Un an et demi après la vente spectaculaire d’un bronze de « L’Âge mûr » de Camille Claudel pour 3,1 millions d’euros, un nouvel exemplaire de cette œuvre emblématique refait surface. Selon Ouest France, ce second exemplaire, disparu des radars depuis plus d’un siècle, sera proposé aux enchères le 20 septembre 2026 à Paris, à l’Hôtel Drouot, dans le cadre des Journées du patrimoine.

Ce qu'il faut retenir

  • Un deuxième bronze de « L’Âge mûr » de Camille Claudel, disparu depuis plus d’un siècle, sera mis aux enchères.
  • La vente est prévue le 20 septembre 2026 à l’Hôtel Drouot, à Paris, dans le cadre des Journées du patrimoine.
  • En février 2025, un premier bronze de cette œuvre avait été adjugé 3,1 millions d’euros.
  • Cette redécouverte souligne l’intérêt croissant pour les œuvres de Camille Claudel, artiste majeure de la fin du XIXᵉ siècle.

Une œuvre emblématique entre dans l’histoire

« L’Âge mûr », sculpture en bronze de Camille Claudel, incarne l’une des pièces les plus symboliques de son répertoire. Selon Ouest France, ce nouvel exemplaire, redécouvert après plus d’un siècle d’absence, relance l’intérêt des collectionneurs et des experts pour cette œuvre. La vente du 20 septembre prochain s’annonce comme un événement majeur pour le marché de l’art, d’autant que la précédente adjudication avait marqué les esprits.

Créée entre 1894 et 1900, cette sculpture représente une femme, symbolisant le passage du temps, entourée de deux figures masculines. Elle illustre la relation tumultueuse entre Claudel et Auguste Rodin, son mentor et amant, un thème qui fascine encore aujourd’hui.

Un marché de l’art en effervescence

La vente de 2025 avait confirmé l’engouement pour les œuvres de Camille Claudel, une artiste longtemps éclipsée par la figure de Rodin. D’après Ouest France, cette nouvelle mise aux enchères pourrait attirer une clientèle internationale, dans un contexte où les sculptures de Claudel atteignent régulièrement des records. Les experts s’interrogent déjà sur le montant que ce bronze pourrait atteindre, d’autant que les œuvres de l’artiste sont devenues des pièces de choix pour les collectionneurs.

Les Journées du patrimoine, organisées à Paris, offrent un cadre prestigieux pour cette vente. L’Hôtel Drouot, institution historique des ventes aux enchères, accueillera cette nouvelle étape de la saga « L’Âge mûr » dans un lieu chargé d’histoire.

Camille Claudel, une artiste enfin reconnue

Longtemps méconnue ou réduite au rôle de muse de Rodin, Camille Claudel est aujourd’hui considérée comme l’une des sculpteurs les plus talentueux de sa génération. Selon Ouest France, cette redécouverte renforce sa place dans l’histoire de l’art, aux côtés de ses contemporains comme Edgar Degas ou Auguste Renoir. Son œuvre, à la fois réaliste et symbolique, continue de fasciner les amateurs d’art.

Ce second bronze de « L’Âge mûr » pourrait ainsi contribuer à réévaluer l’importance de Claudel dans le paysage artistique français. Les musées et les collectionneurs privés pourraient se disputer cette pièce, tant pour son intérêt historique que pour sa valeur marchande.

Et maintenant ?

La vente du 20 septembre 2026 à l’Hôtel Drouot pourrait donner un nouvel élan aux recherches d’œuvres inédites de Camille Claudel. Les experts estiment que d’autres bronzes ou plâtres de l’artiste pourraient refaire surface, d’autant que son atelier a été dispersé après sa mort en 1943. Les prochaines semaines seront cruciales pour anticiper l’impact de cette adjudication sur le marché de l’art.

Reste à savoir si ce second bronze atteindra des sommets comparables à celui de 2025. Une chose est sûre : l’histoire de « L’Âge mûr » n’est pas encore terminée, et Camille Claudel continue de captiver l’imaginaire collectif.

« L’Âge mûr » est considérée comme l’une des sculptures les plus abouties de Camille Claudel, symbolisant à la fois sa maîtrise technique et sa profondeur émotionnelle. Son histoire, liée à sa relation tumultueuse avec Auguste Rodin, ajoute une dimension narrative qui intéresse les collectionneurs. De plus, son style unique, à mi-chemin entre réalisme et symbolisme, en fait une pièce majeure de l’art de la fin du XIXᵉ siècle.