Le 23 février 2026, une note fictive mais crédible de Citrini Research, intitulée « The 2028 Global Intelligence Crisis », a fait trembler les marchés financiers. Ce scénario imagine une « crise mondiale de l’intelligence » en 2028, où l’IA détruit massivement les emplois qualifiés, comprime la demande et provoque un choc systémique malgré une forte productivité.

Il est important de noter que cette note n’est pas une prévision officielle, mais plutôt une « expérience de pensée » visant à illustrer un risque macroéconomique sous-estimé. Selon Jim Reid, stratégiste chez Deutsche Bank, « la note m'avait été transmise une dizaine de fois à la fin de la semaine dernière et était omniprésente sur mes réseaux sociaux ».

Le scénario de Citrini Research

Le scénario décrit par Citrini Research imagine une économie frappée de plein fouet par l’intelligence artificielle. En juin 2028, le taux de chômage atteint 10,2% aux États-Unis, soit 0,3 point au-dessus des attentes. Cette « mauvaise surprise » entraîne une baisse immédiate de 2% des marchés. Depuis son pic d’octobre 2026, le S&P 500 aurait perdu 38%.

Le rapport souligne que l’IA dope la productivité à des niveaux inédits depuis les années 1950, mais que cette croissance est accompagnée d’une disparition progressive de la valeur liée au travail intellectuel. Les machines ne consomment pas, ce qui entraîne une compression de la demande et un choc systémique.

L’impact sur les marchés

Les marchés ont immédiatement intégré ce risque, entraînant un violent repli vers des valeurs défensives et des actifs refuges. Les entreprises perçues comme dépendantes de la croissance du travail intellectuel ou du crédit technologique ont été sanctionnées. Par exemple, les éditeurs de logiciels Datadog, CrowdStrike et Zscaler ont perdu plus de 9% chacune, tandis que IBM a chuté de 13%, sa pire séance depuis 2000.

Les groupes financiers cités par Citrini ont également chuté, notamment American Express, KKR et Blackstone. Les valeurs exposées au commerce, comme American Eagle Outfitters, Ralph Lauren et Yeti Holdings, ont également baissé.

Les enseignements de ce scénario

Le rapport de Citrini Research soulève une question importante : l’IA peut-elle enrichir les entreprises tout en appauvrissant la demande ? Selon les auteurs, « l’IA peut dopé la productivité, mais elle peut également détruire les emplois et compresser la demande ».

Il est important de noter que ce scénario est considéré comme excessivement pessimiste par beaucoup d’économistes, qui rappellent que chaque révolution industrielle a également créé de nouveaux emplois. Cependant, le rapport de Citrini Research met en lumière un risque macroéconomique sous-estimé et invite à réfléchir aux conséquences potentielles d’une transition technologique trop rapide.

Conclusion

Le scénario de Citrini Research a déclenché une panique boursière, mais il soulève également des questions importantes sur l’impact de l’IA sur l’économie. Il est essentiel de prendre en compte les risques et les opportunités liés à cette technologie pour éviter une crise systémique et garantir une transition technologique réussie.

Les principaux risques liés à l’IA selon le rapport de Citrini Research sont la destruction des emplois qualifiés, la compression de la demande et le choc systémique qui pourrait en résulter.