Selon Le Figaro, un comedy club de Lille a été accusé de ne pas payer ses humoristes. Cette affaire a éclaté après que Thomas Calone, un humoriste suivi par 6000 personnes, a publié une vidéo sur les réseaux sociaux, dans laquelle il pointe du doigt le Spotlight, le plus gros comedy club de la ville, qui lui aussi ne paierait pas ses artistes.

Thomas Calone explique avoir gagné seulement 100 euros en deux ans pour 153 représentations dans l’établissement, qui lui rétorque que seuls les spectacles rodés font l’objet d’une rémunération et que ce n’est un secret pour personne. L’humoriste nordiste reproche à l’établissement de faire payer cinq euros l’entrée dans la salle, qui compte 180 places, sans rien reverser aux comédiens.

Ce qu'il faut retenir

  • Thomas Calone a gagné 100 euros en deux ans pour 153 représentations au Spotlight.
  • Le Spotlight ne paie pas les artistes pour les représentations non rodées.
  • L’établissement fait payer cinq euros l’entrée dans la salle sans reverser de rémunération aux comédiens.

La réaction du Spotlight

La direction du Spotlight a répondu mercredi soir à Thomas Calone. Dans une publication Instagram de quinze pages, la direction du Spotlight explique programmer quatre comedy clubs par semaine, avec sept à huit participants disposant d’un temps de passage de huit minutes. Ces artistes ne sont effectivement pas payés. « Mais ça n’a jamais été un secret, assure la salle. Les comédiens qui viennent l’ont demandé. Ils s’inscrivent eux-mêmes, sont au courant des conditions et sont libres d’annuler. »

Le cogérant du Spotlight, Gérémy Crédeville, a lui aussi réagi sur les réseaux sociaux. « En direct du camping », il regrette que l’institution se prenne actuellement « des seaux de merde » après les déclarations « fausses » de Thomas Calone. « Tous les artistes qui ont joué leur spectacle chez nous pendant les seize dernières années ont été payés et le seront au cours des seize prochaines », commente-t-il.

Les conséquences

Le Spotlight ne ferme pas les yeux sur cette problématique. Le théâtre lillois a annoncé l’ouverture d’ici au 1er octobre d’un « temps de réflexion pour imaginer l’avenir » de ses comedy clubs. « Repenser notre modèle, faire évoluer les plateaux ou envisager leur arrêt : toutes les pistes sont aujourd’hui sur la table », écrivent les propriétaires, qui ont décidé de suspendre ces événements pour les prochaines semaines afin de « préserver les équipes » et « éviter les pressions extérieures pour les artistes programmés ».

Et maintenant ?

La question de la rémunération des artistes dans les comedy clubs de Lille reste en suspens. Les prochaines semaines seront décisives pour l’avenir de ces événements. Les propriétaires du Spotlight ont décidé de suspendre les comedy clubs pour réfléchir à leur modèle et à leur avenir. Il reste à voir comment cette situation évoluera et si les artistes seront finalement rémunérés pour leurs prestations.

En attendant, les spectateurs et les artistes restent à l’affût de la suite des événements. La situation actuelle soulève des questions sur la rémunération des artistes et sur l’avenir des comedy clubs à Lille. Seul l’avenir dira si les propriétaires du Spotlight trouveront une solution pour rémunérer équitablement les artistes et sauver les comedy clubs de la ville.