La Confédération nationale de la défense de l’animal (CNDA) a annoncé son intention de porter plainte contre l’influenceur marseillais surnommé Mortadon, après la diffusion d’une vidéo le montrant en train de frapper un chien lors d’un voyage en Albanie. Selon Ouest France, cette séquence, publiée le 25 juillet, a déclenché une vague d’indignation sur les réseaux sociaux, au point qu’une pétition en ligne a été lancée pour demander des sanctions.
Ce qu'il faut retenir
- Une vidéo montrant Mortadon frappant un chien en Albanie a été publiée le 25 juillet 2026, suscitant une forte réaction sur les réseaux sociaux.
- La Confédération nationale de la défense de l’animal (CNDA) a annoncé son intention de porter plainte contre l’influenceur.
- Une pétition en ligne a été lancée pour demander des sanctions contre Mortadon.
- L’influenceur affirme avoir agi en état de légitime défense face au chien.
- L’incident s’est produit lors d’un voyage de l’influenceur en Albanie.
Une vidéo virale et des réactions immédiates
La séquence, qui montre Mortadon frappant à plusieurs reprises un chien avec le poing, a été largement relayée sur les réseaux sociaux. Dès sa publication, elle a suscité une vague de réactions indignées de la part des internautes. Selon Ouest France, des milliers de personnes ont signé une pétition en ligne appelant à des sanctions contre l’influenceur, tandis que des associations de protection animale ont appelé à boycotter ses contenus. La CNDA, contactée par les médias, a confirmé qu’elle étudiait la possibilité de déposer plainte pour maltraitance animale.
L’influenceur, dont le vrai nom n’a pas été dévoilé, a réagi via ses réseaux sociaux. Dans un message posté le 28 juillet, il a affirmé avoir agi en état de légitime défense face à un chien qui l’aurait attaqué. « Le chien était agressif et je n’avais pas d’autre choix que de me défendre », a-t-il déclaré. Cette version des faits a, pour l’instant, été contestée par les associations, qui estiment que la vidéo ne montre pas de menace immédiate justifiant un tel geste.
Un cas qui s’inscrit dans une série d’affaires similaires
L’affaire Mortadon s’ajoute à une liste croissante de cas de maltraitance animale impliquant des influenceurs, souvent médiatisés après la diffusion de vidéos compromettantes. Ces dernières années, plusieurs personnalités des réseaux sociaux ont été pointées du doigt pour des actes de violence envers des animaux, parfois filmés et partagés volontairement pour attirer l’attention. En 2023, une influenceuse française avait déjà été condamnée pour avoir laissé son chien sans soins pendant plusieurs jours, déclenchant une mobilisation nationale.
Pour les associations de défense animale, ces incidents révèlent un problème plus large : l’impunité dont bénéficient certains créateurs de contenu, malgré les risques de viralité de leurs actes. « Les réseaux sociaux amplifient ces comportements, mais les sanctions restent rares », a souligné un porte-parole de la SPA. La CNDA, de son côté, a indiqué qu’elle travaillait en collaboration avec les autorités albanaises pour faire la lumière sur l’incident, le chien ayant été placé en observation par des vétérinaires locaux.
Cette affaire rappelle aussi les débats récurrents sur la responsabilité des plateformes comme TikTok ou Instagram, qui hébergent ce type de contenus. Plusieurs associations ont déjà demandé une régulation plus stricte pour éviter la diffusion de vidéos encourageant la maltraitance animale, sous couvert de divertissement.
En Albanie, la loi prévoit des amendes pouvant aller jusqu’à 500 000 lekë (environ 4 000 euros) et des peines de prison pouvant atteindre deux ans pour les cas de maltraitance animale les plus graves. Cependant, les poursuites dépendent des preuves disponibles et de la collaboration des autorités locales.