Dans le sud du Finistère, une famille a concrétisé son rêve : quitter Brest pour s’installer à moins de 200 mètres des flots, dans une habitation conçue pour s’harmoniser avec son environnement naturel. Selon Ouest France, cette maison, imaginée par les architectes Claire Bernard et Yannick Jégado, s’inspire des longères bretonnes tout en intégrant des matériaux biosourcés. L’objectif était clair : créer un espace accueillant pour la famille et les amis, tout en privilégiant une construction respectueuse de l’écosystème local.

Ce qu'il faut retenir

  • Une maison biosourcée conçue pour s’intégrer à un jardin de 200 m² dans le Finistère.
  • Située à moins de 200 mètres de la mer, à proximité de Brest.
  • L’architecte Claire Bernard et Yannick Jégado ont imaginé une longère moderne aux matériaux durables.
  • L’habitation est pensée pour accueillir famille et amis dans un cadre naturel préservé.
  • Les propriétaires souhaitaient quitter Brest pour un cadre de vie plus proche de la nature.

Un projet mûri pour concilier éloignement et proximité

Le couple à l’origine de ce projet résidait jusqu’alors à Brest, où le rythme urbain ne leur convenait plus. Leur recherche s’est rapidement orientée vers une localisation en bord de mer, tout en conservant un accès facile à la ville. « Nous voulions un cadre de vie apaisé, mais sans nous couper des commodités », explique l’un des propriétaires, cité par Ouest France. C’est ainsi qu’ils ont opté pour une parcelle située à 200 mètres du littoral, dans une commune du sud du Finistère. Le choix de l’architecture s’est imposé naturellement : une longère, typique de la région, mais réinterprétée avec des matériaux contemporains et écoresponsables.

Des matériaux biosourcés au cœur de la conception

Les architectes Claire Bernard et Yannick Jégado, spécialisés dans l’habitat durable, ont privilégié des solutions constructives à faible empreinte carbone. La structure principale est réalisée en bois local, tandis que les murs intérieurs sont isolés avec de la ouate de cellulose. « L’idée était de créer une maison qui respire, en phase avec son environnement », précise Claire Bernard. Les grandes baies vitrées, orientées vers le sud, maximisent les apports solaires passifs, réduisant ainsi les besoins en chauffage. Côté extérieur, le jardin a été pensé comme un prolongement de l’habitat, avec des plantes indigènes et des espaces de détente conçus pour favoriser la biodiversité.

— L’architecte a également souligné l’importance de l’intégration paysagère : « Une maison ne doit pas dominer son jardin, mais en faire partie intégrante. »

Une longère moderne adaptée aux besoins familiaux

La maison s’étend sur deux niveaux, avec trois chambres à l’étage et un espace de vie ouvert au rez-de-chaussée. Une grande terrasse en bois, abritée par un auvent végétalisé, permet de profiter des journées ensoleillées sans être exposé aux intempéries. Les propriétaires ont également prévu un atelier indépendant, destiné à accueillir des invités ou servir d’espace de travail. « Nous avions besoin de flexibilité, tant pour notre vie quotidienne que pour recevoir », indique l’un d’eux. L’aménagement intérieur mise sur des matériaux bruts et des couleurs neutres, créant une atmosphère chaleureuse et épurée.

Et maintenant ?

Le projet, achevé en 2025, sert désormais de référence pour d’autres constructions dans la région. Les architectes envisagent de publier un dossier technique sur cette réalisation, afin de promouvoir les bonnes pratiques en matière de bâtiment biosourcé. Quant aux propriétaires, ils prévoient d’organiser des visites pour partager leur expérience, dans l’espoir d’inspirer d’autres projets similaires.

Pour l’instant, aucune date n’a été fixée pour ces rencontres, mais les intéressés peuvent déjà se manifester via le site de l’agence Bernard & Jégado. Ce type de démarche s’inscrit dans une tendance croissante en Bretagne, où les constructions durables gagnent du terrain face aux enjeux climatiques.

Les architectes ont opté pour une structure en bois local, des murs isolés avec de la ouate de cellulose, et des enduits à base d’argile. Le sol intérieur est recouvert de chaux et de chanvre, tandis que les menuiseries extérieures sont en bois certifié PEFC.