Un tournant important vient de se produire dans l'affaire du couple australo-britannique vivant en autarcie dans la forêt des Abruzzes, en Italie, selon Le Figaro. Le couple, composé de Catherine Birmingham, une Australienne de 45 ans, et de Nathan Trevillon, un Britannique de 51 ans, devrait pouvoir accueillir à nouveau ses enfants, après leur retrait par les services sociaux en novembre 2025.
Le tribunal pour mineurs de l'Aquila a approuvé un chemin de réunification « par étapes », sous la supervision des services sociaux, a indiqué leur avocat ce mardi. Cette décision intervient après une longue bataille juridique et médiatique, qui a suscité l'attention de plusieurs personnalités politiques, notamment la première ministre Giorgia Meloni.
Ce qu'il faut retenir
- Le couple australo-britannique vivait en autarcie dans la forêt des Abruzzes avec ses trois enfants.
- Les enfants ont été retirés à leurs parents par les services sociaux en novembre 2025.
- Le tribunal pour mineurs de l'Aquila a approuvé un chemin de réunification « par étapes » sous la supervision des services sociaux.
- La première ministre Giorgia Meloni a estimé que les magistrats étaient « allés trop loin » en séparant les enfants de leur mère.
Le contexte
Catherine Birmingham et Nathan Trevillon s'étaient installés en 2021 en périphérie d'un village italien, Palmoli, recherchant une vie « sans stress » et en harmonie avec la nature. Ils vivaient auprès d'animaux, utilisaient des toilettes sèches en extérieur et la seule énergie de panneaux solaires. En cohérence avec ce mode de vie alternatif, les enfants n'étaient ni vaccinés, ni scolarisés.
La famille avait été proposée un logement par les pouvoirs publics, mais les parents avaient rapidement renoncé à cet appartement, craignant de boire de l'eau traitée au chlore ou de devenir complice de l'agrandissement du trou de la couche d'ozone. Cette famille, déjà perçue comme marginale, était pourtant toujours passée sous les radars des autorités.
Les événements clés
C'est en septembre 2024, après une intoxication due à la consommation de champignons vénéneux, que l'équilibre de la famille a été rompu. Les cinq membres de la famille ont dû être transportés d'urgence à l'hôpital par hélicoptère. Sur place, les parents ont refusé que l'on pose une sonde nasale à l'un de leurs enfants, alertant encore davantage le personnel médical. Un signalement a été fait aux services sociaux.
En novembre 2025, les enfants ont été retirés à leurs parents par les services sociaux et placés dans un foyer d'accueil. Leur mère était autorisée à vivre avec eux, jusqu'à ce qu'elle soit exclue en avril dernier, en raison de son attitude hostile à l'égard des éducateurs. Depuis lors, le couple voyait ses enfants par appels visio ou lors de rendez-vous sous surveillance à l'intérieur ou à l'extérieur de la structure.
Les réactions
Catherine Birmingham a déclaré au micro de la Rai, principale chaîne de télévision italienne : « Nous n'avons rien fait de mal en voulant retourner à la nature ». Cette affaire a suscité l'attention de plusieurs personnalités politiques, notamment Matteo Salvini, le patron de la Lega, qui appelle à la liberté éducative et s'offusque de l'immixtion de l'administration et des juges dans la vie privée des ménages.
Giorgia Meloni, la première ministre, a estimé que les magistrats étaient « allés trop loin » en séparant les enfants de leur mère. Elle a déclaré : « Les enfants n'appartiennent pas à l'État, les magistrats oublient les limites. Séparer une mère de ses enfants est une expérience profondément traumatisante ».
En conclusion, cette affaire met en lumière les complexités et les défis liés à la prise en charge des enfants et à la liberté éducative. Il est essentiel de trouver un équilibre entre la protection des enfants et le respect de la liberté des parents, tout en veillant à ce que les besoins des enfants soient satisfaits.