C’est un accord économique et culturel sans précédent qui a été scellé lundi 24 août 2026 entre la France et l’Arabie saoudite. Selon nos confrères de Franceinfo – Politique, les deux pays ont signé un protocole d’investissement de 6 milliards d’euros, avec à la clé la création de trois parcs d’attractions dans le Val-d’Oise, à proximité de la capitale. Ce projet pharaonique, qui promet 22 000 emplois, s’inscrit dans une logique de diversification économique pour Riyad, alors que le royaume cherche à réduire sa dépendance au pétrole.

Ce qu'il faut retenir

  • Un investissement saoudien de 6 milliards d’euros pour trois parcs d’attractions en France
  • Création potentielle de 22 000 emplois dans le Val-d’Oise
  • L’un des parcs s’inspirera de l’univers du manga Dragon Ball Z
  • Le site de Mirapolis à Courdimanche (Val-d’Oise), ancien parc en faillite, servira de base au projet
  • Aucune date d’ouverture n’a encore été communiquée, mais une mise en service progressive est prévue dans les années à venir

L’un de ces trois parcs se distinguera par son inspiration directe du célèbre manga japonais Dragon Ball Z. Une curiosité partagée par le président français Emmanuel Macron et le prince héritier saoudien Mohammed Ben Salmane, tous deux fans de l’œuvre culte des années 1990. Après dix-huit mois de pourparlers confidentiels, les deux dirigeants ont officialisé cet accord lors d’une cérémonie à Paris, marquant une étape majeure dans les relations franco-saoudiennes.

Le choix du site de Mirapolis, à Courdimanche, n’est pas anodin. Ce parc, autrefois le plus grand de France à son ouverture en 1987, a fermé ses portes en 1991, acculé par des dettes abyssales. Abandonné depuis près de 35 ans, il attend depuis des décennies une reconversion. Le projet saoudien pourrait ainsi lui offrir une seconde vie, bien que les modalités exactes de sa réhabilitation restent à préciser.

Un pari économique pour l’Arabie saoudite, mais aussi pour la France

Pour l’Arabie saoudite, cette initiative s’inscrit dans une stratégie plus large de diversification économique. « Il faut penser à l’après-pétrole. Dans cette anticipation, il y a l’idée de développer des secteurs qui n’existaient pas précédemment », a expliqué David Rigoulet-Roze, chercheur à l’Institut français d’analyse stratégique, cité par Franceinfo – Politique. Le pays, historiquement dépendant de ses revenus pétroliers, mise désormais sur le tourisme et les loisirs pour dynamiser son économie et attirer des investissements étrangers.

Côté français, le projet représente une opportunité de revitalisation territoriale pour le Val-d’Oise, une zone déjà marquée par des friches industrielles et des difficultés économiques. Avec 22 000 emplois potentiels, le parc pourrait devenir un moteur pour l’emploi local, même si la répartition exacte des postes et leur nature (permanents, saisonniers, qualifiés) n’ont pas encore été détaillées. Les infrastructures d’hébergement et de restauration prévues devraient, en outre, stimuler l’activité des communes voisines.

Des réactions contrastées chez les habitants de Courdimanche

Sur place, à Courdimanche, les avis divergent quant à ce projet d’envergure. Certains y voient une opportunité de transformation urbaine et économique. « Je pense que ça peut faire vraiment bouger la ville », confie un riverain à Franceinfo – Politique. D’autres, en revanche, expriment des réserves, notamment sur la provenance des investisseurs. « Les Saoudiens, ils ne sont pas tout beaux, tout roses », tempère un autre habitant, évoquant les questions liées aux droits humains et à la gouvernance du royaume saoudien.

Le projet soulève également des interrogations sur son impact environnemental et social. Aucune étude d’impact n’a encore été rendue publique, et les élus locaux n’ont pas détaillé les garanties environnementales envisagées pour ce site en friche depuis des décennies. Pour l’heure, les autorités françaises et saoudiennes se contentent d’évoquer une mise en œuvre progressive des trois parcs, sans calendrier précis. « Les trois parcs ouvriront progressivement dans les prochaines années », indique simplement Franceinfo – Politique, sans plus de précisions.

Un modèle inspiré des grands parcs internationaux

Avec un budget de 6 milliards d’euros, ce projet se positionne comme l’un des plus ambitieux jamais lancés en Europe dans le secteur des loisirs. À titre de comparaison, le budget initial de Disneyland Paris, lors de son ouverture en 1992, s’élevait à environ 3,4 milliards d’euros (ajustés à l’inflation). Le parc saoudien devrait donc dépasser largement le célèbre site francilien en termes d’investissement, même si les superficies et les capacités d’accueil restent à confirmer.

Les détails techniques du projet restent encore flous. Les promoteurs n’ont pas précisé si les parcs s’inspireront du modèle des « destination resorts », combinant attractions, hôtels et espaces commerciaux, comme c’est le cas pour les parcs Disney ou Universal. Une chose est sûre : l’un des trois sites sera entièrement dédié à l’univers de Dragon Ball Z, une première mondiale qui pourrait attirer un public international, notamment japonais et asiatique.

Et maintenant ?

Les prochaines étapes devraient consister en une étude de faisabilité détaillée, incluant une analyse des retombées économiques et environnementales. Les autorités locales du Val-d’Oise et les ministères concernés devraient être associés aux négociations dans les semaines à venir. Une consultation publique pourrait être organisée courant 2027, avant une éventuelle mise en chantier en 2028, sous réserve des autorisations administratives. Reste à voir si ce projet, encore très théorique, parviendra à concilier les attentes économiques, les impératifs écologiques et les sensibilités locales.

En attendant, les habitants de Courdimanche et les observateurs du secteur des loisirs suivent ce dossier avec attention. Si le projet se concrétise, il pourrait redessiner le paysage touristique francilien et offrir une nouvelle vitrine à la coopération franco-saoudienne. Une chose est certaine : avec 6 milliards d’euros et 22 000 emplois en jeu, les enjeux sont colossaux.

Pour l’heure, seul l’un des trois parcs a été officiellement annoncé comme s’inspirant de l’univers de Dragon Ball Z. Les deux autres thèmes n’ont pas été dévoilés par les autorités françaises ou saoudiennes. Des rumeurs évoquent une possible thématisation autour de la culture saoudienne ou du cinéma mondial, mais aucune confirmation n’a été apportée.

Aucune date officielle n’a été communiquée. Selon Franceinfo – Politique, les trois parcs « ouvriront progressivement dans les prochaines années », ce qui laisse supposer un début des travaux entre 2027 et 2029. Les premières études techniques et les consultations publiques devraient précéder toute décision définitive.