Selon Franceinfo – Faits divers, un homme de 45 ans a été condamné mardi 11 août par le tribunal de Niort (Deux-Sèvres) à deux ans de prison ferme pour avoir provoqué 11 départs de feu à l’aide d’un chalumeau dans les Deux-Sèvres et dans le Maine-et-Loire.

Jugé en comparution immédiate, l’homme âgé de 45 ans reconnaît les faits mais n’a fourni aucune explication sur ses motivations, évoquant simplement un ras-le-bol et avoir entendu des voix lui intimant de mettre le feu. La procureure décrit un incendiaire à la personnalité inquiétante, avec une lourde pathologie dépressive, mais pas un pyromane.

Ce qu'il faut retenir

  • L'homme de 45 ans a été condamné à deux ans de prison ferme pour 11 départs de feu.
  • Les incendies ont eu lieu dans les Deux-Sèvres et le Maine-et-Loire.
  • L'homme a reconnu les faits mais n'a pas fourni d'explications sur ses motivations.

Contexte et motivations

Un état psychologique insuffisamment pris en compte selon son avocat, Me Olivier Martinez, qui déclare : « L’incendiaire, lui, a un but précis, politique, économique ou de vengeance, ce qui n’est pas le cas du pyromane qui met le feu sans vraiment savoir. Mon client, quand on nous pose la question, ne sait pas pourquoi il allume ses incendies. Il est dans un mal-être qui le pousse effectivement à faire quelque chose qui le rassure, d’où les incendies ».

Conséquences et réactions

Les 11 départs de feu ont mis sous tension le Service départemental d’incendie et de secours des Deux-Sèvres, qui s’est porté partie civile. Le colonel Sébastien Roux, directeur du SDIS 79, déplore que « les feux ont été sur des périodes horaires très regroupées. Forcément, quand des feux sont d’origine volontaire, ça monopolise énormément de moyens et plus qu’à l’habitude ».

Et maintenant ?

Aux 3 ans de prison dont 1 avec sursis s’ajoute un suivi socio-judiciaire de 4 ans avec obligation d’injonction de soins. L'homme devra donc suivre un traitement pour sa pathologie dépressive et sera surveillé pendant une période de 4 ans après sa sortie de prison.

Cette affaire soulève des questions sur la prise en compte de la santé mentale dans les affaires criminelles et sur la nécessité de prendre des mesures pour prévenir de tels actes à l’avenir.