Un militaire franco-colombien de la Légion étrangère française a été enlevé début août dans le sud-ouest de la Colombie, une région marquée par la présence de groupes armés illégaux. José Olger Melo Charry, 32 ans, a été pris en otage le 6 août alors qu’il circulait sur une route du département de Nariño, selon un rapport militaire consulté par BMF - International. Le soldat se trouvait en permission dans son pays d’origine au moment des faits, a précisé le colonel Mauricio Osorio lors d’une intervention à la radio colombienne Blu Radio.
Ce qu'il faut retenir
- José Olger Melo Charry, soldat franco-colombien de la Légion étrangère, a été enlevé le 6 août 2026 dans le département de Nariño.
- Il circulait sur une route de cette région du sud-ouest colombien lorsque l’incident s’est produit.
- Le soldat était en permission dans son pays d’origine au moment de l’enlèvement.
- L’information a été confirmée par l’armée colombienne le 27 août 2026.
- Le département de Nariño est une zone historiquement contrôlée par des groupes de guérilla.
Un militaire en mission en Colombie pour une permission familiale
José Olger Melo Charry, intégré à la Légion étrangère française, se trouvait en Colombie pour une période de permission. Ce séjour lui permettait de retrouver sa famille et de se reposer après une période de service actif. Le 6 août 2026, alors qu’il empruntait une route secondaire du département de Nariño, un véhicule dans lequel il se trouvait a été intercepté par des individus non identifiés, selon les éléments transmis par l’armée colombienne à BMF - International.
Le soldat franco-colombien est désormais considéré comme otage par les autorités militaires, qui n’ont pas précisé pour l’heure les conditions de sa détention ni l’identité des ravisseurs. Les forces de sécurité colombiennes ont lancé des opérations de recherche dans la zone, sans obtenir à ce stade de résultat concret.
Une région sous l’influence persistante de la guérilla
Le département de Nariño, situé à la frontière avec l’Équateur, est une zone réputée pour son instabilité chronique. Depuis des décennies, cette région est le théâtre d’affrontements entre l’armée colombienne, des groupes paramilitaires et des guérillas, dont les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) – dissoutes en 2024 après un accord de paix – et l’Armée de libération nationale (ELN), toujours active. BMF - International rappelle que Nariño reste l’un des foyers de violence les plus persistants du pays, malgré les démobilisations partielles de certains groupes armés.
« Cette région est l’une des plus complexes en termes de sécurité en Colombie », a souligné un analyste sécuritaire contacté par nos soins, qui préfère conserver l’anonymat. « La présence de groupes armés résiduels et de réseaux criminels y est encore forte, ce qui rend les déplacements risqués, même pour des militaires en permission. »
Les autorités colombiennes confirment l’enlèvement, sans préciser les motifs
L’information concernant l’enlèvement de José Olger Melo Charry a été rendue publique le 27 août 2026 par l’armée colombienne, lors d’un point de presse organisé par le colonel Mauricio Osorio. Ce dernier a confirmé l’identité de la victime et les circonstances de l’enlèvement, tout en refusant de commenter les motivations des ravisseurs ou les pistes envisagées pour sa libération.
« José Olger Melo Charry a été pris en otage le 6 août dans le département de Nariño. Il était en permission dans son pays d’origine. Les autorités militaires mènent des investigations pour déterminer les conditions de sa libération. »
— Colonel Mauricio Osorio, porte-parole de l’armée colombienne, lors d’une intervention à Blu Radio.
Pour l’heure, aucune organisation n’a revendiqué l’enlèvement, et les autorités françaises n’ont pas encore réagi officiellement. En Colombie, les enlèvements contre rançon ou à des fins politiques restent une menace récurrente dans certaines zones rurales, bien que leur fréquence ait diminué depuis les accords de paix de 2016 et 2024.
Les autorités militaires colombiennes appellent à la prudence dans la région de Nariño, où les patrouilles ont été renforcées. Une vigilance accrue est recommandée pour les civils et les militaires en déplacement, même en zone urbaine. Reste à voir si des organisations humanitaires ou des ONG locales pourraient intervenir pour faciliter un dialogue en vue de la libération du soldat.
À ce stade, les autorités françaises n’ont pas confirmé leur implication directe dans les négociations. Les services diplomatiques français suivent l’affaire de près, en coordination avec les autorités colombiennes, conformément aux procédures habituelles en cas d’enlèvement de ressortissants.