Selon Le Figaro, les substances cancérigènes présentes dans la fumée de tabac laissent des marques caractéristiques dans le génome des cellules, ce qui permet de relier certains cancers à la consommation de tabac.

Ces mutations sont retrouvées dans diverses tumeurs, y compris dans des tissus non directement exposés à la fumée. La fumée de tabac présente au moins 60 substances dont l’effet cancérigène a déjà été montré aussi bien sur des cellules en culture que chez l’animal.

Ce qu'il faut retenir

  • La fumée de tabac contient des substances cancérigènes qui laissent des marques dans l’ADN des cellules.
  • Ces mutations sont retrouvées dans diverses tumeurs, y compris dans des tissus non directement exposés à la fumée.
  • La fumée de tabac présente au moins 60 substances dont l’effet cancérigène a déjà été montré.

Les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP)

Les HAP sont des composés présents dans les goudrons de la fumée de tabac. En 2016, une signature de mutations particulières des HAP est identifiée dans les cancers du poumon et du larynx, les organes les plus exposés à la fumée de tabac, et dans une moindre mesure dans le cancer du foie.

Cette vaste étude, pilotée par des chercheurs américains et britanniques, a révélé la présence de ces mutations réparties par milliers dans le génome des fumeurs et qui se renforcent avec l’augmentation de la consommation de tabac.

Conséquences et recherches futures

Ces découvertes ouvrent de nouvelles perspectives pour la compréhension des mécanismes du cancer lié au tabac et pour le développement de stratégies de prévention et de traitement ciblés.

Les chercheurs soulignent l’importance de continuer les recherches sur les effets du tabac sur la santé et de sensibiliser le public aux risques associés à la consommation de tabac.

Et maintenant ?

Les prochaines étapes consisteront à approfondir les connaissances sur les mécanismes moléculaires impliqués et à explorer les possibilités thérapeutiques qui pourraient découler de ces recherches. Les autorités de santé publique devraient également prendre en compte ces nouvelles informations pour renforcer les campagnes de prévention et les politiques anti-tabac.

En conclusion, la découverte de cette nouvelle signature du tabac dans l’ADN de nombreux cancers constitue une avancée significative dans la compréhension des liens entre le tabagisme et le cancer, et ouvre des perspectives prometteuses pour la prévention et le traitement de ces maladies.