Le Français Noah Gugnon (9 victoires, 2 défaites) effectue ce samedi 9 août 2026 ses grands débuts à l’UFC lors de l’événement organisé à Belgrade (Serbie), face au Monténégrin Milos Janicic (19 victoires, 3 défaites). Ce combat, diffusé en direct sur RMC Sport 1, marque l’entrée remarquée du poids léger tricolore dans la plus prestigieuse organisation mondiale d’arts martiaux mixtes, selon ce qu’a révélé RMC Sport.
Avec un ratio impressionnant de 19 finishes en 19 victoires, Janicic – surnommé « Le Cobra » – incarne parfaitement le profil du combattant capable de mettre fin à un combat dans les premiers rounds. Pour Gugnon, dont la signature à l’UFC a été officialisée fin juin 2025 par surprise, cette première représente un défi de taille : affronter un adversaire plus expérimenté, sur un territoire hostile, avec seulement un mois et demi de préparation.
Ce qu'il faut retenir
- Noah Gugnon (25 ans, 9-2) affronte Milos Janicic (29 ans, 19-3) ce samedi 9 août 2026 à Belgrade lors d’un événement UFC diffusé sur RMC Sport 1.
- Janicic affiche un ratio parfait de 19 victoires par finish en 19 combats, dont plusieurs KO en moins d’une minute.
- La signature de Gugnon à l’UFC a été officialisée fin juin 2025, après des mois d’attente et une candidature infructueuse pour remplacer un combattant lors de l’UFC Paris en septembre 2025.
- Le Français, qui compte cinq victoires consécutives depuis octobre 2024, a progressé techniquement en rejoignant la Ghost Arena de Lyon, où il prépare désormais ses combats sous la direction de Fatah Menane.
- Gugnon se définit comme un combattant axé sur la pression constante, avec une philosophie visant à épuiser mentalement son adversaire avant de trouver une ouverture.
- Son manager, Guillaume Peltier, confirme que l’organisation apprécie ce profil de « finisseur naturel » capable de relever des défis immédiats.
Un parcours jalonné de défis et une signature qui surprend
La carrière de Noah Gugnon n’a rien eu d’un long fleuve tranquille. Originaire de Spicheren (Moselle), il s’est d’abord initié au grappling avant de se tourner vers le MMA, enchaînant les combats dans des organisations régionales comme le 100% Fight. Ses trois premiers affrontements, tous soldés par des victoires en moins de deux rounds, ont rapidement révélé un style particulier : un combattant qui avance sans cesse, forçant l’adversaire à reculer ou à céder sous la pression.
« Je me décrirais comme un combattant qui va de l’avant et qui met une pression constante à son adversaire. Jusqu’à ce que je trouve une ouverture ou que l’adversaire craque mentalement, c’est ça ma philosophie », expliquait-il récemment dans les colonnes de RMC Sport. Si Gugnon ne revendique pas systématiquement la recherche du finish, son style offensif et son taux de victoires par soumission ou KO en ont fait un profil rare : aucune de ses onze victoires n’a été remportée aux points.
Sa signature à l’UFC est arrivée dans un contexte où les recrues françaises se faisaient rares. Alors que d’autres noms hexagonaux plus médiatisés attiraient l’attention, c’est Gugnon, alors combattant de l’Ares, qui a ouvert le bal des nouvelles signatures estivales. « J’avais trouvé étrange que Guillaume m’envoie un message très tôt le matin, à 5h », confiait-il quelques semaines plus tard. « Je me suis douté que de grandes choses allaient se passer. Mais quand il m’a confirmé que la signature était officielle, j’étais très étonné que ça arrive très rapidement, comme ça… »
Une préparation express face à un adversaire taillé pour les finishes
Milos Janicic, recruté par l’UFC pour son charisme et son efficacité, incarne à lui seul la mission qui attend Gugnon. Avec un palmarès de 19 victoires, dont 16 par KO et 3 par soumission, le Monténégrin est un spécialiste des fins de combat expéditives. Son dernier succès en date, obtenu en mars 2026 par KO au premier round, a confirmé son statut de « tueur » aux yeux des bookmakers.
Pour Gugnon, l’enjeu est double : prouver qu’il peut rivaliser avec un profil aussi tranchant, et le faire dans un contexte peu favorable. Belgrade, capitale de la Serbie, sera un terrain hostile, où le public local n’aura d’yeux que pour Janicic. « Les opportunités de rentrer à l’UFC sont rares dans une carrière, il faut savoir les saisir », rappelait le Français. « Quand Guillaume m’a annoncé ma signature pour l’UFC Belgrade, je ne lui ai même pas demandé qui était mon adversaire, j’étais juste trop content de combattre. C’est mon entraîneur qui m’a parlé du mec par la suite. (...) Depuis le début de ma carrière, je n’ai affronté aucun faire-valoir, que des adversaires avec un bilan positif. J’ai toujours relevé de gros défis, et je pense que l’UFC aime ça. »
Cette capacité à affronter des adversaires mieux classés que lui a d’ailleurs séduit l’organisation, selon son manager. « L’UFC apprécie les profils qui osent se mesurer à des combattants expérimentés, surtout quand ils le font avec un style aussi identifiable », a indiqué Guillaume Peltier à RMC Sport.
L’influence de BSD et Ziam, deux références françaises du MMA
Si Gugnon affiche un style résolument offensif, il n’en cache pas moins ses inspirations. Deux figures du MMA tricolore ont marqué son parcours ces dernières années : Benoît Saint-Denis (BSD) et Farès Ziam. Comme BSD, il mise sur une approche physique et mentale exigeante, avec une philosophie de combat agressive. « Beaucoup de finishs, une signature à l’UFC assez jeune… Oui, je sens qu’il y a quand même quelques similitudes entre nos débuts de carrière avec Benoît », déclarait-il récemment dans l’émission Mandale.
Quant à Farès Ziam, il a été un mentor indirect pour Gugnon après ses deux premières défaites en 2023 et 2024. Le Lorrain a alors décidé de se réinventer, en s’installant à Lyon pour s’entraîner sous la direction de Fatah Menane, ancien coach de Ziam. Ce changement a porté ses fruits : ses cinq dernières victoires, toutes décrochées « avec la manière », ont propulsé Gugnon dans le cercle des espoirs français du MMA.
« J’ai toujours aimé les défis, et c’est ce qui m’a permis de progresser », expliquait Gugnon. « Avant, je me contentais de gagner. Maintenant, je veux gagner avec style, et montrer que je peux performer à haut niveau. » Son passage dans la saison 2 de la série La Cage, diffusée sur Netflix, devrait également contribuer à sa notoriété naissante.
Un profil qui séduit, mais un défi immédiat
Avec un record de 9 victoires pour 2 défaites, dont la dernière obtenue par soumission en mars 2024, Gugnon a su rebondir après une période difficile. Son parcours, jalonné de combats contre des adversaires expérimentés, lui a permis de forger une réputation de combattant courageux, capable de rivaliser avec les meilleurs.
« J’ai toujours relevé de gros défis, et je pense que l’UFC aime ça », rappelait-il. Son style, axé sur la pression constante, correspond d’ailleurs aux attentes de l’organisation, qui cherche à promouvoir des athlètes capables de créer du spectacle. « Je n’ai que des victoires par finish, mais le finish, je ne le recherche pas forcément. C’est la pression que je mets qui va m’y emmener », ajoutait-il.
Reste à savoir si cette philosophie suffira face à Janicic, dont la réputation de finisseur n’est plus à faire. Pour Gugnon, le premier round sera décisif : soit il impose son jeu, soit il devra trouver une solution rapide pour éviter de subir le même sort que ses prédécesseurs.
Milos Janicic, surnommé « Le Cobra », est un combattant monténégrin de 29 ans (19 victoires, 3 défaites) spécialiste des finishes. Il affiche un ratio parfait de 19 victoires par KO ou soumission en 19 combats, dont plusieurs obtenus en moins d’une minute. Recruté par l’UFC pour son charisme et son efficacité, il a pour mission de chauffer le public serbe lors de l’événement de Belgrade, selon RMC Sport.
Noah Gugnon se définit comme un combattant axé sur la pression constante et la marche en avant. Il mise sur une approche mentale et physique pour épuiser son adversaire avant de trouver une ouverture. Aucun de ses onze victoires en carrière n’a été obtenu aux points : il compte 7 soumissions et 4 KO, tous en moins de deux rounds. Son style rappelle celui de Benoît Saint-Denis (BSD), dont il s’inspire ouvertement.