Un policier a été la cible de tirs de mortiers alors qu’il assurait la sécurité lors des célébrations de la victoire du Paris Saint-Germain en Ligue des champions, comme le rapporte BFM - Faits Divers.

Dans un témoignage recueilli par la chaîne d’information, l’agent décrit les circonstances de cette attaque survenue le soir du 30 mai 2026 à Paris, alors que des milliers de supporters parisiens fêtaient le sacre de leur équipe en finale de la Ligue des champions. Selon les premières constatations, ces tirs provenaient d’un groupe de manifestants hostiles aux célébrations organisées par les supporters du PSG.

Ce qu'il faut retenir

  • Un policier a été visé par des tirs de mortiers lors des célébrations du PSG le 30 mai 2026 à Paris.
  • Ces tirs ont eu lieu alors que des milliers de supporters fêtaient la victoire du club en Ligue des champions.
  • Les projectiles provenaient d’un groupe de manifestants opposés aux célébrations organisées par les supporters du PSG.
  • L’agent a pu fournir un témoignage détaillé aux autorités sur les circonstances de l’attaque.
  • Les investigations se poursuivent pour identifier les auteurs des tirs et leurs motivations.

Des tirs ciblant les forces de l’ordre

Selon le récit du policier, les tirs de mortiers ont été lancés alors qu’il se trouvait en première ligne pour sécuriser la zone des célébrations. « On nous a braqués avec ces engins pyrotechniques », a-t-il déclaré à BFM - Faits Divers, soulignant que ces projectiles, bien que souvent utilisés lors de fêtes, peuvent s’avérer dangereux lorsqu’ils sont manipulés de manière malveillante. L’agent a précisé avoir immédiatement alerté ses collègues et s’être mis à l’abri pour éviter tout risque d’accident.

Les images capturées par les caméras de surveillance et les vidéos amateurs diffusées sur les réseaux sociaux montrent des nuages de fumée et des éclats lumineux dans le ciel parisien. Les autorités ont confirmé que plusieurs engins ont été lancés en direction des forces de l’ordre et des rassemblements de supporters, sans faire de blessés graves parmi les policiers ou les civils.

Un contexte de tensions persistantes

Cet incident s’inscrit dans un contexte de tensions récurrentes entre les forces de l’ordre et certains groupes de supporters ou manifestants lors des célébrations sportives. Depuis plusieurs années, les préfectures et les clubs de football renforcent les dispositifs de sécurité pour éviter les débordements, notamment après des épisodes de violences urbaines lors des finales européennes ou des matchs à enjeux.

D’après les chiffres communiqués par la préfecture de police de Paris, plus de 2 500 policiers et gendarmes avaient été mobilisés pour encadrer les festivités du 30 mai, un dispositif exceptionnel comparable à celui déployé lors des grandes manifestations nationales. « Ces tirs démontrent une volonté délibérée de troubler l’ordre public », a commenté un responsable policier sous couvert d’anonymat.

Les investigations en cours

Les enquêtes ont été confiées à la section de recherches de la gendarmerie nationale, en coordination avec la police judiciaire. Les autorités ont lancé un appel à témoins pour recueillir des images ou des informations permettant d’identifier les auteurs des tirs. « Nous traquons toute personne ayant participé à ces actes, quels que soient ses motivations », a indiqué un porte-parole de la préfecture de police.

Parmi les pistes explorées figure l’hypothèse d’un groupe organisé ayant profité de l’ambiance festive pour commettre des actes de vandalisme ou de provocation. Les analyses balistiques des projectiles récupérés sur place pourraient également fournir des indices sur leur provenance ou leur mode de fabrication.

Et maintenant ?

Les prochaines étapes dépendront des résultats des enquêtes en cours. Les autorités pourraient renforcer les contrôles sur les ventes de mortiers et d’engins pyrotechniques dans les semaines à venir, notamment dans la perspective des grands événements sportifs prévus cet été. Une réunion de crise est prévue demain avec les représentants des clubs, des forces de l’ordre et des collectivités locales pour évaluer les dispositifs de sécurité et prévenir de nouveaux incidents.

Les associations de supporters, de leur côté, ont appelé à la responsabilité de chacun pour éviter que des débordements ne nuisent à l’image du football et à la sécurité des habitants. « La fête doit rester un moment de joie partagée, sans violence ni provocation », a rappelé un porte-parole de l’Union des clubs professionnels français.

Les mortiers et autres engins pyrotechniques sont traditionnellement utilisés lors des fêtes populaires en France, notamment pour marquer les victoires sportives ou les événements festifs. Leur usage, bien que réglementé, reste toléré dans certains contextes, mais il peut devenir problématique lorsqu’ils sont détournés à des fins malveillantes ou lancés de manière ciblée.