Un étage supérieur de la fusée Falcon 9 de SpaceX, lancé en 2015, doit s’écraser accidentellement sur la surface lunaire ce mercredi 8 août 2026. Selon France 24, l’engin, d’une masse d’environ quatre tonnes, devrait percuter le sol sélène à une vitesse proche de 8 700 km/h. Cet événement, d’ores et déjà prévu, pourrait laisser un cratère visible depuis la Terre grâce à des observations télescopiques.
Ce qu'il faut retenir
- Date de l’impact : mercredi 8 août 2026, selon les calculs des chercheurs.
- Vitesse d’impact : près de 8 700 km/h pour un objet de quatre tonnes.
- Origine de l’objet : étage supérieur d’une fusée Falcon 9 de SpaceX, lancée en 2015.
- Conséquence attendue : formation d’un cratère lunaire observable depuis la Terre.
- Précision scientifique : aucun danger pour la Terre ou d’éventuelles missions lunaires.
Un objet spatial hors de contrôle depuis plus d’une décennie
L’étage supérieur de la fusée Falcon 9, lancé en février 2015, n’a jamais été conçu pour revenir sur Terre ou être désorbité de manière contrôlée. Après avoir accompli sa mission primaire, à savoir propulser un satellite météorologique vers une orbite géostationnaire, l’étage s’est retrouvé en orbite autour du Soleil. Les calculs de trajectoire, réalisés par plusieurs astronomes et agences spatiales, confirment désormais que sa route croise celle de la Lune, rendant l’impact inévitable.
Comme l’explique France 24, ce type de scénario illustre les défis croissants liés à la gestion des débris spatiaux, notamment pour les missions lunaires ou interplanétaires. Aucun système de suivi n’avait été prévu à l’époque pour cet étage, soulignant l’évolution des pratiques dans le domaine spatial.
Un impact attendu mais sans danger pour la Terre
Contrairement à une idée reçue, l’écrasement de cet étage sur la Lune ne représente aucun risque pour notre planète. La masse de l’objet, estimée à quatre tonnes, et sa vitesse de collision, de près de 8 700 km/h, suffiront à créer un cratère de plusieurs dizaines de mètres de diamètre. Les experts s’accordent à dire que l’impact aura lieu sur la face cachée de la Lune, limitant les risques d’observation directe depuis la Terre, mais permettant une détection via des télescopes terrestres.
Les scientifiques du programme d’observation lunaire de la NASA et de l’ESA (Agence spatiale européenne) ont déjà planifié des campagnes de suivi pour analyser les données de l’impact. Ces observations pourraient apporter des éclairages sur la composition du sol lunaire et les effets des collisions à haute vitesse dans un environnement dépourvu d’atmosphère.
Une opportunité pour étudier les conséquences des impacts lunaires
Bien que cet événement soit accidentel, il offre une occasion rare d’étudier les effets d’un impact à grande échelle sur la Lune. Les chercheurs pourront notamment mesurer la taille du cratère formé, analyser les éjectas projetés et comparer ces données avec les modèles théoriques existants. Selon les spécialistes interrogés par France 24, cette collision pourrait aussi servir de référence pour évaluer les risques liés aux futurs débris spatiaux en orbite lunaire ou martienne.
« Cet impact nous permettra de mieux comprendre comment les objets artificiels interagissent avec la surface lunaire, une donnée essentielle pour les missions habitées futures », a déclaré un porte-parole du Laboratoire de physique lunaire de l’Université du Colorado, cité par France 24. Les résultats pourraient influencer la conception des futures fusées et satellites, en intégrant des systèmes de désorbitation contrôlée.
Si les conditions météo le permettent, certains observatoires pourraient tenter de capturer des images du flash lumineux généré par la collision. Les résultats de cette observation seront partagés avec la communauté scientifique dans les semaines à venir, offrant une nouvelle pièce au puzzle de notre connaissance de la Lune.