Les établissements pénitentiaires pour mineurs, ouverts entre 2006 et 2008, accueillent des jeunes âgés de 13 à 18 ans. Leur création avait été justifiée à l’époque par la volonté d’investir davantage dans l’éducation et la réinsertion, avec un budget considérable, des bâtiments modernes, des salles de classe et des activités en tous genres.

Alexandre Bagdassarian, journaliste, a voulu comprendre ce que ça signifie d’être un jeune confronté à la prison, en observant les trajectoires, les voix, les corps de celles et ceux qui vivent cette réalité. Il a passé deux jours par semaine dans un établissement pénitentiaire pour mineurs, fixés par la protection judiciaire de la jeunesse et l’administration pénitentiaire.

Le quotidien dans un établissement pénitentiaire pour mineurs

Dans la prison, on trouve des graffitis réalisés lors d’ateliers, des citations d’auteurs et d’autrices bombées au pochoir, des cartes du monde épinglées ici et là. Les cellules peuvent avoir une atmosphère différente, certains écrivent, d’autres dessinent, certains parlent, d’autres sont mutiques. Les murs sont couverts d’histoires, plus ou moins mythifiées, et parfois des phrases simples qui semblent résumer des années de galère : « A 22 heures, j’ai rendez-vous avec la mort. »

Lorsque le ou la jeune est libéré·e ou transféré·e, ses écrits sont recouverts d’une nouvelle couche de peinture. Le mille-feuille s’épaissit. Au fil des mois, le lieu change, les grilles des fenêtres des cellules sont remplacées, puis stockées temporairement à l’extérieur, à côté de piles de vitres brisées.

Les défis de la réinsertion

Les jeunes détenus doivent faire face à de nombreux défis pour leur réinsertion dans la société. Ils ont besoin d’un soutien pour réapprendre à vivre en liberté, à gérer leur temps, à trouver un emploi, à se réinsérer dans leur famille et leur communauté. Cependant, les ressources pour les aider sont souvent limitées, et les jeunes détenus doivent faire face à de nombreux obstacles pour reconstruire leur vie.

Comme le souligne Alexandre Bagdassarian, « Je sens que ça me rend bête d’être ici ». Cette citation reflète le sentiment de nombreux jeunes détenus qui se sentent piégés dans un système qui ne leur offre pas suffisamment de chances de réinsertion.

Les enjeux de la réforme pénitentiaire

La réforme pénitentiaire est un enjeu majeur pour améliorer les conditions de détention et de réinsertion des jeunes détenus. Il est nécessaire de réfléchir à des solutions pour améliorer l’éducation, la formation professionnelle, le soutien psychologique et l’accompagnement des jeunes détenus pour leur permettre de se réinsérer dans la société de manière réussie.

Comme le rappelle Alexandre Bagdassarian, « Il est important de comprendre que les jeunes détenus ne sont pas des délinquants, mais des jeunes qui ont besoin d’un soutien pour reconstruire leur vie ». Il est donc essentiel de trouver des solutions pour les aider à se réinsérer dans la société et à devenir des membres productifs de la communauté.

En conclusion, l’expérience d’Alexandre Bagdassarian dans un établissement pénitentiaire pour mineurs met en lumière les défis auxquels sont confrontés les jeunes détenus et souligne l’importance de la réforme pénitentiaire pour améliorer leurs conditions de détention et de réinsertion. Il est essentiel de trouver des solutions pour aider les jeunes détenus à se réinsérer dans la société et à devenir des membres productifs de la communauté.

Les principaux défis auxquels sont confrontés les jeunes détenus incluent la réinsertion dans la société, la recherche d’un emploi, la gestion de leur temps, la réconciliation avec leur famille et leur communauté, ainsi que l’accès à des ressources pour les aider à reconstruire leur vie.