Selon BFM Business, Jérôme Bernecoli a été invité ce lundi 31 août 2026 dans l’émission « Tout pour investir » présentée par Antoine Larigaudrie, pour expliquer en détail les mécanismes des droits de mutation à titre gratuit. Cette émission, diffusée chaque jour de la semaine, propose des analyses et conseils en matière d’investissement et de gestion de patrimoine.
Ce qu'il faut retenir
- Jérôme Bernecoli était l’invité de l’émission « Tout pour investir » sur BFM Business le 31 août 2026.
- Le sujet principal portait sur les droits de mutation à titre gratuit, un mécanisme fiscal souvent méconnu des contribuables.
- L’émission est diffusée du lundi au vendredi et accessible en podcast sur le site de BFM Business.
- Les droits de mutation à titre gratuit concernent notamment les successions et les donations entre particuliers.
Une émission dédiée à l’investissement et à la gestion de patrimoine
Depuis plusieurs années, l’émission « Tout pour investir » s’impose comme une référence pour les épargnants et les investisseurs souhaitant optimiser leur patrimoine. Présentée par Antoine Larigaudrie, elle aborde chaque jour des thèmes variés, allant des placements financiers aux opportunités immobilières, en passant par des sujets fiscaux comme celui du jour.
Selon nos confrères de BFM Business, cette émission s’adresse aussi bien aux néophytes qu’aux investisseurs expérimentés, avec des formats courts et des interviews d’experts du secteur. Les internautes peuvent également retrouver les replays et les podcasts des émissions sur le site de la chaîne.
Les droits de mutation à titre gratuit : un sujet complexe mais essentiel
Lors de son intervention, Jérôme Bernecoli a rappelé que les droits de mutation à titre gratuit représentent un enjeu majeur pour les familles souhaitant transmettre un patrimoine. Ces droits s’appliquent aussi bien en cas de succession qu’en cas de donation, et leur calcul dépend de plusieurs critères, notamment le lien de parenté entre le donateur et le bénéficiaire.
« Les droits de mutation à titre gratuit sont souvent perçus comme une contrainte, mais ils peuvent aussi être optimisés grâce à une bonne planification », a précisé Jérôme Bernecoli. Il a notamment évoqué les abattements légaux, qui varient selon le degré de parenté, ainsi que les possibilités offertes par certaines stratégies d’anticipation, comme les donations régulières ou la création de sociétés civiles immobilières.
Des abattements et des seuils à connaître pour limiter l’impact fiscal
Selon l’expert, les abattements applicables en 2026 restent identiques à ceux en vigueur en 2025, avec des seuils qui n’ont pas été révisés à la hausse. Par exemple, un parent peut transmettre jusqu’à 100 000 euros par enfant sans droits de donation, tous les 15 ans. Pour les donations entre époux ou partenaires de PACS, l’abattement est de 80 724 euros, tandis que pour les frères et sœurs, il est de 15 932 euros.
Jérôme Bernecoli a également souligné l’importance de bien distinguer les donations en pleine propriété des donations en nue-propriété, cette dernière permettant de conserver l’usufruit du bien tout en transmettant sa valeur. « Ces mécanismes permettent de réduire significativement la fiscalité, mais ils nécessitent une anticipation et une bonne connaissance des règles », a-t-il expliqué.
Les donations : un outil de transmission à optimiser
L’invité de l’émission a insisté sur le fait que les donations constituent un moyen efficace de transmettre un patrimoine de son vivant, tout en bénéficiant d’abattements avantageux. Cependant, il a rappelé que ces opérations sont encadrées par des règles strictes, notamment en matière de délai de rappel fiscal, qui s’étend sur 15 ans pour les donations.
« Une donation mal anticipée peut entraîner des redressements fiscaux coûteux, a averti Jérôme Bernecoli. Il est donc essentiel de se faire accompagner par un professionnel pour éviter les pièges. » Selon lui, les particuliers ont tout intérêt à se renseigner sur les dispositifs existants, comme les donations avec réserve d’usufruit, qui permettent de transmettre un bien immobilier tout en continuant à en jouir.
Les successions : un sujet toujours d’actualité pour les héritiers
Si les donations permettent d’anticiper la transmission, les successions restent un passage obligé pour de nombreuses familles. Jérôme Bernecoli a rappelé que, en l’absence de testament, la répartition des biens entre héritiers est déterminée par la loi. Les droits de succession, calculés sur la part nette recueillie par chaque héritier, peuvent atteindre jusqu’à 45 % pour les tranches les plus élevées, notamment pour les non-parents.
« La planification successorale est un exercice délicat, mais indispensable pour préserver le patrimoine familial », a-t-il indiqué. Il a également évoqué les stratégies permettant de réduire la fiscalité, comme la donation-partage, qui permet de répartir les biens entre les héritiers de manière équitable tout en bénéficiant des abattements.
Avec l’allongement de l’espérance de vie et la complexité croissante des règles fiscales, la transmission de patrimoine reste un sujet central pour de nombreux Français. Si les mécanismes des droits de mutation à titre gratuit sont bien encadrés, leur optimisation nécessite une approche personnalisée et une anticipation sur le long terme.
En 2026, un parent peut transmettre jusqu’à 100 000 euros par enfant sans droits de donation, tous les 15 ans. Cet abattement s’applique également en cas de succession.
La donation en nue-propriété permet de transmettre la valeur d’un bien tout en conservant l’usufruit. Le donataire devient propriétaire du bien, mais le donateur en conserve l’usage jusqu’à son décès ou jusqu’à une date convenue. Cette stratégie permet de réduire la base taxable et donc les droits de mutation.