En 2025, trois sœurs issues d’un ordre religieux autrichien ont quitté leur maison de retraite pour rejoindre leur couvent situé dans les Alpes, après avoir estimé qu’elles ne pouvaient plus y résider, comme le rapporte Ouest France. Leur démarche, qui a attiré l’attention sur leur situation, les a conduites à solliciter l’intervention du Vatican, espérant obtenir le soutien du pape Léon XIV dans cette affaire.
Ce qu'il faut retenir
- Trois religieuses octogénaires ont quitté leur maison de retraite en Autriche en 2025 pour rejoindre leur couvent dans les Alpes.
- Elles estiment ne plus pouvoir y résider en raison de conditions jugées inadaptées à leur âge et à leur état de santé.
- Leur ordre religieux a validé leur décision de quitter l’établissement.
- Elles espèrent obtenir l’aide du pape Léon XIV pour régulariser leur situation.
- Cette affaire soulève des questions sur les conditions de vie des personnes âgées dans les institutions religieuses.
Un départ contraint par des conditions jugées inacceptables
Les trois religieuses, toutes âgées de plus de quatre-vingts ans, ont quitté leur maison de retraite en Autriche après avoir estimé que les conditions de vie n’étaient plus adaptées à leur âge et à leur santé fragile. Selon leur ordre religieux, leur présence au couvent des Alpes autrichiennes était justifiée par la recherche d’un cadre plus adapté à leurs besoins spirituels et physiques. « Nous ne pouvions plus rester là-bas, les locaux ne correspondaient plus à ce que nous attendions », a expliqué l’une d’elles à Ouest France.
Leur départ a été organisé en 2025, une année marquée par plusieurs signalements de difficultés dans des établissements similaires en Europe. Les religieuses ont précisé avoir agi avec l’accord de leur supérieur hiérarchique, même si leur initiative a surpris certains membres de leur communauté. Leur retour au couvent a été perçu comme une tentative de retrouver un cadre plus familier et plus en phase avec leurs valeurs.
Un appel à l’aide adressé au Vatican
Après leur installation dans leur couvent, les trois sœurs ont décidé de solliciter l’intervention du Vatican, espérant que le pape Léon XIV pourrait leur accorder une forme de reconnaissance officielle ou un soutien logistique. Leur démarche, bien que symbolique, reflète une volonté de donner une légitimité à leur choix et de s’assurer que leur retour ne sera pas remis en cause par leur ordre religieux ou les autorités locales.
Dans une lettre adressée au Vatican, elles ont indiqué : « Nous espérons que Sa Sainteté comprendra notre situation et pourra nous aider à officialiser notre retour dans notre couvent ». Leur démarche a été relayée par des médias locaux, suscitant des débats sur la place des personnes âgées dans les institutions religieuses et sur la capacité des ordres à répondre à leurs besoins.
Un contexte marqué par des tensions dans les maisons de retraite
Cette affaire s’inscrit dans un contexte plus large de tensions autour des conditions de vie dans les maisons de retraite, notamment en Europe. En Autriche, plusieurs établissements ont été pointés du doigt pour des manquements en matière de soins et d’accompagnement des résidents. Selon un rapport publié en 2024 par l’Organisation mondiale de la santé, près de 30 % des maisons de retraite en Europe présenteraient des lacunes majeures en termes de qualité de vie et de sécurité.
Les religieuses, conscientes de cette réalité, ont souligné que leur départ n’était pas une décision prise à la légère. « Nous avons longuement réfléchi avant de partir. Notre santé et notre bien-être étaient en jeu », a-t-elle ajouté. Leur cas met en lumière les défis auxquels sont confrontés les ordres religieux dans la gestion des maisons de retraite, souvent confrontés à des contraintes financières et logistiques.
En attendant, la question de la prise en charge des personnes âgées dans les institutions religieuses reste ouverte, tout comme celle de l’adéquation entre les valeurs des ordres et les réalités du terrain. Les prochaines semaines pourraient être déterminantes pour ces trois sœurs, dont l’histoire rappelle que même les vocations les plus ancrées ne sont pas à l’abri des bouleversements de la vie.
Ouest France n’a pas révélé le nom de l’ordre religieux dans son article, se contentant de mentionner qu’il s’agissait d’un ordre autrichien.
Les religieuses attendent une réponse du Vatican et pourraient voir leur situation régularisée par leur ordre religieux dans les prochains mois. Leur avenir dépendra des décisions prises par ces instances.
