Depuis une semaine, l'Université Lyon 2 est à la une des actualités, notamment après la mort de Quentin Deranque, un jeune étudiant en mathématiques qui a été assassiné le 1er avril dernier. Ce drame a suscité de nombreuses réactions et débats sur les campus universitaires, notamment à Sciences Po et Lyon 2. En cette période de commémoration, un professeur de géographie, Fabrice Balanche, a révélé donner cours sous protection privée à l'Université Lyon 2, onze mois après avoir été intimidé en plein cours par une quinzaine d'individus masqués qu'il apparente à la «nébuleuse antifasciste qui règne sur les campus».

Dans l'émission «Points de Vue» du Figaro TV, Fabrice Balanche regrette que ne soient prévus «ni hommage ni minute de silence ni d'affichage de portrait de Quentin» sur les murs de l'université Lyon 2 où, précisément, Quentin Deranque était étudiant en mathématiques. L'an passé, l'établissement défrayait déjà la chronique, avant même d'accueillir la conférence donnée par Rima Hassan en marque de laquelle une salve de coups mortels fut portée sur le jeune militant lyonnais.

Une atmosphère de tension et d'intimidation

Le 1er avril dernier, Fabrice Balanche a été lui-même intimidé en plein cours par des activistes d'extrême gauche aux cris de «Racistes, sionistes, c'est vous les terroristes», et le visant directement, l'accusant d'être «pro-Assad, complice du génocide». «Aujourd'hui encore, mon nom est tagué sur les murs du campus : «Balanche, casse-toi !», «Balanche nazi», «Balanche dégage», peut-on lire. Une campagne d'affichage entre Sciences Po et Lyon 2 me visait personnellement en octobre», raconte le professeur de géographie.

La crainte d'un passage à l'acte

La crainte d'un passage à l'acte est telle que Fabrice Balanche révèle faire cours depuis «avec deux agents de sécurité privée devant les portes de l'amphithéâtre car l'agression d'un professeur ferait tache sur la réputation déjà encornée de cette université». Il s'agit pour lui de «se protéger» et de «ne pas donner de prise aux activistes qui visent à l'intimider».

Un écosystème de pouvoir et de pression

Fabrice Balanche soutient que les liens entre la métropole de Lyon, la mairie, Sciences Po et Lyon 2 créent un écosystème de pouvoir et de pression qui pèse sur les universitaires. Il cite notamment l'exemple de Renaud Payre, ancien directeur de Sciences Po Lyon entre 2016 et 2021, qui est désormais vice-président du Grand Lyon, dirigé par la gauche. Selon lui, les liens entre ces institutions favorisent la pression et la répression des opinions contraires.

La réponse des autorités

La communication officielle de l'Université Lumière Lyon 2 déplore le drame de la mort de Quentin Deranque, mais met l'accent sur la récupération politique et la dénonciation des instrumentalisations médiatiques et politiques. Le ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a dénoncé les commentaires de l'administration Trump au sujet de la mort du jeune étudiant nationaliste.

Les réactions et les prises de position

En cette période de commémoration, il est temps de réfléchir à la manière dont les universités doivent aborder les questions de sécurité, de liberté d'expression et de diversité. Les réactions et les prises de position sont attendues de la part des autorités universitaires, des élus locaux et des communautés universitaires. C'est à nous de décider si nous voulons créer un environnement de respect, de dialogue et de compréhension, ou si nous préférons perpétuer l'atmosphère de tension et d'intimidation qui a caractérisé ces derniers mois.

L'expression «nébuleuse antifasciste» désigne un groupe de personnes qui se réclament d'une idéologie antifasciste mais qui peuvent également utiliser des méthodes violentes et répressives pour atteindre leurs objectifs.

Les liens entre ces institutions sont complexes et peuvent varier selon les contextes. Cependant, il est généralement admis que ces institutions partagent des intérêts communs et peuvent collaborer étroitement pour atteindre leurs objectifs.