Un trentenaire, parti d’Égypte il y a six mois, a déjà parcouru près de la moitié du globe en privilégiant les modes de transport terrestres et maritimes. Selon Ouest France, ce voyageur, dont l’identité n’a pas été révélée, circule depuis octobre 2025 en voiture, à dos de chameau, en bateau à voile et même à l’arrière d’un camion transportant des volailles. Il se trouve actuellement en République dominicaine, après un périple qui l’a mené à travers l’Afrique, l’Europe et une partie de l’Amérique latine.
Ce projet, à la fois écologique et sportif, vise à démontrer qu’il est possible de voyager sans recourir au transport aérien. Le voyageur a expliqué à Ouest France que son aventure s’inscrit dans une démarche de réduction de son empreinte carbone. « Je voulais prouver que l’on peut explorer le monde sans contribuer à la crise climatique », a-t-il déclaré. Son itinéraire, entièrement conçu avant son départ, alterne entre trajets organisés et rencontres avec des locaux pour faciliter les déplacements.
Ce qu'il faut retenir
- Un voyageur de 30 ans a entamé en octobre 2025 un tour du monde sans avion depuis Le Caire, en Égypte.
- Il a déjà parcouru près de la moitié du globe, passant par l’Afrique, l’Europe et une partie de l’Amérique latine.
- Ses moyens de transport incluent la voiture, le bateau à voile, le chameau et même un camion de volailles.
- Son objectif est de réduire son empreinte carbone et de promouvoir des alternatives durables au voyage aérien.
Un défi écologique et humain
Ce périple, qui pourrait durer jusqu’à deux ans, s’appuie sur une logistique rigoureuse. Le voyageur a indiqué à Ouest France avoir dû s’adapter à des conditions parfois difficiles, comme les températures extrêmes du désert ou les tempêtes en mer. « Chaque étape est une nouvelle aventure, mais aussi un défi à relever », a-t-il précisé. Son parcours évite délibérément les aéroports, remplacés par des trajets en train, en bus ou en bateau. En République dominicaine, il prépare désormais la traversée des Caraïbes, une étape qu’il espère réaliser en voilier.
Les réseaux sociaux jouent un rôle clé dans ce projet, permettant au voyageur de partager ses découvertes avec un public de plus en plus large. Ses publications, souvent accompagnées de photos et de vidéos, suscitent un vif intérêt. Certains internautes lui ont même proposé des hébergements ou des conseils pour la suite de son aventure. « La solidarité que je rencontre est incroyable », a-t-il souligné. Ce mode de voyage favorise les échanges culturels et économiques locaux, un point qu’il met en avant pour encourager d’autres à suivre son exemple.
Un parcours jalonné de défis
Les premiers mois de ce tour du monde ont été marqués par des imprévus. En Afrique du Nord, le voyageur a dû négocier des passages à travers des zones désertiques, où les températures dépassaient parfois les 50 °C. En Europe, il a opté pour des traversées maritimes entre la péninsule Ibérique et les îles Canaries, avant de rejoindre l’Amérique du Sud. « La gestion du temps et des ressources est un casse-tête quotidien », a-t-il expliqué à Ouest France. Il a également dû faire face à des retards imprévus, comme une tempête qui l’a retenu deux semaines dans un port portugais.
Pour financer son projet, il a recours à des économies personnelles et à des partenariats avec des entreprises locales, spécialisées dans le voyage durable. « Sans ce soutien, le voyage serait bien plus compliqué », a-t-il reconnu. Son budget, estimé à environ 20 000 euros pour la première année, couvre les frais de transport, d’hébergement et de nourriture. Une partie de ses dépenses est également couverte par des dons de ses abonnés sur les réseaux sociaux.
Ce projet interroge sur l’avenir du voyage longue distance. Avec l’essor des préoccupations environnementales, de plus en plus de voyageurs cherchent à limiter leur impact écologique. Si ce type d’expédition reste marginal, il pourrait inspirer d’autres initiatives similaires. Reste à voir si ce modèle peut se généraliser, ou s’il restera cantonné à une poignée d’aventuriers prêts à sacrifier confort et rapidité pour une cause écologique.
Oui, selon Ouest France, il a dû faire face à des conditions climatiques extrêmes, comme des températures dépassant 50 °C dans le désert, ainsi qu’à des retards imprévus, notamment une tempête qui l’a retenu deux semaines dans un port portugais. Il a également souligné les défis logistiques liés à la gestion du temps et des ressources.
