Selon nos confrères de Le Figaro, un retraité allemand qui a comparé le chancelier Friedrich Merz à «Pinocchio» sur les réseaux sociaux a gagné son bras de fer judiciaire. L'affaire a débuté en octobre dernier, lors d'une visite du chancelier à Heilbronn, ville du Bade-Wurtemberg, où un message de la police annonçant des mesures de sécurité a été l'objet de vives critiques sur Facebook.
Un internaute a alors comparé le dirigeant allemand à la célèbre marionnette menteuse, ce qui a déclenché une enquête de la police criminelle. Le retraité a été convoqué trois mois après la visite de Merz, pour une insulte au sens de l'article 188 du Code pénal allemand, qui peut entraîner jusqu'à trois ans de prison et une amende.
Ce qu'il faut retenir
- Le parquet de Heilbronn a classé l'affaire sans suite, estimant que les propos du retraité correspondaient à une critique légitime du pouvoir.
- Le retraité a été convoqué par la police criminelle pour une insulte au sens de l'article 188 du Code pénal allemand.
- La police locale a signalé 38 commentaires au parquet, dont l'un qualifiait le chancelier de «fils de pute».
Contexte et réactions
Le parquet a indiqué traiter progressivement les autres signalements, et le porte-parole de la police, Andreas Blind, a expliqué que «si, lors de notre surveillance des réseaux sociaux, nous constatons une activité illégale, nous portons plainte ou saisissons le parquet». Le retraité a déclaré que «c'est une plaisanterie et c'est totalement disproportionné» et que «quand j'ai parlé de ma plainte à mes amis et connaissances, ils ont tous cru que je plaisantais».
Le commissariat a reçu de nombreux courriels, commentaires et autres messages très étonnés qu'un tel signalement ait été émis, avec des réactions telles que «Incompréhensible !» ou «C'est une haine que la police et la justice doivent se préoccuper de telles futilités».
Conséquences et suites
Le parquet de Heilbronn a finalement classé l'affaire sans suite, estimant que les propos du retraité correspondaient à une critique légitime du pouvoir. Cette décision a été accueillie avec soulagement par le retraité, qui a déclaré que «c'est une plaisanterie et c'est totalement disproportionné».
En conclusion, cette affaire met en lumière les limites de la liberté d'expression en Allemagne et les conséquences potentielles de la critique du pouvoir. Il est important de noter que la décision du parquet de Heilbronn est une victoire pour la liberté d'expression, mais il est également important de considérer les limites de cette liberté et les conséquences potentielles de la critique du pouvoir.
