Une mère de famille est jugée aux assises de Meurthe-et-Moselle, à Nancy, à partir de ce mercredi 27 mai, pour avoir tenté d’assassiner son fils de 10 ans en décembre 2020. C’est ce qu’indique Ouest France, qui révèle également qu’elle a tenté d’empoisonner son mari ainsi que le chat de la famille ce même soir.
Ce qu'il faut retenir
- Une mère de famille est jugée aux assises de Meurthe-et-Moselle à partir du 27 mai 2026 pour tentative d’assassinat sur son fils de 10 ans.
- L’affaire remonte à un soir de décembre 2020, où elle aurait tenté d’assassiner son enfant et d’empoisonner son mari et le chat familial.
- Le procès se déroule sur trois jours, jusqu’au 29 mai, devant la cour d’assises de Nancy.
Une tentative d’assassinat préméditée selon l’accusation
Les faits remontent à un soir de décembre 2020, où la mère de famille aurait agi de manière préméditée. Selon l’accusation, elle aurait tenté d’assassiner son fils de 10 ans, mais aussi d’empoisonner son mari et le chat de la famille. Ouest France précise que l’enquête a révélé des éléments troublants, notamment des substances toxiques retrouvées dans la maison.
Les motivations exactes de cette tentative restent floues à ce stade. Les enquêteurs ont reconstitué les événements de ce soir-là, où plusieurs membres de la famille auraient été ciblés simultanément. Les investigations ont permis d’établir un lien entre les différentes actions, suggérant une volonté de nuire gravement à plusieurs personnes en même temps.
Un procès en trois jours à Nancy
Le procès de cette mère de famille se tient aux assises de Meurthe-et-Moselle, à Nancy, sur trois jours, du 27 au 29 mai 2026. La cour aura pour mission de déterminer sa responsabilité pénale dans les faits qui lui sont reprochés. Les débats devraient porter sur les circonstances exactes des tentatives, les preuves à charge, ainsi que sur les éventuelles déclarations de la prévenue.
Les parties civiles, dont le fils et le mari, seront représentées pour faire valoir leurs droits. Leurs avocats devraient plaider en faveur d’une condamnation exemplaire, compte tenu de la gravité des faits et de leur caractère prémédité. La défense, quant à elle, devrait mettre en avant les éventuelles circonstances atténuantes ou des éléments de contexte familial complexe.
« Elle voulait que tout se passe en douceur », aurait déclaré l’accusation selon Ouest France, résumant ainsi l’objectif affiché par la mère de famille lors de la commission des faits. Cette phrase, rapportée dans le cadre de l’enquête, sera probablement au cœur des débats.
Les prochaines étapes judiciaires
Une fois le verdict rendu, l’accusée pourra faire appel si elle le souhaite, prolongeant ainsi le processus judiciaire. Dans l’intermédiaire, une expertise psychologique pourrait être ordonnée pour évaluer son état mental au moment des faits. Cette procédure est courante dans les affaires de cette nature, afin de mieux comprendre les motivations profondes de l’accusée.
Côté familial, la situation reste particulièrement complexe. Le fils, aujourd’hui âgé de 16 ans, pourrait être entendu en tant que partie civile pour exprimer les conséquences de ces événements sur sa vie. Son témoignage pourrait peser lourd dans la balance lors du délibéré.
Le procès s’annonce donc comme un moment clé pour la justice, mais aussi pour les proches de la famille, qui devront désormais se reconstruire après ces événements tragiques.
En France, une tentative d’assassinat est passible de 30 ans de réclusion criminelle, selon l’article 221-4 du Code pénal. La peine peut être aggravée en fonction des circonstances, comme la préméditation ou la vulnérabilité de la victime. Dans cette affaire, la tentative sur un mineur de 10 ans pourrait entraîner une peine maximale.