Le détroit d'Ormuz, une région stratégique pour le commerce maritime mondial, est actuellement bloqué en raison de la guerre au Moyen-Orient, selon nos confrères de BFM Business. Cette situation perturbe fortement les armateurs, qui doivent adapter leurs routes pour contourner la région.

C'est le cas de CMA CGM, l'un des principaux groupes du secteur, qui a dû mettre en place un plan pour réorienter sa flotte. Selon Rodolphe Saadé, PDG de CMA CGM, « 5% du commerce mondial y transitent. Cela monte même à 20% pour les porte-conteneurs et les pétroliers. Aujourd’hui, nous avons une quinzaine de nos bateaux bloqués dans ce détroit ».

Ce qu'il faut retenir

  • Une quinzaine de bateaux de CMA CGM sont bloqués dans le détroit d'Ormuz.
  • 5% du commerce mondial transite par le détroit d'Ormuz.
  • 20% des porte-conteneurs et des pétroliers transitent par cette région.
  • CMA CGM a mis en place un plan pour réorienter sa flotte.
  • Les armateurs sont contraints de s'adapter à nouveau en raison de la guerre au Moyen-Orient.

La situation actuelle

La guerre au Moyen-Orient a entraîné la fermeture du détroit d'Ormuz, ce qui a forcé les armateurs à trouver des voies alternatives. Rodolphe Saadé a précisé que « il y a aussi la situation des dizaines de bateaux qui attendent de l’autre côté, à l’entrée du détroit en mer d’Arabie ».

Certaines marchandises venues d'Asie sont directement déchargées au port de Khor Fakkan à Sharjah, un des sept Émirats arabes unis, qui est juste avant le détroit d’Ormuz, et ensuite acheminées par train ou par camion dans les pays alentours.

Les conséquences pour les armateurs

Les crises géopolitiques sont devenues le quotidien de notre métier, a déclaré Rodolphe Saadé. Depuis 2023, les rebelles yéménites, les houthistes, rendent très difficile le passage du détroit de Bab el-Mandeb qui donne accès au canal de Suez, ce qui oblige déjà les armateurs à emprunter des voies alternatives.

Même si la guerre au Moyen-Orient prenait fin, il faudra du temps pour que tout rentre dans l'ordre, a estimé Rodolphe Saadé. Il y aura de la congestion, notamment dans les ports où les bateaux actuellement bloqués dans le détroit risquent d’arriver en même temps.

Les perspectives pour l'avenir

Rodolphe Saadé s'attend à un « effet de rattrapage très fort » qui devrait profiter à l'économie mondiale une fois que le commerce maritime aura repris normalement. Quand tout va se remettre en ordre de marche, on va se retrouver dans une situation où les clients vont commander massivement parce qu’il faut remplir les stocks, a-t-il jugé.

Et maintenant ?

Il reste à voir comment la situation va évoluer dans les prochaines semaines. Les armateurs et les pays concernés vont devoir trouver des solutions pour rétablir la navigation dans le détroit d'Ormuz. Les conséquences de cette fermeture pourraient être importantes pour l'économie mondiale.

En conclusion, la situation actuelle dans le détroit d'Ormuz est préoccupante pour les armateurs et l'économie mondiale. Il est essentiel de trouver des solutions pour rétablir la navigation dans cette région stratégique.