Un adolescent de 13 ans a définitivement perdu l’usage de son œil droit après avoir été touché par un projectile, samedi 30 mai au soir, dans le centre-ville de Bobigny. Les faits se sont déroulés en marge des festivités organisées pour célébrer la victoire du Paris Saint-Germain en Ligue des Champions, selon BFM - Faits Divers.

Ce qu'il faut retenir

  • Un adolescent de 13 ans a été grièvement blessé à l’œil droit par un projectile.
  • Il a perdu définitivement l’usage de son œil droit et est actuellement hospitalisé dans un établissement spécialisé en ophtalmologie.
  • La blessure pourrait avoir été causée par un tir de LBD, d’après une personne de son entourage.
  • Le parquet de Bobigny a ouvert une enquête et saisi l’Inspection générale de la Police nationale (IGPN).
  • Plusieurs parlementaires LFI ont diffusé une vidéo de l’adolescent blessé sur les réseaux sociaux.

Selon les informations rapportées par BFM - Faits Divers, l’adolescent se trouvait dans le centre-ville de Bobigny lorsque l’incident s’est produit. Il a été transporté d’urgence vers un hôpital spécialisé, où les médecins ont diagnostiqué une atteinte irréversible de son œil droit. Une personne de son entourage, contactée par la chaîne d’information, a affirmé que la blessure pourrait avoir été causée par un tir de lanceur de balles de défense (LBD) utilisé par les forces de l’ordre.

Ce drame a immédiatement suscité l’émotion parmi les élus locaux. Le député Aly Diouara, représentant la circonscription, a annoncé sur les réseaux sociaux avoir effectué un signalement au procureur de la République de Bobigny. Il a également partagé une vidéo de l’adolescent blessé juste après les faits, afin d’alerter l’opinion publique sur les circonstances de cette blessure.

Face à la gravité de la situation, le parquet de Bobigny a décidé d’ouvrir une enquête préliminaire. Dans ce cadre, l’Inspection générale de la Police nationale (IGPN), souvent désignée comme la « police des polices », a été saisie pour mener les investigations nécessaires. Les enquêteurs devront notamment déterminer si un tir de LBD est bien à l’origine de la blessure, et identifier les responsables éventuels parmi les forces de l’ordre présentes sur place.

Les célébrations de la victoire du PSG en Ligue des Champions avaient rassemblé des milliers de supporters dans plusieurs villes françaises, dont Bobigny. Ces rassemblements festifs, souvent animés, donnent parfois lieu à des débordements ou à des interventions des forces de l’ordre. Les organisateurs et les autorités locales avaient mis en place des dispositifs de sécurité renforcés pour encadrer ces événements, mais des incidents comme celui-ci rappellent les risques inhérents à de grandes concentrations de foule.

« La blessure pourrait avoir été causée par un tir de LBD d'un policier. »
— Une personne de l’entourage de l’adolescent, contactée par BFM - Faits Divers

Cette affaire intervient dans un contexte où les relations entre les forces de l’ordre et les jeunes des quartiers populaires restent souvent tendues. Les interventions policières lors de rassemblements festifs ou de manifestations font régulièrement l’objet de critiques, notamment sur l’usage des LBD, dont l’usage a déjà été pointé du doigt dans plusieurs affaires de blessures graves.

L’enquête de l’IGPN devra établir avec précision les circonstances exactes de l’incident. Les enquêteurs pourront s’appuyer sur les images des caméras de surveillance, les témoignages des passants, ainsi que sur les déclarations des forces de l’ordre présentes sur les lieux au moment des faits. Si la responsabilité d’un policier est engagée, une procédure disciplinaire, voire pénale, pourrait être engagée à son encontre.

Et maintenant ?

L’enquête ouverte par le parquet de Bobigny et confiée à l’IGPN pourrait prendre plusieurs semaines avant de livrer ses premières conclusions. Dans l’immédiat, les autorités judiciaires devraient se concentrer sur l’identification des éventuels responsables et sur la reconstitution précise des faits. Une confrontation entre les différents témoignages et les images disponibles sera probablement organisée pour établir la vérité.

Par ailleurs, cette affaire pourrait relancer le débat sur l’usage des LBD lors des rassemblements festifs ou des manifestations. Plusieurs parlementaires, à l’instar d’Aly Diouara, pourraient demander des comptes aux autorités sur les protocoles d’intervention utilisés par les forces de l’ordre dans ce type de contexte.

La famille de l’adolescent, actuellement en état de choc, a indiqué qu’elle suivrait attentivement l’avancée de l’enquête. Les associations de défense des droits humains, ainsi que certaines organisations syndicales policières, pourraient également s’emparer de ce dossier pour en tirer des enseignements plus larges sur les pratiques policières.

Reste à savoir si cette affaire donnera lieu à des mesures concrètes de la part des autorités, qu’il s’agisse de modifications des protocoles d’intervention ou de sanctions contre les responsables identifiés. Pour l’heure, la priorité reste la santé de l’adolescent, dont l’état, bien que stabilisé, laisse craindre des séquelles durables.

L’IGPN, saisie par le parquet de Bobigny, doit mener une enquête préliminaire pour établir les circonstances exactes de la blessure. Les enquêteurs vont recueillir les témoignages, analyser les images disponibles et confronter les versions des différents acteurs impliqués. Une fois ces éléments réunis, le parquet décidera des suites à donner, qui pourraient aller jusqu’à une mise en examen.