La Turquie est actuellement secouée par un vaste scandale boursier touchant un demi-million d'épargnants, selon BFM Bourse. Le gouvernement turc a promis de rembourser les victimes de ce scandale, dont l'ampleur exacte fait débat.

Le ministre turc de la Justice, Akin Gurlek, a promis mercredi de rembourser un demi-million de particuliers victimes d'un vaste scandale boursier, dont s'est saisi le parquet. Les procureurs enquêtent sur les activités frauduleuses de 131 fonds d'investissement détenus par sept sociétés, dont les actifs valent collectivement plus de 826 milliards de livres turques (environ 15 millions d'euros), selon des calculs de médias locaux.

Ce qu'il faut retenir

  • Le scandale boursier touche un demi-million d'épargnants en Turquie.
  • Le gouvernement turc a promis de rembourser les victimes.
  • Les procureurs enquêtent sur les activités frauduleuses de 131 fonds d'investissement.
  • Les actifs des fonds concernés valent plus de 826 milliards de livres turques.

Le contexte du scandale

Les problèmes ont commencé à apparaître après que l'Autorité des marchés de capitaux de Turquie (SPK) a publié, le 28 août, des directives ordonnant aux fonds de ne plus placer l'ensemble de leurs actifs sur une seule action et de diversifier leurs placements. Cette mesure visait à répondre aux inquiétudes liées au fait que certains fonds investissaient massivement dans un petit nombre de titres obscurs ou difficiles à vendre.

Pour se conformer aux nouvelles règles, les fonds ont commencé à vendre des actions et les investisseurs à se retirer. Certains fonds ont alors déclaré qu'ils n'étaient pas en mesure de liquider leurs actifs assez rapidement.

Les conséquences du scandale

Les conséquences du scandale sont importantes, selon Murat Sagman, économiste et conseiller financier. « Les gens oublient assez vite. La crise financière de 2008 a en grande partie disparu de la mémoire collective », a-t-il expliqué à l'AFP. « La confiance peut être rétablie par une action efficace. Cependant, ce processus demandera du temps. Beaucoup de temps. »

Le ministre des Finances, Mehmet Simsek, avait minimisé l'impact de la crise, déclarant à la chaîne de télévision privée NTV que le problème ne concernait qu'un faible pourcentage des 2 038 fonds d'investissement de la Turquie. « Nous avons mis en quarantaine la zone problématique. L'épargne des investisseurs sera protégée », a-t-il assuré, ajoutant que la plupart des fonds concernés étaient l'équivalent turc des fonds spéculatifs.

Les poursuites

Les poursuites contre les personnes impliquées dans le scandale ont déjà commencé. « À ce jour, nous avons engagé des poursuites contre 63 personnes. Quatre sont placés en détention, d'autres sont en garde à vue ou font l'objet de mesures de contrôle strictes, et certaines ont pris la fuite », a expliqué le ministre de la Justice, Akin Gurlek.

Et maintenant ?

Le gouvernement turc doit maintenant prendre des mesures pour rétablir la confiance des investisseurs et protéger l'épargne des particuliers. Les prochaines semaines seront cruciales pour déterminer l'ampleur exacte du scandale et les conséquences pour les personnes impliquées.

Les autorités turques devraient également prendre des mesures pour prévenir de tels scandales à l'avenir, en renforçant la régulation et la surveillance des fonds d'investissement. La date du 17 septembre marque un tournant important dans cette affaire, car c'est à cette date que l'Autorité des marchés de capitaux de Turquie a placé les fonds concernés en liquidation.

En conclusion, le scandale boursier en Turquie est un événement grave qui touche un demi-million d'épargnants et soulève des questions importantes sur la régulation et la surveillance des fonds d'investissement. Les conséquences de ce scandale seront importantes et il est essentiel que les autorités turques prennent des mesures pour rétablir la confiance des investisseurs et protéger l'épargne des particuliers.