Le 27 juillet 2026, un responsable de pompes funèbres britannique, Robert Bush, comparaît devant la justice britannique pour avoir menti aux proches des défunts dont il avait la charge, selon BMF - International. Il a notamment conservé des corps dans des conditions indignes tout en remettant des cendres d'inconnus aux familles.
Des corps conservés pendant des mois au lieu d'être incinérés, des cendres d'inconnus remises aux familles : un responsable de pompes funèbres comparaît depuis ce lundi 27 juillet devant la justice britannique pour une affaire qui a jeté une lumière crue sur le manque de régulation du secteur.
Ce qu'il faut retenir
- Robert Bush, responsable de pompes funèbres britannique, comparaît devant la justice pour avoir menti aux proches des défunts.
- Il a conservé des corps dans des conditions indignes et remis des cendres d'inconnus aux familles.
- L'entreprise funéraire de Robert Bush, Legacy Independent Funeral Directors, était dans un état « sorti d'un film d'horreur ».
Les faits
Cet homme, Robert Bush, a plaidé coupable en avril de ces faits, qui s'étalent sur 12 ans. Le tribunal de Hull, dans le nord-est de l'Angleterre, doit entendre les témoignages d'une centaine de proches des défunts pendant cinq jours d'audience, au terme desquels le juge devrait annoncer la peine infligée à l'accusé.
L'entreprise funéraire de Robert Bush, Legacy Independent Funeral Directors, était selon les mots d'un ancien employé comme « sortie tout droit d'un film d'horreur », a déclaré le procureur Chris Paxton au début de l'audience lundi. Alors qu'il bénéficiait de la confiance de ces familles, il les a maltraitées « à une échelle quasi industrielle », « fait de fausses promesses et volé des dons destinés à des associations caritatives », a-t-il ajouté.
Les conséquences
Les policiers qui ont perquisitionné les lieux en mars 2024 à la suite d'un signalement ont découvert, dans une chambre froide, 31 corps qui auraient dû être incinérés plusieurs mois auparavant, dont un bébé mort-né deux ans auparavant, et les cendres d'une centaine de défunts dans des urnes. « Il y avait des corps entreposés sur les étagères de chaque côté de la pièce », selon le procureur, « la grande majorité n'étaient pas recouverts et se trouvaient à des stades de décomposition variables ».
Le corps de Norman Bridger, 94 ans, y a été retrouvé dans un cercueil en carton, dix mois après son décès. Son épouse et sa fille, Karen King, portaient toutes les deux des médaillons contenant des cendres qui étaient censées lui appartenir. « Comment quelqu'un peut-il agir de façon si cruelle ? Pourquoi l'avoir laissé là ? », a déclaré sa fille au tribunal, ajoutant qu'elle ne « saurait jamais pourquoi » Robert Bush avait agi de la sorte.
La régulation du secteur
Depuis ce scandale, plusieurs familles exhortent le gouvernement à davantage réguler le secteur des pompes funèbres, en l'absence de cadre réglementaire pour ces entreprises en Angleterre, au pays de Galles et en Irlande du Nord. Un code de bonnes pratiques a été introduit en Écosse en mars 2025.
Jasmine Beverley, la mère du bébé mort-né dont le corps a été découvert deux ans après, plaide pour une réglementation. Elle a dit à la BBC avoir trouvé Robert Bush « charmant » et « très respectueux » lorsqu'elle lui avait confié l'organisation de son incinération. « Ça a été un choc d'apprendre ce qu'il se passait réellement », a-t-elle déclaré, racontant que les restes de son fils, Sunny, avaient été retrouvés dans une enveloppe brune laissée par terre.
En conclusion, l'affaire de Robert Bush a mis en lumière les failles dans la régulation du secteur des pompes funèbres et a entraîné un scandale qui a choqué l'opinion publique. Il est maintenant important de suivre les développements de cette affaire et les mesures qui seront prises pour prévenir de tels scandales à l'avenir.