Un patient de 38 ans en Chine a été pris en charge pour des douleurs abdominales intenses et des vomissements répétés avant que les médecins ne découvrent la présence d’un ver solitaire de six mètres de long dans son intestin. Selon Futura Sciences, l’homme, originaire de la région de Shiyan, souffrait de symptômes persistants depuis deux ans avant que son état ne se dégrade brutalement en 2026, le conduisant à consulter en urgence.
Ce qu'il faut retenir
- Un homme de 38 ans en Chine a été diagnostiqué avec une infestation par le Taenia saginata, un ver solitaire de six mètres de long.
- Ses symptômes incluaient des douleurs abdominales, des vomissements et une anémie chronique depuis deux ans.
- Le patient, amateur de bœuf cru, a été pris en charge au service des maladies infectieuses de l’hôpital Renmin de Shiyan.
- Le diagnostic a été posé après des analyses de selles révélant la présence de larves et un traitement à base de praziquantel et de mannitol.
- Les médecins ont confirmé que le ver s’était installé dans son intestin grêle depuis au moins deux ans.
- Les spécialistes rappellent que la consommation de viande crue ou peu cuite est un facteur de risque majeur pour ce type de parasitose.
Un cas rare dans une région où les ténias sont peu fréquents
Lorsqu’il s’est présenté au cabinet de son médecin généraliste, l’homme souffrait depuis des mois de maux d’estomac, de perte d’appétit et d’anémie chronique. Ses symptômes, bien que persistants, n’avaient pas alerté lors de consultations précédentes. C’est seulement lorsque ses douleurs abdominales se sont intensifiées et qu’il a commencé à vomir abondamment, perdant du poids de manière visible, qu’il a été dirigé vers le service des maladies infectieuses de l’hôpital Renmin de Shiyan. « Son état s’était dégradé en seulement trois jours », indique Futura Sciences.
Les examens réalisés, dont des analyses de selles, ont révélé la présence de larves de ténia, un parasite intestinal composé d’anneaux plats. Le Dr Jian Li, chef du service des maladies infectieuses, a confirmé à Live Science que ce type d’infestation reste rare dans le centre de la Chine, les régions en voie de développement étant bien plus touchées.
Un ver solitaire installé depuis des années dans l’intestin
Une fois le diagnostic établi, les médecins ont prescrit au patient un traitement combinant un antiparasitaire, le praziquantel, et un laxatif, le mannitol. Ce protocole vise à paralyser le ver et à accélérer son élimination par les selles. Après expulsion, les médecins ont mesuré le parasite : il mesurait six mètres de long. Selon le Dr Li, « ce ver peut vivre à l’intérieur du corps pendant des années sans provoquer de symptômes majeurs, si ce n’est une sensation de satiété ou des nausées légères ».
Dans ce cas précis, le Taenia saginata s’était fixé à l’intestin grêle du patient, probablement depuis au moins deux ans avant que le diagnostic ne soit posé. Bien que les ténias puissent survivre longtemps dans l’organisme, ils finissent souvent par provoquer des complications lorsque leur taille devient trop importante ou qu’ils migrent vers d’autres organes. Le patient chinois a finalement été tiré d’affaire après ce traitement, mais son cas illustre les risques liés à une alimentation à base de viande crue ou insuffisamment cuite.
Les dangers de la viande crue et les recommandations des autorités sanitaires
Le Taenia saginata, également appelé ver solitaire, se contracte principalement par l’ingestion d’œufs ou de larves présents dans la viande de bœuf crue ou mal cuite. Une fois ingérés, ces parasites migrent jusqu’à l’intestin grêle, où ils se fixent à la paroi intestinale et commencent à se nourrir des nutriments de leur hôte. Leur croissance peut atteindre plusieurs mètres avant que des symptômes évidents n’apparaissent.
Pour limiter les risques, les autorités sanitaires recommandent de bien cuire les viandes à cœur et d’éviter les préparations à base de viande crue, comme les carpaccios, les tartares ou les sushis, sauf si la viande a été préalablement congelée. En effet, la congélation tue les parasites potentiellement présents dans le poisson ou la viande. Pour les amateurs de viande rouge crue, il est conseillé de privilégier des pièces entières plutôt que de la viande hachée, plus susceptible d’être contaminée. « Préférez les poissons surgelés ou achetez-les chez un poissonnier de confiance », précise le Dr Li.
Un rappel des risques sanitaires méconnus
Ce cas n’est pas isolé. En 2016, une étude publiée dans The New England Journal of Medicine avait déjà décrit l’extraction d’un ver solitaire de six mètres chez un homme consommant régulièrement du bœuf cru. Les symptômes, là encore, s’étaient aggravés en quelques jours, conduisant à une hospitalisation en urgence. Ces exemples rappellent que les parasitoses, bien que rares dans les pays développés, restent un enjeu de santé publique, notamment en raison de l’engouement pour les régimes alimentaires incluant des aliments crus.
Les symptômes d’une infestation par le Taenia saginata incluent des douleurs abdominales, des nausées, une perte d’appétit et, dans certains cas, une anémie due à la carence en nutriments absorbés par le parasite. Si ces signes persistent, une consultation médicale est recommandée, surtout si le patient a consommé de la viande crue ou mal cuite. Un simple examen de selles permet généralement de confirmer le diagnostic.
En attendant, les experts insistent : la prévention reste le meilleur rempart contre ces infestations. Cuire suffisamment ses aliments et privilégier des produits de qualité, achetés auprès de professionnels, permet de réduire considérablement les risques.
Les symptômes incluent des douleurs abdominales, des nausées, une perte d’appétit, une sensation de satiété persistante et, dans certains cas, une anémie. Si ces signes persistent, une consultation médicale est recommandée, surtout si le patient a consommé de la viande crue ou mal cuite. Un examen de selles permet généralement de confirmer le diagnostic.
