Une baleine de 12 mètres s’est échouée lundi soir sur la plage de Playas de Tijuana, dans l’État mexicain de Basse-Californie, une zone prisée des touristes pour l’observation des cétacés. Selon Le Figaro, les autorités locales ont immédiatement ouvert une enquête pour déterminer les causes de sa mort, alors que les échouages de baleines se multiplient ces dernières années dans la région.

Ce qu'il faut retenir

  • Une baleine de 12 mètres, probablement un rorqual de Bryde, a été retrouvée morte lundi 1er septembre 2026 sur la plage de Playas de Tijuana.
  • Entre 2024 et 2025, 92 baleines grises ont été retrouvées mortes sur les côtes de Basse-Californie.
  • Les autorités mexicaines évoquent un possible lien avec le changement climatique ou la pollution locale.
  • Cette plage est une route migratoire majeure pour les baleines en période de reproduction.

Un échouage qui s’inscrit dans une tendance inquiétante

Les services du Bureau fédéral de protection de l’environnement mexicain (Profepa) ont indiqué qu’il pourrait s’agir d’un rorqual de Bryde (Balaenoptera edeni), une espèce souvent observée dans le Pacifique. Selon Le Figaro, ce type d’échouage n’est pas isolé : ces dernières années, les découvertes de baleines mortes sur ce littoral se sont en effet multipliées. Plusieurs organisations de la société civile et responsables locaux y voient un possible effet du changement climatique, sans pour autant exclure d’autres causes.

L’animal a été localisé en fin de journée lundi, comme l’a confirmé un porte-parole du Profepa à l’AFP. « Les équipes procèdent actuellement à une autopsie pour déterminer les causes précises du décès », a-t-il précisé. Les premiers examens pourraient révéler des indices sur les conditions ayant conduit à cet échouage.

Des habitants témoignent de la récurrence des échouages

Plusieurs habitants de la région, comme Pavel Velarde, ont témoigné auprès de l’AFP de la fréquence alarmante de ces événements. « Au cours des trois ou quatre dernières années, j’ai vu au moins une baleine s’échouer chaque année », a-t-il déclaré. « Je ne sais pas si elles ont été blessées au large ou ce qui s’est passé, mais une fois mortes, la mer les rejette sur le rivage », a-t-il ajouté. Ces récits soulignent l’inquiétude croissante des riverains face à cette situation.

Parmi les hypothèses avancées, la pollution des eaux de Tijuana est pointée du doigt. Osmar Sanmiguel, directeur des opérations de l’ONG Kilómetro Uno, spécialisée dans la conservation marine, a appelé les autorités à mener une « étude en profondeur » pour identifier les causes exactes de ces décès. « La pollution pourrait jouer un rôle majeur », a-t-il expliqué à la presse.

Un axe migratoire crucial pour les baleines en période de reproduction

La région de Basse-Californie est un passage obligé pour de nombreuses espèces de cétacés. Comme l’a souligné Alejandro Michel, un autre résident, Playas de Tijuana se situe sur une route migratoire empruntée par les baleines pour rejoindre les zones de reproduction. « C’est probablement la route qu’elles prennent pour aller mettre bas vers La Paz ou d’autres régions du Mexique », a-t-il indiqué. Selon lui, la baleine pourrait être morte en chemin avant d’être rejetée par la mer.

Cette période coïncide avec la saison des migrations. Entre janvier et avril, les baleines grises migrent vers l’Arctique, tandis qu’entre septembre et octobre, elles reviennent sur les côtes mexicaines pour se reproduire et mettre bas. Ces échouages surviennent donc en pleine phase reproductive, un facteur qui ajoute à l’inquiétude des observateurs.

Et maintenant ?

Les résultats de l’enquête du Profepa pourraient prendre plusieurs jours, voire semaines, selon la complexité des analyses. En attendant, les autorités locales appellent à la prudence sur les plages concernées et invitent les habitants à signaler tout nouvel échouage. Les ONG, quant à elles, devraient renforcer leur plaidoyer pour une meilleure protection des écosystèmes marins, notamment en réduisant la pollution des eaux côtières.

Reste à savoir si ces mesures seront suffisantes pour inverser la tendance observée ces dernières années. Une chose est sûre : la situation exige une réponse rapide et coordonnée pour préserver ces espèces emblématiques.

Plusieurs facteurs pourraient expliquer cette récurrence. D’abord, Playas de Tijuana se situe sur une route migratoire majeure pour les baleines en période de reproduction. Ensuite, les experts évoquent un possible lien avec le changement climatique, qui perturbe les courants marins et les ressources alimentaires, ainsi que la pollution locale, notamment celle de Tijuana, qui pourrait affaiblir les cétacés. Enfin, des causes naturelles, comme des maladies ou des collisions avec des navires, ne sont pas exclues.