Selon Franceinfo - Culture, un concert gratuit du chanteur franco-israélien Amir, prévu dimanche à Marseille, a été annulé pour des « raisons de sécurité » après des appels au boycott de militants propalestiniens. Ce concert devait avoir lieu dans un grand centre commercial du centre-ville, dans le cadre d'une série de spectacles gratuits tout au long de l'été.

Des appels au boycott ont circulé sur les réseaux sociaux, comme lors de plusieurs spectacles récents du chanteur. Le collectif Union Palestine Marseille, qui avait appelé au boycott « dans une démarche exclusivement pacifique », s'est félicité de ce qu'il a qualifié de « victoire de la mobilisation populaire ».

Ce qu'il faut retenir

  • Le concert d'Amir à Marseille a été annulé pour des raisons de sécurité.
  • Des appels au boycott avaient été lancés par des militants propalestiniens.
  • Le collectif Union Palestine Marseille se félicite de la décision.

Contexte

Le chanteur Amir, lors d'un concert à Paris en hommage aux victimes de l'attaque du 7-Octobre en Israël, le 6 octobre 2024, avait déjà été au centre de polémiques. Quelques jours après l'interruption d'un concert de la DJ Barbara Butch, un autre événement avec Amir a été annulé, cette fois pour des « raisons de sécurité ».

La direction du centre commercial où devait se tenir le concert a annoncé sur Facebook que « pour des raisons de sécurité, la session du Sunset Live prévue ce dimanche 26 juillet aux Terrasses du Port est annulée. Cette décision vise à garantir la sécurité des artistes, du public, de nos équipes et de l'ensemble des personnes présentes sur le site. Nous regrettons cette annulation ».

Réactions

L'annulation a provoqué de nombreuses réactions indignées. Le Crif Marseille Provence a « exprimé sa profonde inquiétude » estimant que « sous prétexte de liberté d'expression et de boycott prétendument pacifique ces organisations imposent progressivement leur loi à la vie culturelle ». La Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (Licra) s'en est également indignée, appelant à « ne rien céder ».

Le Crif national avait déjà dénoncé lundi une « chasse aux artistes juifs ou engagés contre l'antisémitisme » après l'interruption à Grenoble d'un concert de la DJ Barbara Butch par des militants propalestiniens, en appelant au ministère de la Culture.

Et maintenant ?

La question se pose maintenant de savoir comment les organisateurs de concerts et les autorités vont gérer ces appels au boycott et ces menaces pour la sécurité. Les prochaines semaines devraient être cruciales pour comprendre comment cette situation va évoluer et quelles seront les conséquences pour les artistes et le public.

En attendant, le débat sur la liberté d'expression et le droit au boycott continue, avec des positions tranchées des deux côtés. Il reste à voir comment les institutions et les organismes concernés vont trouver un équilibre entre ces droits et la nécessité de maintenir l'ordre public.