêteurs ont découvert huit chiots détenus dans de mauvaises conditions dans une cage. Par la suite, des plaintes déposées par des associations de protection animale ont dénoncé des faits similaires, dont la découverte de quatre chiots dans un sac-poubelle à Brétigny-sur-Orge.
Les investigations ont révélé que les animaux étaient vendus dans une maison de Saulx-les-Chartreux, où une trentaine de teckels nains ont été découverts en juin, dans des conditions insalubres, en pleine canicule. La principale prévenue a affirmé que seuls trois chiens étaient les siens, les autres appartenant à son ex-compagnon.
Les accusations
Les trois prévenus ont comparu devant le tribunal correctionnel d'Évry pour escroquerie en bande organisée entre décembre 2025 et juin 2026, et d'autres infractions liées à l'élevage clandestin de chiots. Il est reproché aux deux femmes d'avoir acheté des chiots en Roumanie et en France, qui ont été victimes de maltraitance animale dans des élevages clandestins, avant de les revendre via des sites d'annonces.
Le vétérinaire, accusé d'avoir servi de « chambre d'enregistrement », est soupçonné d'avoir pucé plusieurs dizaines de teckels nains apportés par les deux femmes prévenues, qui utilisaient des prête-noms. La procureure a souligné que « c'est un dossier qui mêle la sophistication d'une organisation de délinquance et les sévices infligés à des animaux durant de nombreux mois ».
Les réactions
La présidente du tribunal a rappelé que l'enquête avait débuté après le signalement d'un particulier pour de possibles maltraitances sur des chiots en train de « hurler » dans un appartement de Leuville-sur-Orge. Les associations de protection animale ont dénoncé ces faits et ont appelé à une action vigoureuse contre ce type de trafic.
En conclusion, cette affaire met en lumière la nécessité d'une action forte contre le trafic de chiens et la maltraitance animale. Il est essentiel que les autorités prennent des mesures pour prévenir ce type de crimes et protéger les animaux. La décision du tribunal sera cruciale pour déterminer la suite de cette affaire et les conséquences pour les prévenus.