Un morceau d’histoire de la gendarmerie française s’apprête à changer de main ce vendredi 29 mai 2026. Selon Le Figaro, une Renault 21 2.0 Turbo de 1992, utilisée autrefois par les brigades rapides, est proposée à la vente aux enchères dans le cadre de la 32e édition de l’événement « Sport et Collection », organisé par Balsan Enchères sur le circuit du Val de Vienne, au Vigeant (Vienne). Estimée entre 15 000 et 20 000 euros, cette berline sportive, capable de rivaliser avec les modèles allemands de l’époque, incarne un pan singulier du patrimoine automobile français.

Ce qu'il faut retenir

  • Une Renault 21 2.0 Turbo de 1992, ancien véhicule d’intervention de la gendarmerie, est mise aux enchères ce 29 mai 2026 à 15 000–20 000 €.
  • Mise en circulation le 24 novembre 1992, elle totalise 361 280 km et a servi jusqu’au début des années 2000.
  • Le dernier contrôle technique, réalisé le 29 avril 2026, révèle une fuite de liquide et un défaut d’échappement, nécessitant une contre-visite.
  • Malgré un entretien récent de 1 460 € en avril 2026, la voiture présente des signes de corrosion et une fuite d’huile.
  • Elle est sortie du domaine public en 2001 et a changé plusieurs fois de propriétaire depuis.

Cette Renault 21, livrée à la gendarmerie le 24 novembre 1992, a marqué son époque par ses performances. « Capable de rivaliser avec les allemandes », comme le souligne Balsan Enchères, elle a affronté des références telles que la Mercedes 190 E 2.3-16 ou la BMW M3 E30 sur les routes et les circuits. Son moteur quatre cylindres turbo de 2 litres, développant 9 CV fiscaux, était alors une réponse française aux modèles germaniques en vogue.

Utilisée comme véhicule d’intervention rapide, elle a été retirée du service au début des années 2000 avant d’être cédée au marché de l’occasion en 2001. Depuis, elle a changé de mains à plusieurs reprises, mais son statut administratif reste impeccable. Le certificat d’immatriculation et le certificat de situation administrative, consultés par Le Figaro, confirment l’absence d’opposition ou de gage. Un détail qui pourrait rassurer d’éventuels acquéreurs sur sa régularité.

Un véhicule chargé d’histoire et d’entretien

Sous son capot, le quatre cylindres turbo de 2 litres est toujours en place, fidèle à sa configuration d’origine. Pourtant, malgré un entretien récent d’un montant de 1 460 euros en avril 2026 – incluant la distribution, la pompe à carburant et les vidanges –, la voiture présente des signes d’usure liés au temps et à son usage intensif. Le dernier contrôle technique, effectué le 29 avril 2026, s’est révélé défavorable en raison d’une fuite importante de liquide et d’un défaut sur le système d’échappement, imposant une contre-visite obligatoire avant toute reprise de la route.

Les experts soulignent également la présence d’une corrosion localisée du châssis ainsi qu’une fuite d’huile au niveau du carter inférieur. Autant de points critiques qui pourraient nécessiter des investissements supplémentaires pour remettre le véhicule en état de circulation. Pour les passionnés d’automobile et les collectionneurs, ces défauts ne sont cependant pas rédhibitoires : ils rappellent aussi l’authenticité et l’histoire de ce modèle, témoin d’une époque où les brigades rapides de la gendarmerie sillonnaient les routes françaises à bord de voitures aussi performantes que discrètes.

Une estimation prudente face à un marché en mutation

L’estimation de cette Renault 21 Turbo, comprise entre 15 000 et 20 000 euros, reflète à la fois son statut de pièce de collection et les coûts potentiels liés à sa remise en état. Le marché des voitures de gendarmerie, longtemps réservé aux passionnés et aux amateurs d’automobiles d’intervention, connaît en effet une certaine effervescence. Les enchères comme celle organisée au Val de Vienne attirent désormais un public plus large, mêlant collectionneurs, investisseurs et nostalgiques des années 1990.

Pour les acheteurs, l’enjeu sera double : acquérir un véhicule chargé d’histoire tout en anticipant les frais d’entretien. Comme le rappelle Le Figaro, cette Renault 21 a déjà connu plusieurs propriétaires depuis sa sortie du domaine public. Son kilométrage élevé – 361 280 km – et son usage intensif en tant que voiture d’intervention pourraient, pour certains, limiter son attrait. Pour d’autres, au contraire, ces éléments renforcent son authenticité et son caractère patrimonial.

Et maintenant ?

La vente aux enchères de ce vendredi 29 mai 2026 devrait attirer l’attention des amateurs de modèles français emblématiques. Si l’estimation retenue est confirmée, cette Renault 21 pourrait rejoindre une collection privée ou être restaurée pour retrouver une seconde jeunesse. Reste à voir si les futurs propriétaires seront prêts à assumer les coûts liés à sa remise en conformité, notamment après le contrôle technique défavorable du 29 avril 2026. Une chose est sûre : cette berline turbo, symbole d’une époque révolue, continuera de faire parler d’elle bien au-delà des enchères.

Les organisateurs de l’événement « Sport et Collection » tablent sur un engouement certain pour les véhicules de gendarmerie, dont l’image oscille entre légende policière et objet de collection. À l’ère des voitures électriques et des SUV, cette Renault 21 rappelle que le patrimoine automobile français ne se limite pas aux modèles de luxe ou de compétition, mais inclut aussi ces machines modestes, conçues pour servir et protéger. Une histoire que les enchères de ce jour mettront une nouvelle fois en lumière.

Selon les informations rapportées par Le Figaro, le kilométrage total de la Renault 21 2.0 Turbo est de 361 280 km.

Le contrôle technique réalisé le 29 avril 2026 a révélé une fuite importante de liquide et un défaut sur le système d’échappement, nécessitant une contre-visite. Une corrosion localisée du châssis et une fuite d’huile au niveau du carter inférieur ont également été constatées.